Met Barran

mercredi 21 août 2019

PERE FIGUERES clôt FESTI'BAGES

Sur la terre des Josep Sebastià Pons, et Jordi Pere Cerdà, de Joan Pau Giné et de Jordi Barre des visiteurs qui ne sont pas que des bronzés ronfleurs de l'été ou des avaleurs de spectacle business-délocalisé se demandent pourquoi les occasions de divertissements en langue catalane sont à la frontière de l'inexistence, sur la scène comme dans les journaux... En attendant qu'un haut-commissariat adhoc apporte une réponse, signalons-leur (pour les démentir ?) qu'une occasion se présente d'entendre une voix de ce pays, robuste et sensible, constante et généreuse, voix d'artiste et de militant à la fois: PERE FIGUERES. 

PERE FIGUERES sera ce vendredii 23 août à BAGES pour y clôturer le festival qui n'en est pas un tout en étant un FESTI'BAGES, dans le jardin de la CASA CARRERE

Festival vénusien parallèle à la grande mais surprenante exposition présentée à la CASA CARRERE:

"Les échanges hybrides" de Joseph MAURESO.

PERE FIGUERES qui revient d'une série de concerts en Catalogne du sud sera expressément accompagné de GERARD MELOUX et de PAOLA MAURESO. Une longue soirée musique et poésie offerte aux amis du colibri et du coquelicot, du Capcir jusqu'à la Salanque, de la Cerdagne jusqu'à la Côte Vermeille.

A partir de 21 h.

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mardi 20 août 2019

"Quatre cosetes amb Pons"

"DIGUEM-HO CLAR I CATALÀ , EL ROSSELLÓ TE ENCARA CORS FIDELS"

diu el poeta nord-català Josep Sebastià PONS en une parlament fet a Perpinyà l'any 1928.

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"SIGUI COM SE SIGUI, CAR LA LLENGUA I EL PAÍS SÓN DE LA MATEIXA PASTA SEMPRE QUE N'HOM ESCRIU EN CATALÀ, UN RACÓ DELS NOSTRES POBLES PUNTEJA"(.?..)

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"EL CATALÀ DEL ROSSELLÓ M'OFERIA UNA MÀTERIA NOVA, INTACTA, PODRIEM DIR, QUE FINALMENT ACONESEGUIA DE DOMINAR. HI HA QUI PENSA QUE  ÉS REBAIXAR-SE? ESCRIURE EN UNA LLENGUA DITA DEL TERRER. QUE HO PROVI? I PER POC QUE VULGUI ENLAIRAR-LA, FER-LA SONAR MÉS PURA, S'ADONARÀ DE LES DIFICULTATS QUE OPOSA " ("L'OCELL TRANQUIL").

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"NO FALTA GENT MALGRACIOSA PER A ASSEGURAR QUE LES CIGALES SÓN ENUTJOSES. I LES MALEEIXEN TOTES PLEGADES. NO ERA AQUEST EL SENTIMENT DE PLATÓ. LES COMPARAVA A L'ASSISTÈNCIA DE LES MUSES" ("APLEC DE CIGALES")

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I COM ELS HI VA LA BOTA I LES ABELLES DE LA U.C.E. A PRADA EN AQUEST ANY  2019?

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lundi 19 août 2019

Centenaire, mais en 1928

Le XXI eme siècle n'a pas l'exclusivité des centenaires. Chaque siècle -et région- a les siens. Parcourant une collection de la très intimidante et riche revue" L'IllUSTRATION" (1843-1944), grand format, notre regard s'est fixé sur un article intitulé "Brelan de centenaires" paru dans l'édition du 17 mars 1928. Nous le reproduisons dans sa presque totalité :

"Nous avons depuis quelques années, publié les photographies de plusieurs dizaines de centenaires, dont la réunion constituerait une importante galerie. Vit-on plus longtemps que jadis! Ou tout simplement, connaissons-nous mieux qu'autrefois les cas de longévité, grâce aux communications plus faciles? Cette dernière hypothèse est sans doute la plus juste; mais en tout cas, le fait qui paraît indéniable, c'st que, dans cette course avec le temps, ce sont les femmes-sans doute plus sobres, plus économes de leur énergie physique et morale- qui l'emportent sur le sexe qualifié de fort."

