Met Barran

samedi 23 septembre 2017

Que ningú ens els tregui!

Com se't negarà l'estàtua, esbossa amb mots gentils el teu sepulcre.

Llavis emmudits. Tement la fressa de la paraula. Llavis pàl·lids. Sense cap deix de sang.

A cada mata una maduixa emporprada, envoltada de brunzits.

Ni massa curt, ni massa llarg, a mida. Què vol dir: "a mida"?

Com no ho entendria que a tu t'agradi seguir el model, imitar-lo, dominar-lo per manifestar-li la teva passió, però admet que vagi per un altre carril i que em posi a córrer quan tu et pares, o que m'enlairi quan tu fiques peu a terra, la meva passió no val menys que la teva.

Com netejar el teu text de totes aquestes escates inútils i lletges que hi veus. Com esgotar-lo del que l'infla i el recarrega? He de sacsejar-lo? De bolcar-lo? De filtrar-lo? De tallar-lo? Digui'm per tal que es mogui i em mostri el meu text amb un millor parer i estil.

 També, per què no, es pot defensar la dietètica com un macroprocés d'estètica.

Tu, no pintes, tu, no fas música, tu, tampoc, balles...i et penses persuadir-nos que estàs escrivint?

Els pomers ens fan dos regals l'any. A primavera, meravellen de color els camps i a tardor aromatitzen els camins que hi duen. No són pas misteris sinó privilegis de la ruralitat. Que ningú ens els tregui!

Els més grans no veuen els més petits, i els mitjans no volen que se'ls identifiqui com a petits i com es pensen grans, ells s'enalteixen dels que tenen a sota.

Al final tothom el rebutjà, per què tothom acabà per trobar molt estret i perillós que reduís la comunitat d'escriptors a només dues categories: els "cobdiciosos' i els "rancis". De fet existia una tercera categoria que no era ni "rancia" ni "cobdiciosa" i feia el que podia fora dels criteris duríssims del senyor Crític.

 Robert arrencà un raig de Sol per fer-se'n una Corretja d'or. És llavors, i només llavors, que Marta s'enamorà d'ell.

No s'esboldrega amb una ditada un castell de mentides si els maons amb els quals se l'ha edificat tenen la closca dura, més dura que la veritat.

No recordo el cant de l'alosa si no us hauria acomiadat amb ell i ella als llavis.

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vendredi 22 septembre 2017

Un 23 septembre à CERBERE ou à CRET

Parce que Visa pour l'Image, à Perpignan, n'est pas toute la planète photo et que les arts visuels multiplient leurs sites, votre présence est souhaitée le samedi 23 septembre à...Cerbère où a lieu le vernissage de l'exposition FOTOLIMO à l'Hôtel du Belvédère du Rayon Vert. Une deuxième édition qui devrait confirmer le succès de sa première édition avec un programme très nourri comportant pour cette journée du samedi:

une intervention à 11 h d el'association SOS Méditerranée, la projection à 14 h du film "Mare Mater" de Patrick Zachmann d'une durée de 52' et la table ronde qui à 16 h 30, croisera des regards autour de la thématique "Frontières, transits et franchissements" avec la participation de Guillaume Lacquement, géographe (UPVD), Mathilde Pette, sociologue (UPVD) et Grégory Tuban, historien (UPVD). Le vernissage proprement réunira organisateurs, soutiens et public à 18 h 30 en la salle de la Cantine, où se déroulera la soirée d'ouverture.

L'exposition dont l'entrée est gratuite restera ouverte au public jusqu'au Ier octobre 2017, tous les jours de 10 h à 18 h.

Les deux piliers de ce jeune temple transfrontalier (Cerbère Port Bou) sont "Lumière d'Encre" et "Negpos". deux associations très dynamiques et créatives de la région Occitanie-Pyrénées Méditerranée investies dans la photo et les arts visuels d'une part, et les passages et frontières d'autre part. FOTOLIMO se veut aussi souvenir et hommage à Walter Benjamin.

