Met Barran

mercredi 26 avril 2017

Pere Figueres pose son "9" chez J.-S. Pons

La Médiathèque d'Ille sur Tet reçoit ce samedi 29 avril à 10 h Pere Figueres, l'auteur de "9" son premier "poemari" illustré imprimé cette année avec une très substantielle préface de Renada-Laura Portet, éminente philologue et femmes des lettres catalanes. Etre reçu, rue de l'Egalité au n°5 par un établissement qui porte le nom du grand poète Josep Sebastià Pons et sous le regard de la Vénus d'Ille et de la "Sybille" et mezza soprano Renée Vidal (1861-1911), est flatteur mais très intimidant. S'il est des cités no man's land culturel, ce n'est pas le cas de celle du Ribéral, féconde sur le terrain de la langue de Pierre Fouché au regretté Pere Verdaguer, du théâtre et de la poésie avec Lucie Bartre et Simona (Pons) Gay, sans oublier la musique avec des noms comme Joseph Coll et Jean Colomer, Charles Lafon ou Aimé Candille. sans doute les alluvions bienfaiteurs de la têt. Mais Pere Figueres, "cantautor", plasticien et poète a "9" cordes au service sa sensibilité et de son imagination. Lui hier obligé de s'habituer aux estrades de fortune et aux petites scènes, est depuis ces dernières années reçu comme un "Grand" dans les librairies, les médiathèques, jusqu'aux Etudes catalanes de l'Université Via Domitia de Perpignan qui en ont fait leur invité. Normal que l'artiste qui nous donne de l'émotion y soit lui aussi appelé. Il se voit offrir comme cette dernière Sant Jordi à Alénya une "Diada Pere Figueres"... Le poète sera ce prochain samedi à Ille pour ouvrir les pages de son recueil de poésies (à fleur de vie) dont certains accompagnants déclameront plusieurs d'entre elles.   

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mardi 25 avril 2017

Cris Cayrol a Bages samedi avec les "Cants populars..." de Jordi Pere Cerdà

Quel meilleur avocat que Cris Cayrol pour présenter à Bages les "Cants populars de la Cerdanya i el Rosselló"? Oui Cris Cayrol, auteur compositeur interprète et fils de Jordi Pere Cerdà, pseudonyme littéraire d'Antoine Cayrol (1920-2011). Une pleine légitimité pour défendre un ouvrage considéré comme triplement remarquable: par sa confection éditoriale, par ses divers contenus (études, textes de chansons, documents, illustrations) et par l'inclusion de deux CDs de chansons -fruits d'un archivage étalé sur un long temps- avec la voix du poète disparu. Inestimable legs sonore, tout autant qu'objet d'art!

Sept de ses morceaux ayant été mis en musique par les soins du guitariste arrangeur Gérard Meloux très honorablement connu, dont le nom est associé depuis plusieurs décennies aux créateurs les plus originaux de notre pays (Gisela Bellsolà, Pere Figueres, Gerard Jacquet et Pascal Comelade).  "Cants populars de la Cerdanya i el Rosselló" est un ouvrage entièrement écrit et, pour sa partie orale, enregistré en catalan. Il a vu le jour grâce au travail mené par deux professeurs de l'Université Autonome de Barcelone, Jordi Julià -également poète- et Pere Ballart, qui en font la génèse et l'exégèse et en soulignent la qualité et l'importance en regard en particulier du "cançoner català". L'ouvrage bénéficie par ailleurs d'une préface de Jean-Baptiste Para, poète, traducteur et rédacteur en chef de la revue Europe.

Livre de pas moins de 180 pages, avec ici ou là, une photographie de personne ou une notation musicale, il met en lumière un aspect moins connue de Jordi Pere Cerdà poète, conteur et dramaturge reconnu et primé de Saillagouse ("Premi d'honor de les Lettres catalanes", 1995; "Premi nacional de Literatura", 1999), celui de son attachement à la langue et à l'oralité par l'enquête de terrain et l'analyse ethnographique portant sur la chanson populaire, à commencer par celle des vieux bergers mais couvrant, également, différents moments de la vie familiale, professionnelle, et sociale. Un attachement amoureux et musical que la pudeur foncière de ce grand homme tenait presque secret! Connaissiez-vous "M'estima més soleta ser","Els fadrins de la Valentona" ou encore  "Som vingut de llunyes terres