Trois centenaires (dont nous ne reproduisons pas les photographies) y sont présentées. Nous ne retenons que la notice de l'une d'entre elles, des Pyrénées-Orientales.

"Mme veuve Marguerite Pagès, née Basset, originaire de Ria Sirach (Pyrénées-Orientales) atteindra le 4 avril prochain, l'âge de cent quatre ans.

Elle habite actuellement à Thuir, également dans les Pyrénées-Orientales, auprès d'une de ses petites-filles, Mme Jacques Dessens. Elle jouit encore de toutes ses facultés; elle se déplace avec facilité dans la maison, tricote des bas sans le secours de lunettes, fait preuve d'un robuste appétit.

Elle a eu quatre fils, dont deux sont vivants et dont l'un qui demeure à Perpignan, dépasse quatre-vingts ans. Une dizaine de petits-enfants et de nombreux arrière-petits enfants lui composent un important cortège de tendresse et respectueuse affection."

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Qui veut se vendre et s'exporter doit s'annoncer. Il serait faux de croire que les Catalans attendirent Jacques Séguéla pour épouser la publicité. Dans L'ILLUSTRATION de cette année 1928, quatre fois au moins, les 10 et 17 mars, les 7 et 21 avril,  paraît une annonce graphique énumérant quelques bons vignobles mais attirant l'attention sur A. DAURE, FILS, PERPIGNAN (P.O.). Le slogan de cette publicité est"...C'EST ENTENDU ET LE VIN DE MES VIGNES".

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Dans le n° de  L'ILLUSTRATION paru le 14 avril 1928 deux pleines pages sont consacrées au....RUGBY. Une présenttion à l'occasion du match FRANCE-PAYS DE GALLES. Une véritable pièce du patrimoine, un "petit traité" pour une majoruité d'abonnés et d' électeurs encore non acquise à la "fièvree" de l'ovale et du crampon. Oui, chef d'oeuvre. Ecrit par FRANTZ-REICHEL et illustré par GABORIAUD. Deux anciens joueurs!.

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dimanche 18 août 2019

La pomme et le fromage.

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C'est, dirais-je, une sorte de fuite des discours, mais en ménageant quelques poses réthoriques.

Sur ses lèvres, toujours un baiser prêt à l'envol.

Avec ta patinette bien que flambant neuve, tu penses pouvoir tenir la course jusqu'au podium?

Tu n'as jamais été invité à festiner l'Elysée, à Versailles ni au fort de Bregançon mais, depuis une semaine, tu dînes chaque jour avec  Lafontaine, Molière et Racine. Pas de quoi par conséquent te montrer attristé de l'indifférence présidentielle.

Moi, ma chambre d'hôtel est cette palombière, me dit au pied d'un chêne majestueux, le fils du garde-forestier qui voulait me faire découvrir une forme de tourisme vert proposé par sa région. Naturellement, je grimpai dans la palombière avec les précautions que dicte l'appréhension de la montée...

Pour la satisfaction des adeptes des bains de minuit, les fonds marins de notre siècle proposent des créatures bien peu appétissantes.

Je sais bien que les amateurs de homards et de caviar n'y prêteront pas l'oreille, mais où trouver du bon pain dans cette ville où de moins en moins de boulangers demeurent maîtres de la qualité de leurs fournées?

La double révolution du camping et du camping-car m'a échappé. J'ajouterais sans chercher à vous surprendre ou ébahir...et tant d'autres que nous pourrons évoquer si vous en avez le désir entre la pomme et le fromage.

