Met Barran

jeudi 23 mars 2017

"Tenir sur ses quilles"

C'est parce qu'actu rime avec cul que j'en détourne mon regard et m'arrime fortement à hier qui rime avec bière.

Lâche lui la grappe! Il le semonça deux fois. Toto la lui lâcha refusant de participer à l'enchère. Le cep, alors, le remercia avec d'une poignée feuillue. L'autre passa son chemin.

Tout de même, il est des gens qui devraient réfléchir avant de parler, surtout quand ils avancent une opinion. Sans doute est-il permis de tout dire, mais en veillant à ne pas se montrer trop ignorant et donc grotesque dans le propos. Il est grotesque de dire qu'il n'est de musique sacrée que des autels et sacristies.

Je suis devenu pianiste, avoua un jour Pierre-Jean dans un after pour journalistes, parce que je n'avais pas la nuque violoniste. Le gafet de la Gazette des Cordes reproduisit cet aveu tel quel, c'est ainsi qu'à l'heure où j'écris il a déjà fait cinq ou six fois le tour du monde musical.

Fidèle à lui-même il se cherchait dans tous les coins.

J'entends dire "n'importe quoi" mais jamais -n'est-ce pas bizarre- "n'exporte quoi"

C'était jeudi aux alentours de 16 h, j'ai vu un cerf-volant qui s'élevait au-dessus du Cap Béar avec un gros tigre noir attaché à sa suite. La personne -mi commissaire de police mis rédactrice en chef-à laquelle j'offrais ce témoignage exceptionnel-ne m'a pas écouté avec le sérieux que la description précise de mon souvenir  requérait.

Voyant que sa raison ahanait je vins à sa rescousse, et le rassurai de trois tapes dans le dos et d'un ferme conseil: "Reprends ton souffle, ami reprends ton souffle!,  les plus jeunes des ânons qui courent dans les prés savent le faire. Mais, il s'écroula, suffoqué. Sa raison était bien trop délabrée pour le tenir sur ses quilles.

Seriez-vous de celles et ceux qui ont l'audace de proférer que les berges de la Basse à Perpignan stimulent moins l'imagination que les berges de la Seine à Paris ou de la Tamise à Londres? Si vous en êtes, ah! comme vous nous décevez, oh! suppôts des grands et de leurs dominances.  

Il est des lits plus voluptueux que d'autres et le matelassier n'y est pour rien.

Tu vois cette belle qui pose -avec soin, grâce et appétit- du rouge sur ses lèvres, suis son exemple, soigne, embellit, exhale sans timidité le sens de tes phrases, sinon comment pourras-tu te faire reconnaître un pouvoir de séduction.

Il est de mots dont le mauvais accent égratigne un oeil sur deux sinon les deux oreilles.

Le bourreau est plus pressé que le juge. C'est un pays imaginaire. Celui d'un film projeté en dolby atmos. Le juge dit, nous allons délier la langue de notre accusé. Le bourreau a déjà fixé sa religion, pourquoi attendre que sa langue se délie, coupons-la lui, tout de suite. Neuf spectateurs sur dix applaudissent. Il n'y a pas de happy end. 

Il est des politiques (pour parler d'eux aujourd'hui) qui n'ont pas besoin de mettre trop longtemps sur écoute les souris du logis pour trouver les trous menant aux bons fromages.

S'adonner aux frivolités ce n'est pas placer un paravent entre soi et le sang réel des attentats.

Tout ce matin, j'ai alterné la lecture à voix haute de poèmes du poète persan Hafiz en version castillane de Rafael Cansinos-Asséns vec des poèmes du poète hongrois Attila József traduits en anglais par John Bátki que je m'essayais à traduire en catalan -en mon catalan transgénique.

Tandis que je contemplais ma treille de glycines aux grappes bien épanouies et bicolores, et que j'en humais sans retenue ses plus subtiles senteurs en m'imaginant seul en ce beau paradis olfactif et visuel, je vis débouler un escadron de petits aviateurs noirs que l'on appelle bourdons et avec lesquels il m'a paru bienveillant généreux de partager ce privilège du printemps.