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Parce que les veillées de chanson catalane de qualité sont rares, il est très recommandé à celles et ceux qui en sont frustrés de se rendre ce samedi 23 septembre à Céret,où la salle de l'Union offre à 21 h une grand fête musicale auteur du chanteur poète et plasticien Pere Figueres. Avec (très joli plateau) la participation de deux autres hommes de scène -également plasticiens-, Pascal Comelade, résident cérétan et auteur de l'affiche de l'événement, Gérard Jacquet, le poète des ondes, Gérard Meloux, Leslie Malet, Carles Sarrat ( ex-"Blues de Picolat"), Franck Sala ( de "Llamp te Frigui"). Une soirée annoncée énergisante, bien spéciale et unique en ce qu'elle réunit des artistes de styles différents, tous au service des oeuvres de l'un d'entre eux, reconnu comme le pionnier et symbole de la musique populaire dite "nova canço": PERE FIGUERES. Ce concert, gala, évènement (du passage de l'été à l'automne) s'inscrit dans les "Festes del Joglar", initiées par le Musée des Instruments de Céret.

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Le 29 septembre avec P. Fouché ou R-L. Portet

Puisque l'on ne peut tout avoir, il faut choisir selon son coeur et la distance et selon la raison et la distance pour assister à Ille- sur- Tet à un hommage à Pierre Fouché (1891-1917), ou à Perpignan à un hommage à Renada-Laura Portet (1927). Deux hommages qui auront lieu le même jour le 29 septembre et qui débuteront à la même heure: 18 h. Deux hommages rendus par des émanations de la société civile plutôt que par des institutions dont les oreilles tendues vers d'autres objectifs ne se laissent guère pincer les oreilles dans le sens d'une reconnaissance pleine et entière de voix qui ne sont pas sous le parapluie de la francophonie. Renada Laura Portet et Pierre Fouché, deux linguistes nés dans les Pyrénées Orientales, de générations différentes mais liés par l'amour d'une même langue, le catalan, le catalan roussillonnais, que l'une et l'autre ont servi par des travaux spécifiques, de phonétique pour Pierre Fouché (et jusqu'à la Sorbonne), d'onomastique pour Renada Laura Portet (dans de grands symposiums de la discipline). Deux savants, deux pédagogues. L'hommage rendu à Pierre Fouché l'est dans ville natale même et à la médiathèque Joseph Sebastien Pons (1886-1962), à l'occasion du 50 ème anniversaire de sa disparition. Mais qui était réellement ce Pierre Fouché? Quels furent son itinéraire et son oeuvre? Que reste-t-il de lui dans la mémoire des hommes et dans les murs des villes roussillonnaises? Des questions auxquelles, il sera apporté des réponses, notamment par Michel Adroher, "illenc també" et professeur à l'UPVD. L'hommage qui sera rendu, à Perpignan par le centre culture El Casal a Renada Laura Portet sera plus une célébration qu'un hommage. Célébration transpyrénéenne, à l'orée de ses 90 ans, du travail infatigable d'une femme de lettres et de sciences, férue de musique et de poésie. Deux événements qui ne reposent sur aucun folcklore commémoratif de langues et littératures mineures, mais expriment la reconnaissance admirative due à des apports intellectuels majeurs pour la connaissance et la sauvegarde épanouie de ces langues et littératures, ici la catalane. Quel d'hommage, n'est-ce pas? de ne pouvoir participer aux deux! Les agendas culturels sont quelquefois injustes, cruels...

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jeudi 21 septembre 2017

Vite à autre chose

 

On nous dit que l'époque n'est plus à l'estaminet à la Zola, bon soit...mais du comptoir au trottoir et du trottoir au comptoir le parcours est demeuré le même.

La proximité de la tombe rapproche des premiers feux de la révolte.

Il est utile de préserver quelques petites envies.

Si tu rencontres Ortega y Gasset n'oublie pas de lui dire mon admiratif souvenir.

Souvent sérénité est fille de coup de massue.

Que faire de toi qui, sur le talus des jours, est incapable de distinguer l'orchidée de la fougère, que faire de toi, irréfléchie, qui préfères la boutique au plein air.

Le mauvais ne pouvant être amélioré passons vite à autre chose.