Dans nos contrées, nous écrit un correspondant de Perpignan Sud, la musique coule à flots et s'habille de tous les sons, mais on ne peut dire la même chose d'un théâtre réduit à ses expressions de scène les plus pauvrettes. Nous lui avons répondu qu'il n'est pas dans notre pouvoir de changer le visage ludique de l'été.

Si l'on m'avait dit que je devais rentrer après les vacances,je ne serais pas venu. A présent, mon minet, cruch cruch, c'est trop tard!

Qui dit sable dit promesses de verre. Et le verre, c'est bien connu, assomme moins la vue que le béton.

Veiller à ce que l'on ne mette jamais votre langue aux arrêts et revendiquer le droit de poster à hue et à dia, avec ou sans postillon, ce que bon vous semble -T'inquiète tribun!.

Il faut bien le reconnaître, il est des séries qui nous menottent devant un écran. Pris au piège. Comme les canards et les oies le sont à celui du gavacge.

Les accords de l'ennui et du vin sont connus. Qu'il soit ou non artiste, qui n'y aura pas goûté une fois au moins jusqu'à se brûler la gorge.

Ma mémoire se fait économe.

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jeudi 15 août 2019

"Espero encara.."

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Aquí, en aquest incisador indret on vius i estimes, pots encertar la llengua que feien servir els amants, tres mil cinc cents anys enrere?

Anuncia-les-hi, que de la pol·lució de l'aigua i de l'aire les granotes són molt menys culpables que tu.

Quan tothom sap que fa tothom, quan tothom sent, ou i veu tothom, aleshores s'esculpeixen les magnífiques regles de LA confidencialitat.

De la carretera a la finca. La vella finca de la seva infància. Uns tres-cents metres només. Hesita un moment. Agafo el caminet que m'hi porta? No s'hi veu cap dels grans arbres d'abans. O em paro i m'arramblo a la vora de la carretera? No és pas el primer cop que es troba en aquest dilema. Ha parat el cotxe. El motor, no. Mira en direcció de la finca. Un maset petit i callat. Amb una teulada en part restaurada. Queda tancat en el seu cotxe! Ni apaga el motor. Ni s'endinsa dins del caminet per atansar-se a la finca que fou tan seva. On va aprendre a respirar, caminar, caure i redreçar-se, admirar els paisatges, plantes i arbres, entendre les quatre estacions de l'any sota el cel de la tendresa dels pares. Com si li temés retrobar el contacto amb la seva primera terra? Com si li feia por trucar a la porta i veure sortir una silueta femenina que no seria pas sa mare o una silueta masculina que no seria pas son pare. Si, quin DESCONEGUT li preguntaria amb la veu segura de qui mana a casa seva: QUE EM VOLEU? Llavors posa el peu sobre l'accelerador i el cotxe, amb el seu pres enllagrimat, s'escaparan de la finca de BEAUPRE.

Qui no té respecte per aquest que d'un manament al seu cos en fa un contrabaix, una arpa, un piano... amb sons fins aquí inaudits i despertadors!

Ahir, a fi de tarda vaig anar a la cascada. No la vaig trobar engrescadora, com de costum. I em semblà que la seva veu s'havia aprimat, si no tornat flaca i fluixeta. Feia cara bromosa. Alguna cosa dolenta tindria. Però, què? Els oròlogs ecologistes organitzaren un simposi per aclarir, el més aviat millor per la meva satisfacció virgiliana, el malestar de la cascada. Espero encara que em diguin quelcom!

Per tants llibres que roseguin les rates a l'any, feina les hi restarà per alleujar les nostres biblioteques de les lleixes polsoses de la literatura.

 El dia en què em vaig enamorar de Jean-Pierre Mocky que acaba de deixar-nos va ser el matí en què a la ràdio s'evocava James Dean (1931-1955), el jove actor de cine, que venia de fracassar-se en un accident de cotxe. La manera amb la qual admirativa i commoguda, entusiasta i respectuosa en parlà (Dean i Mocky tenien aproximadament la mateixa edat) i no com a paparra que aprofita la sang d'un altre, em va fer des d'aleshores addicte a les seves paraules i als seus films.