Le désir a trois âges. Celui du nid. Celui de la cage. Celui de la caisse.

xxx

 

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mercredi 22 mars 2017

"D'haver perdut la seva ment"

D'haver perdut la seva ment de molt jove1, no va poder passar-se de cercar-la unes quantes dècades, fent caminades i estudis, llibres i quadres, acceptant que li regalessin spantalons i castellets, sopars, viatges amb aeroplans, alternances sexuals en els hotels més discrets i luxosos de la societat: "Agafa-la quan passa i calla. Deixa'ls dormir", passà de concerts a conferències, de condecoracions a commemoracions, també hom el va sol·licitar (ja no creia menester de cercar el que, anys enrere, li semblava urgent i prioritari) per organitzar, jurats, presidir acadèmies, concebre i regular plens de tota mena, fins i tot democràtics, sempre ho va fer de gust- "de bon grat" era l'expressió dolceta que utilitzava i que acompanyava -sense fallar- d'un moviment de barret que, comptaran alguns historiadors que per ara ignoren el ventre de la mare que els parirà) cap cortesà dels prínceps del nostre dia sap fer per a saludar, tens i alhora tot tremolant, mirant-se els peus i no sa senyoria per no deixar escapar cap ullada ambigua, s'aixecava el barret i d'un lent moviment circular de la mà dreta li feia fregar, asimptòticament2, l'enrajolat del palau de marbre dels qui se la passen bé entre rap i carrer-art, però quan en mirall dels lavabos dels seus hostes es contemplava (també Mozart ho feia) les arrugues notava molt bé que, de la ment que se li havia escapat i que, cames ajudeu-me, havia buscat i rebuscat, terres endins terres enllà, picant en va a la porta dels déus i dels dimonis, no n'havia recuperat (tolereu-me la sentència) ni un pet, cosa que aquell dia de "comptabilitat general" -era curiosament un diumenge- el va deixar més eixut que tots els Jobs aplegats que no arribaren a pronunciar cap eslògan ni a aixecar cap senyera amb estrella o sense. D'haver perdut la seva ment de molt jove...


1. L'hiver del gran nevàs, en 1900 i pico. Trente cinc anys abans de la caiguda del mur de Berlin. 2-Un tal Fields li havia ensenyat aquesta paraula que poc entenia fins al moll del seu os.

xxx

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mardi 21 mars 2017

"Il n'y a qu'un pas"

Il y a celles que l'on appelle les grandes signatures et celles que l'on n'ose pas nommer les signatures mineures.

Jamais un poisson grillé ne se demande ce qu'il sera fait de son arrête. De là à imaginer que la vie du poisson est, somme toute, plus tranquille que celle de l'homme, il n'y a qu'un pas.

Un vase brisé se répare plus aisément qu'un rêve rompu.

L'adolescent peut se rêver une vie, l'adulte sortant ne dispose plus que d'un album de souvenirs.

Curieux symbole que ce lourd coupe-papier en cuivre où l'on voit, sculptée sur la poignée, une vénus dénudée. 

J'ai écrit au directeur du magazine Forbes pour lui demander pourquoi dans le classement des milliardaires pour l'année 2017, je n'y figure toujours pas, malgré tous mes efforts, spéculations, combines et exploitations. Il m'a été répondu de ne pas désespérer que l'année avait à peine commencer et qui si je retroussais mes manches, crachais dans mes mains et pliais mon échine (ou la faisais plier à quelque autre bipède), j'avais de fortes chances de m'élever et d'avoir l'honneur de figurer dans "notre prochain classement Forbes 2018". A les forbans, me suis-je dit!

Ce n'est pas parce que tu as une montre au poignet (et qui marche) que tu es assuré d'arriver à l'heure. Ne négliger jamais les aiguilles coupantes d'un impondérable.

Et si nulle part c'était partout mais que personne ne nous l'ait jamais dit!

Tout artichaut a pied et coeur comme toi. Respect!

L'ombre du chêne était si belle que je me suis assis sur le talus à ses côtés pour savoir d'où il tenait le secret de son art, sans rature si ce n'est  deux ou trois feuilles jaunies et quelques brindilles brisées poussées par une fine brise précoce.