Il eût aimé que son esprit coulât non pas à flots (faut pas rêver!) mais tranquillement comme l'eau d'une honnête rivière de sa contrée, mais (de toute évidence!)  cela ne se produisît pas, son esprit se coagulant comme du mauvais sang au premier versement. 

Rien n'est plus désagrable que d'être pris pour ce que l'on n'est pas et de ne pouvoir faire entendre, non pas ce que l'on est puisqu'on ne l'est pas aux yeux des autres, mais ce l'on aimerait être pour soi et pour les autres (Tiré d'une basse-fosse philosophique récemment découverte).

Il suffit qu'un seul cheval de l'attelage refuse de s'abreuver pour que le carrosse tombe à la renverse.

Quatre syllabes et ce mot non eterno ma antico...DE-MO-CRA-TIE. Quatre syllabes comme quatre cavaliers d'une RE-PU-BLI-QUE qui s'approche.

A partir de combien de lecteurs, un auteur peut s'estimer écrivain? Les salons littéraires existent-ils pour mettre sur les plateaux de la même Roberval un Didier Decoin et un Roger Blandignères. 

Non lui n'est ni de l'ENA ni du Collège de France, mais lui à la différence de celles et ceux de l'ENA et celles et ceux du Collège de France sait qu'après la vendange on ne peut faire l'économie du pressage du raisin récolté. (Tiré de La vengeance d'un cul-terreux, poème symphonique)

Télescoper du réel et de l'imaginaire, ne croyez-vous pas que l'artifice est grossier et ne produit que des babioles qui ne méritent même pas d'être appelées produits culturels?

La solidarité est le plus beau des fruits du verger humain.

Pouvez-vous me citer un seul passionné que ne défende, bec et ongles, sa passion? Que ce soit sa passion des armes, de la corrida, de la photo, ou du foot! Et bien qui ça peut gêner? -Celui qui passe tout son temps à observer la pointe du bec et la longueur des ongles du passionné. Mais, reconnaissez qu'il existe des passions dangereuses, nuisible...Yes, sir! mais n'attendez pas de moi que je vous en fournisse une play-list?

Parler ou écrire pour ne rien dire est-ce une pathologie intellectuelle ou une stratégie d'auto-défense.

Je partirais bien avec le brouillard mais je sens qu'il me cache quelque chose.

Toujours le même désir (d'aucuns l'appellent rêve): se propulser dans les airs et y vagabonder jour et nuit jusqu'à plus soif d'absolu. Combien de génération y ont cru, combien de générations continueront à y croire, malgré des générations de briseurs de rêves et d'extincteurs de désirs. 

C'était fatal. Devenus une tribu, il leur fallait un sachem. Et alors tams-tams, coups de tonnerre et éclairs précipitèrent un orage destructeur.

L'obscurité, armoire à secrets, l'excitait bien plus que la clarté, miroir de la pâleur du monde. 

Où qu'ils se trouvent, patrons, employés ou auto-entrepreneurs, les fanatiques sont des pourvoyeurs de malheurs.

Avec lui, l'acord ne pouvait jamais se faire sur le contemporain, c'était un nourrisson du "classique".

Se savoir né l'année de la mort de James Joyce ne peut que tourmenter la fibre littéraire.

On dit que la chance tourne, je démens, car si c'était le cas, j'aurais bien fini par l'avoir de mon côté.

Le robot finira-t-il par nous faire la peau?