Quan et perds els noms d'ocells, la teva llengua té més d'un plom dins l'ala.

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mercredi 14 août 2019

Hôtellerie, non!

Si tu as le tourment de l'embonpoint et que cherches l'Ange qui amincit ne t'arrêtes ici que le temps d'une nouvelle déception.

"Quand l'argent empoisonne la mort, il ne sort de la mort que de la colère. On se bat sur les cercueils", emprunté à l'Emile Zola du "Comment on meurt (édition le Sonneur)."

Vous connaissez Paul Géraldy? Et peut-être vous rappelez-vous de lui ces vers "Ose! Prends! Le bonheur ne naît que dun délire. Fais taire ton esprit. Ouvre ta bouche au vent. Délivre-toi  de toi. Sens. Goûte. Oublie. Aspire... Ah! dilatation, vertige, enivrement!".  Ces vers composent la dixième strophe de son poème "Printemps" qui en compte douze. Vieux poète Géraldy? Ne nous faites pas rire, Gaston!

On dit, on l'a dit longtemps que l'une des plus belles Jeanne d'Arc est celle de Bernard Shaw. Des plus belles par son authenticité et sa liberté. Voici quelques mots que le grand écrivain irlandais pose sur les lèvres de sa Jeanne s'adressant à Warwick: "Je ne dois rien, à aucun homme. Je dois tout à l'esprit de Dieu qui était en moi...mais faire de moi une sainte! que diraient sainte Catherine et sainte Marguerite si la fille de ferme était juchée à côté d'elles!"

La moindre conversation sur l'habiter, de nos jours encore, ne vous épargne la référence à Heidegger. Cela pour l'autorité du propos. Et rarement (pour ne dire jamais) on n'invite à la table des échanges un écrivain comme Henri Bosco pour cette pensée qui ne manque pas d'esprit philosophique: "Une maison qui n'émet pas de sortilèges n'est bonne qu'à la halte. C'est une hôtellerie, non point une demeure."  On a toujours dénigré les auteurs de dictées anciennes pour écoles primaires.

A-t-on le droit de jouer hors d'une cour de récréation qui ne soit pas celle de l'actualité?

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dimanche 4 août 2019

FRANçOIS DE FOSSA, GOYA & HUGO

Goya (1746-1828),l'Aragonais peintre du roi et Fossa, le Roussillonnais (1775-1849), secrétaire particulier du ministre Azanza ont-ils pu se rencontrer à Madrid ? Ne tergiversons-pas: Tout aussi improbable qu'une rencontre entre le Perpignanais et le bisontin Victor Hugo (1802-1885). De notre François, Goya est l'aîné de 29 ans et Hugo le cadet de 27 ans. Ce dernier vécut à Madrid de ses neuf à ses onze ans. C'érait en 1811 et 1812. Alors...alors permettez quelques paragraphes qui ne sont pas bétonnés par la raison historique que certain.e.s souhaiteraient.

Les événements espagnols se sont accélérés. Ainsi le 17 mars Joseph Ier quitte Madrid définitivement et, s'installe le 23 mars à Valladolid. De Fossa fait partie de ceux qui l'accompagnent: lettres du 26 mars, Ier juin 1813. C'est le début de la fin et le 25 mai, ils sortent de Madrid ."[T]rois-cents véhicules avec le gouvernement napoléonien et un grand nombre d'afrancesados, suivant les troupes françaises du général Hugo."écrit Martí de Riquer, historien et descendant du Marquis.

Si Fossa n'a pas vu l'enfant Victor, il a nanmoins pu entrevoir le "général Hugo, son père, Joseph Leopold Sisgisbert (1773-1828) majordome du roi d'Espagne.