Il voyait bien que cela ne tournait pas rond ou qu'il ne savait pas vers quoi il devait aller, mais plutôt que de faire une pause pour se mettre au clair avec lui-même,et accorder ses jambes à sa tête, il continuait... comme si de rien n'était.

La ville le célébra à la hauteur de la prise que ce modeste chasseur de papillons avait faite. Dans son filet, il avait ramené le plus beau arc-en-ciel du printemps pyrénéen.

Comment s'appelait déjà cette jeune femme que j'ai croisée un jour de décembre 1967 dans l'escalier de marbre conduisant de la place Molière à la rue Rabelais; elle le descendait, je le montais; souviens-toi, oui, cette jeune dont je t'ai dit, ensuite, qu'elle me rappelait la femme au grand chapeau bleu de Kees Van Dongen. 

A avoir une dent contre quelqu'un, que ce soit la plus incisive de celles qui te restent, sinon à quoi bon?

Le Danube n'est pas propre, la petite rivière qui passe près de chez moi non plus. Puisque le laid est près de chez nous, n'allons pas le chercher ailleurs!

Dans quel conte pourrais-je me voir confié le rôle d'un pastoureau de tortues?

Voilà, messieurs dames, que des voitures se prennent pour de pigeons, se lustrent les ailes et s'apprêtent à voler. Deux donnes raisons, messieurs dames, de sortir casqué.

Comment faire confiance aux beaux-parleurs d'estrade cathodique qui ont une bouche mais point de lèvres?

J'aurais bien voulu mettre mes pas dans dans ceux de mon père, mais l'empreinte de ses chaussures était si grande (énorme) qu'après avoir essayé sur une dizaine de mètres, mais distancé je me suis découragé et j'ai choisi de marquer le sol avec mes propres empreintes. J'avais huit ans...et comme Georges Pérec "Je me souviens".

xxx

 

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dimanche 19 mars 2017

"La frime du jeune paon"

C'est parce que de là-haut, il ne pouvait tout voir, qu'il est descendu sur terre et s'est fondu en nous.

Titin de Vénissieux, échappé d'un mauvais scénario de film noir, me confie sur le zinc rénové de la Source, il n'y a rien de plus glaçant que de se voir attribuer un exploit que l'on n'a jamais accompli, il s'arrête, avalant les dernières gorgées de sa mousse, et ajouta, je ne suis pas de ce marbre de héros et je me suis retiré du plateau de tournage. Sacré Titin de Vénissieux!

Toute personne que l'on croise le matin avec un joli sourire, osons-le lui emprunter et le garder frais jusqu'à l'heure du coucher.

Les gens ne vous suivent pas quand vous leur demandez de regarder sous eux pour se connaître mieux.

Nul chien dessiné même sans erreur anatomique ne vous gratifiera d'un doux aboiement ou d'une tendre morsure.

Bienheureux ceux qui n'ont pas d'économies, loin d'eux le souci de les placer, l'angoisse de quelque banqueroute. Vivre sans économies évite la tyrannie du stress! Allons-donc!

Sur un banc, un jeune écrivain pleurnichait, je crus tout d'abord que c'était à cause de quelque allergie printanière qui ne le laissait pas en pais, mais m'étant rapproché de lui, je l'ai entendu articuler avec quelque peine mais de manière cependant audible, j'avais un mot-valise et voilà-t-il pas qu'un plus pauvre que moi vient de me chourrer tout ce qu'il contenait, je remarquais alors, au-dessous de ses pieds qui balançaient dans le vide, une enveloppe vide avec l'initiale "L". En quittant le jeune écrivain, je me demandais est-ce le "L" de "Larousse" ou de "Littré"? 

Serait-ce parce que je n'ai pas été, en tous points, l'obéissant que l'on espérait que mon dos est, aujourd'hui, courbé à demi.

Ils croient qu'ils ne jouent pas gros ces comédiens décatis en interprétant la frime du jeune paon.

Il jouait volontairement contre son camp pour le plaisir de trier les meilleures injures dont l'agonisaient les siens.