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mardi 19 septembre 2017

Illes sur Tet: Des ponsiens recupèrent FOUCHE

Bientôt les potaches du collège d'Ille-sur Têt, ainsi que les populations résidentes ou de passages dans cette belle cité du Ribéral n'auront plus d'excuses s'ils répondent Prosper Mérimée au lieu de Pierre Fouché. Fouché? Oui, ça me dit quelque chose. Non, pas Joseph, l'aristocrate policier, celui-là n' a pas traîné son pourpoint sur nos terres, mais Pierre, l'arpenteur du champ linguistique roman, oui, c'est Pierre qu'il s'appelait, et qui est né en cette cité en 1891, et enterré dans la même en 1967, ce qui fait -pour celles et ceux qui avec le nouveau ministre de l'éducation savent déjà compter, 50 ans. Pierre, un maître, un savant qui -obéissons à l'antienne républicaine- parti de rien ou d'à peine quelques arpents de bonne terre agricole ( ah! la fécondité alluvionnaire de la Têt arrachant au Canigou quelques pépites d'or pour les dispenser où bon lui semble et à qui lui parait les mériter le mieux) va se hisser au plus respectable des hauteurs universitaires enseigner à l'Université de Paris où en 1932, il dirige le Musée de la Parole et du Geste, dans ces disciplines dont la société du spectacle, avant-hier, comme hier et toujours aujourd'hui n'est point gourmande pour son 20 h. Il enseignera à la Faculté des lettres de Paris  de 1937 à 1962. "Phonétique", "Morphologie"...que es aixo, coco, Pierre Fouché se fit remarquer dans ces disciplines par ses pairs enseignants et chercheurs de la planète des langues vivantes ou qui bougent encore. Une partie de l'oeuvre de Pierre Fouché -la partie dirions-nous strictement roussillonnaise- fut révélée en 1980 par Slatkine, éditeur suisse de fac-simils qui remettait en librairie deux ouvrages imprimés, à Toulouse par Privat en 1924 . A savoir: "Phonétique historique du Roussillonnais" I et "Morphologie historique du Roussillonnais"II. Deux ouvrages très précieux pour mieux connaître et apprécier comme l'on dit le "parler du coin", où à tout le moins pour prendre conscience qu'il s'agit de quelque-chose de bien vivant, et non un banal patois ou un triste baragouin sans histoire ni identité avec des items (et des caractères et des sons) qu'on ne retrouve pas partout. Attaché à son pays, à ses gens et à leur langue, Pierre Fouché l'était de cette façon fervente qui l'a porté à lui consacrer des heures d'études, d'observation, d'analyse et d'écriture. Avec en retour la reconnaissance de Joseph Anglade: "Il était temps d'un Catalan de France vint démontrer que les études de linguistique catalane n'étaient pas réservées aux seuls Allemands ni même aux Catalans de Catalogne: la démonstration a été parfaite." (Annales du Midi, 1925,)

Ce qui ne pouvait que lui valoir un jour ou l'autre, la reconnaissance...des siens, passée la plus ou moins longue bouderie qu'un terroir manifeste à son prophète, que ce soit par une plaque de rue ou un nom de collège ou encore par une commémoration qui se veut telle sans l'être vraiment, tout en le devenant par la force des choses et la volonté de quelques uns, comme par exemple Michel Adroher, cheville ouvrière et esprit dynamisant de l'hommage  à Pierre Fouché de ce prochain vendredi 29 septembre à 18 h à la Médiathèque Joseph-Sebastien Pons, 5 rue de l'Egalité. Un hommage que justifie le 50 ème anniversaire de sa disparition et qui s'inscrit dans le cadre de la Setmana Catalana-VI Diades ponsianes d'Ille-sur-Tet, une ville riche en personnalités et mémoires  culturelles. Un hommage qui, s'il ne peut rendre compte de toutes les dimensions de ce professeur-auteur qui aurait pu sinon faire un ministre de l'enseignement être un excellent conseiller de la réforme de l'orthographe, s'attachera à le rendre concret, intelligent, sensible et pour tout dire....patrimonial. Son déroulement est le suivant:

 Michel Adroher, Maître de conférences, UPVD: "Pierre Fouché: Itinéraire d'un romaniste"

 Martine Berthelot, Maître de conférences IFCT-UPVD/ Ambre Lerat, doctorant UPVD/ Gisele Xerri, Professeur au Conservatoire de Perpignan "Pierre Fouché i l'obra del Cançoner Popular de Catalunya"."

 Jérôme Parilla i Michel Adroher"El carrer Pierre Foiuché d'Illa".

 

I Cet ouvrage est dédié "A MES PARENTS"

II Ce volume fait suite à la Phonétique historique du Roussillonnais. Dédié

"A MON CHER MAITRE

JOSEPH ANGLADE+

Professeur de Langue et Littérature méridiobales à l'Université de Toulouse.

HOMMAGE DE RECONNAISSANCE ET DE RESPECTUEUSE AFFECTION."

+ Joseph Anglade (1868-1930), le grand spécialiste occitan des Troubadours.