Et qu'en est-il d'une virtuelle "relation" Goya-Fossa. Entre le prestigieux peintre de Cour et l'obscur émigré employé des finances ou des "indes", cependant protégé par la haute personnalité du ministre Azanza. Vivant dans la proximité des Azanza, il n'a pu manquer d'avoir quelques échos concernant la position et le travail du peintre.  Fossa avait-il quelque intérêt pour la peinture. Ses lettres sont muettes sur la question si ce n'est l'évocation qu'il fait dans l'une d'entre elles d'une époque barcelonaise, où il apprend à sa soeur Thérèse qu'il s'est inscrit dans une école à dessin.: {Je] vais dans une école publique et gratuite de dessin où je me suis fait recevoir depuis quelques jours. J’y travaille jusqu’à neuf heures, qui est l’heure de notre souper. » (Barcelone, 5 mars 1796)

De ces quelques lignes en déduire quelque intérêt ou passion pour l'art pictural serait bien audacieux. A-t-il peu avoir quelque contact visuel direct avec des tableaux? Dans quelque salon ou chez ses hôtes: les Azanza. Peut-être à Grenade dans la maison de famille de Mme Azanza oú il se rend en janvier 1804, à son retour du Mexique,  Peut-être à Madrid, au domicile du couple, où il vécut rn 1811. Azanza est alors, par les très bonnes grâces de José Ier, un puissant duc de Santa Fé. Sont connus  un portrait de Mme Azanza et un portrait de son époux. Mais, ni l'un ni l'autre, ne s'anoblissent la signature de Goya. Ils sont d'autres mains de maîtres, supposément de moindre rang. Encore que, d'un siècle à l'autre, des valeurs peuvent tomber ou s'élever...

Un portrait ovale de 69,6 × 57,3 cm figure "La duquesa de Santa Fé, M.ª Josefa Alegría y Yoldi" et un détail en bas à la gauche du tableau indique «A. Poza lo pintó en 1813». Ce peintre, Antonio Poza y Muñoz (Fuenterrebollo, Segovia, 1783 - Madrid, 1816) est étudié et sorti de l'ombre par l'historienne Isadora Rose-de Viejo dans:  "Ni Goya, ni Esteve, sino Poza...." in "Archivo español de Arte, LXXXV, 337, Enero-Marzo 2012).

Une huile sur toile de 200 x 116 cm  montre un "Retrato de Miguel José de Azanza" (Aoiz 1746-Burdeos 1826). Cette oeuvre fut retrouvée en 1968 en assez mauvais état dans un couvent de Sangüesa, près de Pampelune (Navarra). On le pensait de Goya. Sa reproduction était connue. L'original  qui attisait le bal des attributions fit l'objet en... 2012 d'expertise et de restauration. Les experts du Musée du Prado (Madrid) s'accordèrent pour y voir la manière de faire du peintre Agustin Esteve Marqués (Valencia, 1753-Madrid 1820). Dsciple, ami  de Goya et l'un des portraitistes les plus en vue -et cotés, dit-on- de la Cour et de l'aristocratie.

Sans doute existait-il un point commun entre Francisco de Goya y Lucientes et François de Fossa Beauregard? C'était la musique, la guitare. Honoré de savoir que le premier peintre du roi  introduisait son instrument préféré dans l'espace d'un tableau, sinon flatté d'avoir pu jouer devant lui de son talent de compositeur, d'arrangeur et interprète. Se sont-ils croisés ou pas?  Peu importe.  ils vécurent le même tempo dramatique du Madrid de 1808 et du règne de Joseph Ier.

Ce qui leur valut d'être récompensé par la même décoration. A savoir: Chevalier dans l'Ordre Royal d'Espagne, un ordre créé par Sa Majesté Joseph Ier. Cette décoration était familièrement connue et moquée sous le nom de Berengena (Aubergine), à cause la couleur violette de la médaille. Francisco de Goya qui l'a reçue plutôt, le 18 novembre 1811, mais l'arbora-t-il vraiment, au contraire de Fossa? La fidélité joséphine au temps des "afrancesados" était tissée de fils parfois bien subtils.