La vérité naît avec l'éclosion d'une fleur, elle sauve ou elle perd celle ou celui qui n'en distingue le plus profond parfum quand il ou elle la respire.

Qui jamais chez nos moralistes s'est jamais demandé qui était le premier des menteurs, oui qui était notre père menteur?

L'un fait du carrelage, l'autre de la mosaïque, un troisième pose des rails et moi, le quatrième arrivé, j'accole des poncifs.

xxx

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samedi 18 mars 2017

"La Ballarina de Berlín" una obra de Bezsonoff calenteta i culta

Es podria resumir a dues paraules la Ballarina de Berlín, l'últim llibre publicat per Joan-Daniel Bezsonoff, les dues paraules següents: sexe i espionatge. En efecte, de sexe no en falta, n'hi ha en orri, nuvolades i ruixats del Kamasutra o de la "Pyschopatologia sexualis" de Krafft-Ebin, la dialèctica "desig/ satisfacció" tensant el llibre, de quatre pàgines en quatre pàgines -dit amb una minsa exageració. D'espionatge també n'és qüestió puix que el personatge principal de l'obra és un espia polonès, Jerzy Sosnowski, inspirat d'un espia veritable portant aqueix patrònim. Bezsonoff en biografia algunes peripècies vessades a l'arxiu de la Polònia i de l'Europa. Un agent secret que teixeix a Berlín on se l'ha destinat una mena de xarxa d'informadores, en un període històric ben determinat: república de Weimar, ascensió, triomf i caiguda del nazisme, guerra mundial i Europa del post conflicte. De treball d'espia, l'autor no ens narrarà gran cosa exposant-se a decebre uns lectors addictes de novel·les del gènere. El que ens sembla clar és que Bezsonoff amatent a la història i investigador curós superposa a una ambientació històrica molt ben documentada i reconstituïda, el clima d'una novel·la d'espionatge amb un corol·lari femení i eròtic imprescindible. Sosnowski, el doble novel·lístic del Sosnowski real fa dels seus agents femenins les seves fringaires segons la substantivació untalana (Saisset) de les amants que proposa l'autor . Tres principalment i d'aquesta trinitat se'n destaca La Ballarina de Berlín (Lea Niako). Totes elles, així com la quasi totalitat dels personatges que dinamitzen el relat- són manllevats a la història europea, no pas viscuda per Joan-Daniel Bezsonoff però si meticulosament estudiada per ell, atent a les grans problemàtiques com a les cosetes del dia a dia, a la geopolítica com al sabor d'un plat local ou d'una pastisseria, al món militar jerarquitzat com al món dissolut de la nit. El narrador és molt llaminer: de la mirada i de la boca; inclina al Carpe diem, un gaudir sense gaires pessics de remordiment. I resulta que la suma dels plaers que hi corresponen és alta. Enmig d'aquests plaers, s'hi veu el de córrer per la ciutat (Berlín, també podria ser una ciutat de Polònia, d'Hongria, d'Àustria): carrers, avingudes o places; d'un quiosc a un bar, d'un hotel a un cinema, d'un restaurant a un cabaret ou a l'òpera. Amb pauses i rellances. Les descripcions que fa Bezsonoff són precises, carregades d'onomàstica, amb adreces i rètols, com si li havien encomanat la redacció d'un mapa urbà o d'una guia útil. O uns llistats de ciutats, de carrers, d'autors: poetes, novel·listes, dramaturgs, músics, cantants, directors de ciné, pintors, actors. Molta gent surt en aquesta novel.la bastant curteta,135 pàgines. Com si fos un europeu d'aquell període, transnacional i alhora plurilingüe. Com si fos un alter ego del Franz Biberkopf, el personatge central de "Berlín Alexànderplatz", màxima obra