Partout, où le livre a été présenté (le 23 avril dernier à Alénya) il a été très bien reçu par des publics divers, que la culture locale ne rebute pas. Comme si il venait combler une attente ou compléter un patrimoine ou fournir un espoir de renaissance à des paroles de chansons (autochtones ou adoptées) des temps jadis, certaines pouvant remonter par l'escalier des variantes et des airs jusqu'au XII°, et que des chanteurs ou des groupes choraux d'aujourd'hui ne seraient peut-être pas mal avisés d'intégrer à leur répertoire populaire- ainsi qu'il arrive parfois et à juste titre à Cris Cayrol de le plaider. Un Cris Cayrol qui est bien plus, par ses textes espiègles  et ses mélodies pop, que "L'home de Taltaüll" de la chanson nordcatalane ou de "La fi del mon a Bugarach"ou le "Picot de Montescot", qui a eu son quart-d'heure de célébrité dans les écoles primaires. Un  Cris Cayrol maillon de la transmission d'une oeuvre miroir, coeur et mémoire du pays d'ici que l'on dit "pays catalan" malgré l'assignation régionale à l'Occitanie.

La présentation de "Cants populars de la Cerdanya i el Rossello" se fera à Bages (des Pyrénées-Orientales) ce samedi 29 avril à partir de 18 h  à la "Médiathèque JOAN PAU GINè.

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Carotte et bâton

A quoi sert le langage sinon à bredouiller son existence et à débrouiller -quelquefois- pour autrui des anecdotes à fleur de peau.

L'excès pousse sur tous les terreaux avec ou sans pesticides.

Groucho o Marx m'a dit "Magne toi, ne perds pas une seconde de plus. Lâche tes potes de bureau, laissez les user leurs fonds de culottes sur les ronds de cuir aimablement prêtés par leur direction. Magne-toi et vient de marrer avec moi, on parlera d'avancement et de stagnation, d'enfer et damnation, en roulant des yeux, en lissant nos moustaches et en fumant de gros cigares, tiens, mon Kid, prends celui-là et sortons-vite, on n'a pas le droit de fumer dans le bureau, Ils n'aiment pas, les chefs, se perdre dans les nuées." J'ai bondi de ma chaise, je l'ai renversée, je l'ai abandonnée au sol et j'ai suivi dans la rue Groucho Marx qui, plié en deux de satisfaction, m'a donné une tape fraternelle sur l'épaule et simultanément rapproché la flamme bleutée de son briquet qu'il venait d'actionner (non! c en'était pas un Dupont) du bout du cigare (de Cuba, bien sûr) que je venais de caler entre mes lèvres. A la première bouffée tirée, j'ai pensé: "Tant pis pour les potes."

Si l'Elysée est la carotte, où se cache le bâton?

Un Institut de Recherche vient de démontrer que les langues de bois appartiennent aux tenants de toutes les idéologies et non plutôt à celles-ci qu'à celles-là  et que les deux seules choses qui permettent, imparablement, de les distinguer sont 1) la forêt dont elles procèdent (feuillus ou/et conifères) et 2) la scierie où on la taille selon les goûts et les timbres de fifres de gôche, de drouet', et coetera. Le même Institut de Recherche va prochainement s'attacher à déterminer pourquoi -tous que nous sommes- obéissons au son du fifre et avons le goût grégaire.

Il comprit mais il était alors bien trop tard qu'il ne faut jamais défier le son à la course à pied. Le son lui faisiat entendre, de là-bas, son écho, alors que lui, assis sur l'asphalte mouillé reprenait péniblement son souffle.

Il ne sortait jamais les nuits de pleine lune, de peur que la drôlesse au mieux de sa forme ne lui envoyât un rayon foudroyant.

Dans la victoire comme dans la défaite l'émotion travaille. Dans le premier cas elle explose, dans le second elle creuse.

Ne voyez pas du cynisme partout et pour ce faire achetez-vous une paire de lunettes dans le magasin de farces et attrapes le plus proche de votre kiosquier et regardez la société sous un tout autre angle.