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samedi 3 août 2019

"Un cafè amb amics"

Baralla el teu cor, li va dir sa veïna Amèlia, per preservar-te de les ràtzies d'uns romàntics "roba-gallines". Ella amb els seus disset anys, poc que se la va escoltar. Han passat vint anys i Adelina se'n riu encara de l'advertiment de la bona Amèlia.

Per delicadesa envers la música, la bona, l'encantadora música, la sublima música molts pianos, no ho gosen, no ho tenen dins el seu ADN o no s'acorden sobre quin millor ACHTAG de protesta, no es queixen dels dolors i mil martiris que molts d'ells han de patir d'intèrprets de pacotilla en festivals, també de pacotilla...

A cada viatge que feia en aquell poble, no es podia saltar un costum arrelat de jove, que era de pujar fins a una ermita i del punt més alt del turó on vigilava d'ençà d'uns quants segles llançava una mirada devota en direcció d'una part majestuosa de Pirineu recorrent-lo d'un costat a l'altre com si volia assegurar-se de la perfecció del seu disseny.

A cap guia, no li plau que se li ensenyi el camí. Tanmateix, insisteix. No pas amb massa ciència i arrogància. Però pragmàtic, conciliador, respectuós. El guia reconegué que s'havia equivocat. La seva cara havia recuperat el seu color ciutadà. La columna, tornant a posar-se en marxa, s'allunyà dels aiguamolls.

"El ganivet s'ha de col·locar amb el tall dirigit cap al plat, mai cap a l'exterior." Això recordat al club dels "tant s'hi val".

Jo no escric pel vulgum pecus dels del GAFAM, escric per la secta dels paleògrafs sindicalitzats de l'acrònim daurat.

"Dins l'art de perdre, no és pas dur de fer-se mestre" (Elizabeth BISHOP)


Per beure el seu cafè, En Remi aixecà el dit petit un bri massa alt i la gosseta que tenia al seu costat va fer un bot mes se sap pas si era per prendre-li la tassa o mossegar-li el dit. En Remi el va pas rembolar renyar mes va deixar d'aixecar el dit petit quan bevia un cafè amb amics.

Un dècim d'hesitació i la llebre que volia fotografiar correria encara pel terme. Ara la meva foto potser tindrà la sort de sortir a la portada del nostre diari per a caçadors impenitents.

No facis el compte dels somnis trencats. Desperta't amb lucidesa. No vas fer els bons.

Ignoro el poeta que feia dir a un cavall una cosa com -si un poeta de veritat del qual he perdut el nom i la lletra correcta però que penso rus- si t'humilien, engoleix les humiliacions i trota.

Ni ha que s'exclamen "Ni ha pas per tant". Ni ha que els hi responen "I bé, quant te'n cal?"

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vendredi 2 août 2019

"El front amable"

Em demanen de fer deu ratlles sobre la desgana, em podries ajudar a redactar les cinc o set primeres?

Quan plou fort, amb aquell estil verbal dalinià, m'aixoplugo, estès sus d'un divan relíquia de Prisunic, les xarxes neuronals.

Desaparegut, el món obrer? Que és aquesta faula urba-burgesa?

Com una seqüencia de comic. Primer, un ou. Que es diu ferrat. Segon, dues llesques. Del que se'n diu rostes. Tercer, les indispensables patates fregides. Al costum mediterrani, clar. Cada cosa ben feta, a punt. Les tres dins d'un mateix plat. Bon profit

A l'avaluació d'uns resultats ben baixets, hom diria que aquells no hi entenen molt en política i sols un rabec en economia o potser -tanta perversió travessa la societat- se'ls formà perquè, imparablement, fracassin.

Ell, Benet TANXUPI, que s'ho tinguin per dit els de l'Areòpag, no compon ni elegia ni elogi, recull el que li surt de la bota una vegada treta la bonda.  I ho comparteix amb olives i anxoves amb qui s'hi acosta amb el front amable.

La seva llengua no era aigua clara d'altes fonts, la seva llengua -si es pot batejar així- era d'artifici, d'aigües de barrancs i de goteres.