d'Alfred Döblin, que estranyarà més d'un lector no veure esmentada per Bezsonoff, no obstant gens avar, en La (mateixa) Ballarina de Berlín, de referències literàries poloneses, alemanyes, austríacs... amb noms, títols i fins i tot citacions o notes crítiques. Bezsonoff, home de lletres i de cultura (cinema, música, cant) no podia fer menys, en una reconstitució d'època (entre 1925-1946) entorn del seu "primer rol": Jerzy Sosnowski, ell mateix home de lletres i de cultura, enraonador i llibertí, personatge al qual poc o prou en més d'un aspecte s'identifica, quan parla posem de la seva joventut, de la Provença, de la seva afició als llibres, als diaris, a les operetes o a les actrius... El temps que s'escola sota els peus de La Ballarina de Berlín ("la dona més bonica del món", en temps de Marleen Dietrich i Hitler) i dels altres personatges no té res d'abstracte; és viu i variat, té carn, amb moments calents i altres molts més freds, amb seqüències descarades i altres retingudes, amb punts paroxístics i altres eixelebrats. Novel·la de descans i de divertiment, que destapa cossos al mateix ritme que subtilitza papers en compte d'un enemic (que no és gens de fira i que no s'ha d'oblidar: el nazi). Hi ha qui, jo mateix dos o tres cops, somriurà dient aquí en Joan-Daniel decanta cap a una literatura d'estació, i allà és manifesta com adepte d'una literatura de la mà esquerra, amb vinyetes calentetes, gracioses, hiperrealistes o fantàstiques, el bon amic Bezso. Però, també, se li concedirà l'exquisit pintoresc sonor (malauradament gairebé impronunciable) de noms i frases en polonès, hongarès, ...com un gust de cuina barroc farcint les parts dialogades de l'obra de rèpliques o comentaris en idiomes estrangers, sovint sense traducció...com si l'autor, dissimulat rere la placidesa del seu narrador, gaudia a mofar-se de les dificultats d'un pobre lector monolingüe vagant pel seu món plurilingüe: alemany, castellà, francès,  hongarès, italià,  llatí,  polones, portugués, rus...Llàstima que Bezsonoff deixi en alemany els magnífics primers versos de "das Land, wo die Zitronen blühn", un poema de Goethe del qual només "catalanitza" el primer per fer-ne el títol del capítol VI: "El país on floreixen els llimoners". De les paraules del tango, cantat pel polonès Tadeusz Faliszewski no ens dona ni un piu de mot en català, sigui n català culta o en català popular Bezsonoff servint-se dels dos. Però quina alegria de trobar un fragment d'un poema de Mickiewicz, el Victor Hugo polonés, traduit.   Però La Ballarina de Berlín així com la resta dels protagonistes episòdics o més durables d'aquesta reconstitució amb versemblança tenen també parts del seu cos (militars o politics, al poder o a l'oposició), lluny de tota lleugeresa o caricatura, si pastades dins el drama, la sang, la por, l'honor, la mort. A vegades, al mig o al revès d'una pàgina, frega una ideologia i se l'haja amb un escarn per un si o per un no. Alternant facècies de la libido en actes més o menys performadors i evocacions evenemencials polítiques, a Alemanya i a la resta de l'Europa. L'autor ha estructurat amb molt enginy la seva narració. Cada capítol, dels X que compta l'obra, enclou un relat autosuficient per la seva coherència intern: país, ciutat, personatge, temàtica... però que mai no es troba totalment desconnectat de la progressió general del llibre vers la denúncia de l'espia i no en direm res més per no impedir al lector la feina que li toca complir si vol saber de què va en veritat.