L'accent chez certains de nos compatriotes (qu'ils soient rats des villes ou rats des champs) emberlificote le propos et délocalise le sens.

Ses ongles étaient longs, très longs et rouge sang, son regard était noir, avec un petit point de clarté, celui-là même qui le retint, l'attira et le précipita entre ses griffes. Il dut au grincement d'une vieille porte que l'on ouvrait de s'en dégager sans trop de dommages. 

 

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dimanche 23 avril 2017

"Flor de taronger"

El qui escriu després un bon àpat no pot ignorar que el seu estil pot derivar en una cascada de roncs.

Un tal s'acontenta amb una llesqueta, un tal altre -i d'uns tals en tenim un fotimer- reclama el pa sencer i tot just tret del forn.

Totes les frases que feia l'ajudaven a construir una ampla i llarga reixa darrere la qual s'imaginava pres, internat en un camp, en un glaçat sorral de desolació i de solitud. I aquestes frases esdevenien fils de ferro tallant on s'esgarrapaven els qui volien passar-les-hi per damunt i xerrar de l'amor de la vida amb el presumpte pres.

Els vençuts (però que hi ha hagut guerra?) ja entre ells tallen caps com si escapçaven branques mortes de l'arbre tan honrat.  

Aquest matí postelectoral, arribat al bar on acostumo a fer un cafè, uns coneguts, amb qui m'agrada intercanviar unes parauletes de cortesia i dos o tres acudits abans d'anar a treballar, ni tan sols m'han saludat i s'han allunyat de mi quan m'he apropat d'ells. Sols he tingut el temps de percebre que el tres feien posat de constipats o tiraven a enfitats (com deien uns vells de temps molt vells ara). Segurament, havien passat una mala nit -la llur cara n'era el mirall- sense trobar el son ni la bona col·locació del cos que en facilita l'arribada. Per la meva part la nit havia sigut una nit d'encant i deliciosament planera mercès a un bol calent de camamilla i no vaig fer cas de la seva conducta.

El poder és una comèdia. Per aquesta raó i per aquesta única raó s'ha de confiar-ne el paper al millor dels comediants que hi pretenen i que no poden sortir d'altre lloc que de l'Escola Gran de Clowns.

No són pas les que enfilen les perles que en porten els collars. Les que enfilen són ingènues, les que porten els collars són dames. Això es troba al llibre de Maragda Tercera.

Fes de per manera que el versemblant no s'apoderi de tu integralment.

El debat enverinà quan es fixà sus la preeminència del mànec sobre la fulla o de la fulla sobre el mànec en la filosofia del coltell.

Totes les olles, malauradament, no poden triar el foc sobre el qual resultaria més bé fer bullir i coure el que tenen al ventre. Qualsevol sigui el que tenen al ventre.

Si donem massa llibertats a les empreses qui ens pot assegurar que no se n'iran fora de la nostra parròquia econòmica, si enjondre... L'empresa totalment lliure és com un carro que va d'un punt a l'altre, escollin el lloc on fa més sol o bé on troba més ombra, i sigui al sol o sigui a l'ombra, allí on cull més peles.

Carrer del lladre que té una coccinel·la tatuada a la punta del nas trobaràs una de les bimbirimboies que cerques d'ençà de mesos.

En constatar el malestar d'un veí hi ha qui se li tira al damunt com es tiraria en una piscina per esbargir-se i no pas per crueltat. El que acabo d'escriure jo ho he vist, amb els meus ulls, sí, vist, i durant anys amb panys -o sense panys, ho he guardat apuntat amb un llapis de color vermell sobre una pàgina quadribarrada d'una llibreta sense cap altre caràcter pregnant i fins al minut present dissimulada.

Cada mot que llegeixes ha d'enlluernar-te o millor dit encendre un bosc de records que somiquejaven en calaixets oblidats de la teva memòria negligida.

Si no saps més servir-te dels teus poders de mag, llança'ls al cub de les brosses, potser, un pelacanyes, vingut, sols tu sabràs d'on, en capgirant el cub els trobarà i com la xenilla s'embellirà en papallona, despertant-se ell amb una corona de Príncep dels Poetes.