Com fer l'ingrat i no regraciar el mestre faquir que li va ensenyar a córrer peu descalç sobre els rostolls vehements dels camps de blat d'indi també anomenats camps de blat de moro.

No sé, de la gran oferta que se'm fa, quin vehicle, nou o d'ocasió, triar per fer la millor transició ecològica.

Furonava la seva vida interior per decidir quin deliri podria passar la frontera, del silenci a la paraula, amb salconduit de bona educació.

De clients malcontents que llancen la seva tovallola a la cara del director cridat en urgència si se'n veuen encara en qualques restaurants que ja compten quatre anys que, personalment, no els hi faig l'honor de seure a una de les seves taules.

He escrit una carta d'uns dotze fulls a un estel que amb insistència em guinyava. La resposta, com us ho penseu, amb els nostres mitjans de comunicació numèrica, no ha trigat massa. És una carteta del format d'un post-it on havia esgrafiat sense cap nota lírica: "Cura el teu estil !"

L'esborradora de memòries no es vol posar de baixa.

El descens de la quantitat dels cucs de terra és informació o fake-news.

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dimanche 28 juillet 2019

Moi, si

Trousser des mots anciens avait pour lui un charme campagnard, un parfum de liberté pastorale...

Il est des oreilles trop gloutonnes, vous AH!AH et OH!OH, auxquelles on ne doit pas permettre de goûter à nos délicates indiscrétions.

Jusqu'au dernier mot, la dernière syllabe peut-être, laisser croire que l'on est colporteur de sens. Sinon, de quoi servirait la liberté d'expression si l'on voulait en exclure le jeu. Et, en plus, c'est gratuit.

Juillet va vers sa fin, yeux mouillés.

Peut-on se satisfaire des mots des autres -du poète, du webmaster des sites emperruqués, de l'ancien pêcheur de morue en Islande, du revendeur sur trottinette de sorgho médiéval et énergisant, du peintre toujours soumis au nombre d'or, du psychiatre trilingue à tricorne ou du plombier pézillanais qui a oublié sa caisse à outils- pour bien dire le côté caché de nos sentiments.

Des gens n'arrivent pas à comprendre qu'un médecin et un rebouteux, voisins depuis leur âge de raison, puissent aller chasser, main dans la main et l'autre sur la gâchette de leur fusil, la belle bête à Tellet (Europe) ou au Kénya (Afrique). Moi, si.

Il est des journaux qui pleurent sur la disparition des "seins nus" sur les plages. Mais des pleurs, après les journées caniculaires.

Il avait pourtant une bonne bouille et des idées, forcément, en conséquence, que lui a-t-il pris de prendre, en moins de deux ave et un pater noster, les traits d'une tête de liste. Mais... n'est-il pas temps de...?

 J'étais déjà dans la salle du commandement, je voyais tous les engins, écrans et câbles qui bientôt seraient entre mes mains pour la grande réforme du monde, de ses milieux et de ses climats. J'étais dans la salle des lumières, le Versailles ou la NASA de tous les pouvoirs. La vanité commençait à grimper en moi, elle se situait à deux doigts de mon genou, lorsque une silhouette (qui y était sans doute plaquée) se détache d'un mur et se dirigea vers moi....C'était le robot en chef des sécurités de la maison. Il me reconnut et dit "tiens, te v'là, toi, le récidiviste..." Je n'étais pas particulièrement fier d'avoir été surpris dans ma quatrième tentative de Prise de Pouvoir. Arrivé à ma hauteur, sans hausser le ton, ni montrer de geste trop menaçant, le robot chef me prit par l'oreille, me fit pivoter sur place et me tira, sans aucun mot de récrimination, vers la sortie. Il referma rapidement la porte derrière moi. Dehors, tout en écoutant les pas du vigile qui s'éloignait, je songeais à une prochaine cinquième tentative de Prise de Pouvoir. Je le devais bien aux malheureux du monde, de ses milieux et de ses climats.

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