Joan Daniel Bezsonoff La Ballarina de Berlin (Empúries, 2017, 15 p.)

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vendredi 17 mars 2017

"Que du bleu"

C'est presque nostalgique qu'il évoqua l'époque où une petite mouche vint piétiner l'encre du sentier qu'il traçait et qu'il sauva d'un bec de sa plume Major. Oui, j'y pense, de temps à autre, conclut-il.

Que dire du point de suspension, puisque lui-même se tait?

Pendant que tu joues au Scrabble, le mystère de ton avenir s'épaissit.

François l'Empêché Ier et François le Balafré itou jouaient aux osselets sur un parvis en ardoises. La foule se garda d'applaudir avant que la fin de la partie ne soit sifflée. Qui l'emporta, je l'ignore!

Il entra, la chambre était dans une semi obscurité. Il s'approcha d'elle, elle paraissait endormie. Il déposa un baiser sur son front, qui lui sembla froid. Il en déposa un second. Elle ouvrit les yeux, le reconnut. Ses yeux se transformèrent en boutons d'or. Il s'approcha et les baisa. Elle lui dit merci, d'une voix affaiblie.

D'où je me trouve, je ne puis, chers amis et abonnés, ni retirer ni ajouter, s'il m'en venait l'envie, zéphyr ou pétale à vos roses des vents. 

Si vous me dites ce n'est pas travaillé c'est que vous accordez peu de talent à mes gouttes de sueur et aux cals de mes mains.

Seuls les géants ne nous obligent pas à nous courber devant eux; ils passent sans nous voir.

Un loup a détourné la voie lactée pour nourrir sa louve et ses petits. Une meute chasseurs bat la campagne à sa recherche.

Il déposa à la nouvelle déchetterie des langues trois sacs de mots chenus et obsolètes. Celui de "humain" crevait l'un des trois sacs.

Je préfère les chansons qui dansent à celles condamnées à la tapisserie.

Ses bordées d'injures lui servaient de barricades, et il savait les lancer efficacement en quelque point que ce soit de la ville pour y prévenir un assaut de quelque horde de politiquement corrects. 

Il avait fait du mensonge son passeport. Les douanes n'y voyaient que du bleu.

Oui, il est fou de penser, que la mer répète sans cesse et se lasser la même vague.

xxx

 

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jeudi 16 mars 2017

"Jugant a daus"

No va pas ser el primer a dir-me: "clar, amb ell i ella passaríem més sovint per la vostra cova i quedaríem més temps però, i no es peni de les següents paraules, és molt austera i molt fosca, la vostra cova, no s'hi veu mai cap retrat o dibuix que hi posi un granet de llum, si, quelcom d'encès; si, això mateix: inhabitable és vostra cova" i jo ofès, no pas del que em deia, en doble nom: d'ella i d'ell, si no del to abrupte de sentència que emprava per clavar-me més fort la vergonya de la inhospitalitat, ni tan sols em vaig dignar a obrir la boca, senyalant a la parella, clar i català amb una ditada esquerpa, l'eixida de ma cova. Des de llavors tant em fa que no passin aquelles gents  que necessiten llum amb abundància de bombetes vermelles, santes sines i santes natjes amb sant penis potent, per encovar-se. Jo quiet i serè, en la meva cova, segueixo jugant a daus.

xxx

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"El cuquet"

Assaboria una poma quan una dent se li parà vora del cap d'un cuc, o un cuquet humil i ben educat que se li adreçà amb aquestes parauletes: "Si us plau, bona dama, cedim el dret d'acabar la degustació d'aquesta poma, abans de vós, admeteu-ho, bona dama, l'he escollida. I la dent, amb molt de seny i convençuda per aquest dret ciutadà si no republicà del primer ocupant, es desallotjà. El cuquet la regracià i continuà el seu àpat.

xxx

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mercredi 15 mars 2017

Poesia primaverenca "Fes la teva"

"Fes la teva,
no t'escoltis el veí
només la teva
de poesia,
amb pèl
o sense pèl,
amb closca
o sense closca,

amb carn

o sense carn,
amb perfums
o sense perfums.
Que l'hi mira,

al teu veí,
com la fas,
ta poesia?

Què és ell

(Com és diu...

...no em torna

el seu nom?),

aquest simi

àrbitre,
que t'ha de dictar
el color
 el brodat

i els plecs

o no plecs
dels teus llinsols?