Per poca cosa s'arma conflictes, com per exemple espolsar-se a carn per què a les bunyetes, a cada pasqua misto, de la tia Fina de l'Albera els hi faltaven enguany una fina i refrescant aspersió d'elixir de flor de taronger.

Li agradava allargar-se sobre l'herba jovenívola d'un prat, mes sempre sobre el ventre, mai més sobre l'esquena d'ençà del dia, on estès els ulls vers el cel, va tenir la penible impressió que el dit cel, aquell dia se'l mirava amb una aparença de plom pesat, i es precipitaria sobre ell (sense ni una ni dues) per aixafar-lo, és doncs de voler protegir-se de la por d'un cel amenaçant (el dit cel del dit dia) que va descobrir l'alternativa de la seguretat de l'estesa sobre el ventre, no hi ha res de millor que romandre allargat, braços oberts, cames estirades, front contra terra, ulls tancats i el nas flairant l'entorn del seu jaç, la boca tastant uns brots de gramínia novella.

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Aigua

Qui la sap beure trobarà l'aigua bona.

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mercredi 19 avril 2017

"Cordill"

Sense un mínim pom de cultura no pots cordar-te les sabates, ni el cinturó ni els sostens. No t'escoltis els historiadors de la gramola numèrica que ben poc saben de la significació còsmica del cordill dins de la marxa de la Humanitat, d'ençà de la seva caiguda del llit o del niu -què és la mateixa cosa. Cara al vent si no t'aguantes, tot et cau!

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mardi 18 avril 2017

"Bombolles, granets i...fums"

L'abella i jo ens assemblem molt. Com ella pico. Com ella voletejo. Com ella brunzino. Com ella vaig de flor en flor, dels marges als arbres. Com ella m'agrada la flor d'ametller i l'albercoc del Rosselló. Però en un punt discrepem molt i ens separem, l'abella premiada i jo... desanimat. Si, amics meus, en l'art de les mels, ella, sempre, les encerta, i jo només escupo fels.

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Un peu dins la realitat i un peu dins la ficció i progressar amb els dos ulls tancats per no perdre l'equilibri.

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Vina a espletir-te amb nosaltres vivim a la sala dels ganxos i venen de renovelar-los tots.

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Una cantarella ha escampat que el cava és un xampany amb regust franquista, mes a quantes bombolles es nota.?

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Saps la nova de què el pensador que tan profundament pensava ha caigut en el forat que acabava de fer per recollir-hi tres granets d'un pols de veritat?

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És tot jugant al truc que vaig aprendre a fer l'ullet. Aprenentatge que no em va servir mai ni per triomfar al joc de naips ni al joc de dames. Va explicar el vell Joan Pere a Faustina la Rossa que li escrutava les línies de les mans.

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Obre portes obertes i no et desmuntaràs l'espatlla. Creu qui t'ho aconsella. Tampoc t'hi aixafaràs el nas!

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Quina llastima beneficiar-se del do de paraula i reduir-lo a la xerrameca d'un lloro!

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Gent espera tocar el fons abans de donar el cop de peu que els projecta al cim. A l'Enriquet aquesta esperança feia feresa, i es va sortir de l'aigua molt abans que no li arribés als genolls.

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No et reportarà gaire llogar-te a un estel fugaç.

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Les mans guarden més secrets que no pas els ulls.

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El riu, el teu company, sí que li agrada i l'honora que corris amb ell, al seu costat, mes si correguessis al seu ritme i no l'obliguessis aquí a accelerar, allí a alentir i allà-baix com a cada sortida parar en vista de les mates de jonc -imposant-li la llei del teu alè- la seva felicitat llavors seria total.

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És prenent la fresca més que el que se li havia receptat que una bronquitis l'enxampa i se l'enduu.

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Quan un observador et diu amb poca amenitat "tens el cap que fuma", no temis debatre amb ell i exigeix, d'aquest presumit bomber, que et digui al i clar, com en un joc televisiu, quina serà aquesta llenya (salze o castanyer, alzina potser) que crema i fuma tan desagradablement que fins i tot estossega, pobret!

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Les paraules poden ser gratuïtes, no el que vehiculen i te'n costarà una, dues, tres, set lectures per albirar un primer esclat.

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lundi 17 avril 2017

"Fossar sense bedolls"

Ben pobre es troba
aquell que s'ha perdut
els noms de raïms
de sa parra
i el lèxic eròtic
de sa tribu.
Ben pobre és
aquell que no sap
mendicar
vi del celler,
del davall.

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És només per antífrasi que es parla d'unes corrupcions increïbles.

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Em presento. Sóc l'ombra que talla els llorers que cenyeixen els vostres caps. No us inclineu. Bellugueu només els vostres caps com a marca de penediment.

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Espera el geni-
va dir-li el mag
patró dels seus somnis,
Ves i seu sota el plàtan,
recorda aquell d'antany
on venies les nits d'estiu,
no trigarà massa temps,
segur al mot "fi"
de la pel·lícula.
Llavors s'atansarà
a tu,
et posarà una mà
sobre l'espatlla
i et dirà,
amb sa bella veu vinílica,
t'he triat,
a tu,
segueix-me.
No l'amoïnis,
no li facis patir
cap hesitació.
Fia't a la seva bondat,
No li diguis no i
Enlairat sobre
les ales del
GENI.

Mart t'espera.

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Una tradició. A l'un li serveix d'abric, li permet de refugiar-s'hi com en una cova, li serveix d'escut, de reparo i de muralla. A un altre se li tomben els cabells en veure que s'ha fet obsolet i la capgira en el primer fossar sense bedolls i l'oblida sense targeta d'exèquies. I mi-t-aquí un tercer que se la mira amb enveja, ull viu i llaminer, n'esporga dos cantons, en repinta dos altres, dóna nou vigor al marcit i ensopit i, amb una floreta a la boca, l'empeny d'un puixant cop d'espatla per posar-la en marxa (ells -en aquell país de tan remota remembrança- li'n diuen una processó), com es feia (han deixat escrit uns cronistes de qui no s'han cremat tots els autògrafs) per raonar un cotxe mandrós i parat a reprendre la ruta, endavant.Una tradició. Hi ha qui la respecti integralment, sense ni tirar-li un fil penjant. Hi ha qui l'agredeix, la fa caure a terra i l'ofega per sempre. Hi ha aquell tercer- si, clar, d'aquest n'hem parlat ja- aquest tercer que en passar n'ha sentit el plany, n'ha vist els desgasts i s'ha parat. Volia allargar el pas, de por d'arribar tard a la Font Clara, però la salut i futur de la tradició l'ha detingut. Després d'un pregó soliloqui que li ha ofert un eix per la conducta que s'ha de tenir en un cas parió - l'acompanya a la farmàcia (en Josep l'apotecari li trobarà potingues convenients), després a la perruqueria (el perruquer Pruvost és amic seu i passa per ser el millor realitzador de disfresses rejovenidores) i ara, ja fan parella a la Casa de Vila, bonics com dues primaveres, amb somriures triangulars, esperant que el nou Batlle o el seu holograma, un tal Pauet Del Moli, els faci marit i muller, el més aviat millor, impacients que són de treballar per la renovació de la Tradició.

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Una de les llagues indelebles del món és que la bona sort només segueix la seva fantasiosa inspiració i no regala a tothom.

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Amb uns quants mots pots provocar logorrees de paraules i alhora estancar-les. L'estalvi és bi-funcional.

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Quina cabota de blat d'indi, de moro o de català, quan vindrà la seva temporada, resistirà l'espellofada?

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Com la filosofia, el pols es fica per tot areu.

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dimanche 16 avril 2017

"Ni un pic"

De diners no en parlo, ni en tinc. Si en tenia, potser en parlaria però amb el gir ben particular del qui no sabia que fer-ne quan el va trobar dessota la cua del cavall.

Ous, truites, mones i bunyetes, que et penses que no intueixo que la pasqua florida la tenim a sobre.

O visc massa lluny de la catedral o em faig sord, de campanades aquesta matinada no he oït ni un pic.

Que es refreden els robots? Que es moquen? A on amaguen el seu mocador i de quin color és? Ronquen, com nosaltres, els robots?- Van a l'església? A la sinagoga? A la mesquita? O són ateus, els robots? Fes-te'n i sabràs! 