xxx

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mardi 14 mars 2017

MOBILE ART à l'UNIVERSITE DE PERPIGNAN

QUESTION D'ART à L'UPVD

En matière d'art, il est déconseillé de clamer la modernité n'existe pas, il n'y a plus de modernité. Vite retour aux vieux ruchers. Non, il  a toujours du nouveau qui vient secouer tout ce qui se pense, se veut et s'attache à se maintenir à tout jamais...Du nouveau, du nouveau, la belle blague. On nous fait toujours le coup du nouveau, on va vers lui et op! il se retourne: fossilisé. Bon, peu importe cette fable du nouveau, vous ne pouvez pas contester que ça avance, oui l'art ça avance, sautant par-dessus les enclos nomenclaturés de l'histoire de l'art. Et cela grâce à de nouvelles technologies, outils et méthodologies. Et là tu suis ou tu te casses ou tu te planques dans le coin chevalet de ton atelier. Oh! Faut pas croire que tu sois le plus privilégié des initiés. On est toujours en galère de retard, il y a toujours quelqu'un qui va plus vite, plus loin, plus haut que celui que l'on tenait pour le recordman indéboulonable de la spécialité. Les arts tout court, les arts manuels, les arts mécaniques, les arts informatiques, les arts numériques. Oui, ça bouge, ça n'a jamais cessé de bouger, dommage pour les partisans de l'immobilisme mais c'est comme cela, en avant comme avant, que vous suiviez ou pas, l'art se meut, l'art est mobile, c'est même du MOBILE ART. Ah, bon, c'est pour en arriver là que sa phraséologie avait un fond de teint frénétique. Et bien quoi, est-ce répréhensible que d'en appeler à la motricité, oui au MOBILE ART? Ne savez-vous qu'il s'apprête à pousser les portes de l'Université. Mais si, mais si les portes de l'Université de Perpignan Via Domitia -oui, c'est bien cela, vous avez bien lu, Via Domitia! L'antique au service du moderne. Pas de panique! et soyons sérieux un court instant, celui qui permettra de rappeler que périodiquement, sous l'appelation QUESTION d'ART, se tiennent des expositions et des débats de sensibilisation avec le concours d'artistes en activité et de spécialistes de disciplines ayant avoir avec la compréhension du monde de la création, de ses conceptions, de ses techniques, de ses ambitions, de ses objets. Car comme aimait à le dire à ses contemporains le vénérable Leonardo Da Vinci (non pas celui des parkings mais de la chapelle sixtine): "Pittura e cosa mentale". Si vous ne connaissez pas l'italiene, filez sur internet. Retour au sérieux: Demain mercredi 15 mars 2017, la Bibliothèque Universitaire de l'UPVD, 52 avenue Paul Alduy, procédera au vernissage d'une exposition d'oeuvres de plusieurs créateurs, chercheurs, etc...sur le thème du MOBILE ART. A l'occasion de ce vernissage, Francesca Caruana, plasticienne et universitaire théoricienne de l'art, initiatrice de QUESTION d'ART présentera Marie-Laure Desjardins, ancienne journaliste d'art, aujourd'hui Docteur en Arts, spécialiste des ces nouvelles formes numériques d'expression-communication.  Une expression plus populaire qu'élitaire, où le digital et le neuronal ne font pas bande à part. Ce vernissage aura lieu à 18 h. L'exposition restera en place jusqu'au 29 mars 2017.

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MICHEL PAGNOUX A OPOUL ET TOULOUGES

Michel Pagnoux est ce que l'on pourrait qualifié d'artiste turbot. Il peint et montre, ici, ailleurs, oui partout. Il n'est pas revenu d'un vernissage qu'il en propose un autre. A le suivre on prend énorme de plaisir et on apprend tout autant mais, gentil compagnon, à force on manque de souffle. Bon, pas tout à fait pour refuser d'annoncer sa prochaine exposition à...Toulouges. (Samedi dernier, il accueillait en son pays des Corbières Opoul, où il occupe la galerie Le Lézard. Ne pas s'y rendre au moins une fois est un manque de civilité pour l'arbre joyeux et libre). Donc Michel Pagnoux (Solid' pour les zintimes) accroche un lot de ses oeuvres au siège siocial de l'A.D.P.E.P66, au N° 10 de la rue Séjourné, 66355 Toulouges.  Le vernissage de l'exposition aura lieu ce 17 mars à partir de 18 h. Elle restera en place jusqu'au 5 avril et sera ouverte au public de 8 h à 11 h 30 et de 14 h à 17 h 30.

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