Com més fidel és el teu lector, més ràpid li veus la sola de la seva sabata, o l'arrossega o l'enlaira.

Una mosca, no has de sortir del M.I.T. per atrapar-la, però de foc follet cap universitat et graduarà prou per atrapar-ne.

De quina nissaga de mala gent procedeixen tots aquells i totes aquelles que ens volen reduir els dies de festa del nostre calendari que tant i tant ens ha costat acomodar a la dinàmica de les vides quotidianes nostres!

Caçant amb la mainada del barri els ous de xocolata que s'havien escampat pel nostre parc públic, en sentir una mena de picor a la mà i una brusca retracció de l'ou vaig copsar que no era pas un ou amagat mes un eriçó. Però, quin dimoni, i per sorprendre quin infant, havia infiltrat en el nostre parc xocolater, aquest animalet?

"L'home, que ha de ser, al capdavall? Ell mateix; és la meva resposta curta". Això ho diu el Peer Gynt d'Henrik Ibsen.

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Trois messages

Roger Cosme Estève.

Le peintre, à qui les cimaises parisiennes sourient depuis une décennie accroche une nouvelle fois sur celles de la galerie CONVERGENCE, en plein Marais. Cette fois-ci, un ensemble de dessins et de toiles récentes témoins de la maturité de son art aussi percutant qu'élégant. Le vernissage de l'exposition est prévu ce prochain jeudi 20 avril à partir de 18 h. Elle restera ouverte au public de la capitale jusqu'au 6 mai 2017, du mardi au samedi, de 14 h à 19 h. Si d'aventure vous êtes à Paris en cette période, allez donnez un coup d'oeil (et plus si affinité) au travail du peintre catalan au N° 22 de la rue des Coutures-Saint Gervais. Rappelons qu'au début de l'année 2016 "Convergence lui avait exposé "Rocas"  (L'Art de dresser les pierres, et que le Centre d'Art Contemporain Walter Benjamin, à Perpignan, présentait il y a très exactement un an une magnifique rétrospective de son oeuvre, sous le titre "El Seny i La Rauxa" (Raison et Déraison). Rappelons également que le travail de Roger Cosme Estève est soutenu par des écrivains comme Mireille Calle Gruber et Didier Goupil - lequel en a fait le "personnage central" de son livre "Journal d'un Caméleon".

Gilbert Desclaux.

Sans doute l'aurez-vous appris par un de ses addictes de l'information réticulaire qui tire plus vite que Lucky Luke de ce fait envoyé, avec son ombre, dans les vieilles cordes du XXème siècle...Quoi qu'est-ce que l'on aurait appris ou pu apprendre...ep, ep, ne vous fâchez pas, j'y arrive...si donc vous ne le saviez pas sachez que désormais il vous est possible de filer sur le site du peintre Gilbert Desclaux, un site déjà de fort belle classe, et une vitrine de créations plastiques du meilleur aloi visuel avec de la documentation pratique non verbeuse ni en surnombre. https://gilbertdesclaux.jimdo.com/

Alénya pour Pere Figueres.

Dans son programme de la Fête du livre et de la Rose, la ville d'Alénya propose une "Diada Pere Figueres". Ni hommage ni célébration, mais une reconnaissance en bonne et du forme, particulièrement exceptionnelle en "pays catalan" ce qui vaut la peine qu'on le souligne. Un Pere Figueres...entier. En sculpteur avec une exposition de ces créatures en liège dites "Kanyataps". En poète avec la signature de son recueil de poèmes au titre chiffré: "9". (Recueil qui sera présenté ce mardi à 17 h aux étudiants de catalan de l'UPVD). Et, troisième et dernier temps, de cette "Diada Pere Figueres", un concert, car c'est en chanteur et musicien qu'il s'était, jusqu'à ces dernières années, fait connaître, excellent interprète de textes d'auteur (Amade, Pons, Cerdà). Il sera accompagné par Gérard Méloux, son comparse habituel et par un renfort exceptionnel venu des Baléares, le guitariste Toni Pastor. Les organisateurs on tenu à associer à cette journée la présentation de "Cants de la Cerdanya i el Rossello" de Jordi-Pere Cerdà par Cris Cayrol ainsi qu'un participation de la Cobla dels tres Quartans.

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