Au début de l'"Avant-Propos" de sa "Morphologie...", Pierre Fouché indique à ses lecteurs:

"Pour diverses raisons, nous n'avons pas remployé dans la Morphologie le système de transcription phonétique. Nous avons adopté, d'une façon généralle, l'orthographe catalane telle qu'elle a été codifiée par M. P. Fabra++ dans son Diccionari ortogràfic. Cependant nous nous en sommes écarté chaque fois que nous l'avons jugé nécessaire et qu'une autre graphie rendait plus transparente la prononciation roussillonnise".

++ Pompeu Fabra (1868-1948), le restaurateur de la langue catalane.

Il n'est pas inutile de rappeler que le professeur Pierre Fouché prononça une allocution en Sorbonne le 31 mars 1949, lors de la cérémonie commémorative en l'honneur de M. Pompeu Fabra... Anglade et Fabra sont nés la même année en 1868. Fouché est leur cadet de 23 ans.

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Extraits de "Phonétique historique du roussillonnais"

"Disons quelques mots de notre enquête linguistique. Né à Ille-sur-Têt, de parents roussillonnais, nous avons parlé presqu'exclusivement roussillonnais jusqu'à l'âge de huit ans 1 , hors de l'école. Avec l'internat, les choses ont changé et nous avons perdu peu à peu l'usage de notre parler maternel. Ce n'est que plus tard, après nos études? à la Faculté de Toulouse, que nous l'avons de nouveau pratiqué, et que nous lavons pour ainsi dire réappris. Nous avons pou ainsi nous rendre mieux compte de sa structure et être mieux averti des caractéristiques qu'il présente. D'autre part, quand nous avons voulu le réapprendre, nous avons été à la bonne école. Rien ne vaut, en effet, la conversation intime et journalière avec les parents, las grands-parents et les amis du "terroir". Nous profitons de l'occasion pour les remercier tous, car ils sont pour une très grande part dans ce travail. Nous avons de plus passé sept ans à Perpignan, et nous avons utilisé le temps que n'absorbait pas notre travail professionnel à parcourir en tous sens la région étudiée. Nous avons visité plusieurs fois presque toutes les localités citées ci-dessus 3. Nous avons même séjourné plusieurs jours dans certaines d'entre elles, nous mêlant à la conversation des paysans, ce qui vaut mieux à notre avis que de s'en tenir au témoignage d'un ou deux habitants de l'endroit. Aussi ne pouvons-nous pas citer les noms des personnes que nous avons interrogées, ou plutôt avec lesquelles nous avons librement causé. Nous nous sommes forcé de nous en tenir, et pour cause, çà l'anonymat. Ajoutons enfin que nous avons mis à profit la présence, dans le collège où nous avons professé, d'élèves venus de tous les coins du Roussillon, pour les interroger et nous assurer que leur prononciation était en tout semblable à celles de leurs parents ou des habitants de leurs localités respectives."(Introduction p. VII)

 

1) Donc avant 1900.

2) Disons les années 1920.

3)  Dans la première page de son Introduction, Pierre Fouché avait écrit:

"Nous nous sommes proposé d'étudier, du point de vue phonétique et morphologique, le parler du Roussillon proprement dit , ou plus exactement, le parler de la vallée inférieure de la Têt à partir du col de Terranera (limite du Roussillon et du Conflent) d'une part, et de la plaine qui s'étend depuis le cours inférieur de l'Agly jusqu'aux contreforts des Albères, de l'autre. Cette aire ainsi délimitée comprend les localités suivantes: Bouleternère, Ille-sur-Têt, Saint-Michel de Llotes, Corbère d'en haut, Corbère les Cabanes, Neffiach, Millas, Saint-Feliu d'Amont, Saint-Feliu d'Avall, Corneilla de la Rivière, Pézilla de la R., Villeneuve de la R., Thuir, Llupia, Terrats, Trouillas, Ponteilla, Pollestres, Canohés, Toulouges, Le Soler, Perpignan, Baho, Saint-Estève, Peyrestortes, Espira de l'Agly, Baixas, Rivesaltes, Pia, Bompas, Villelongue de la Salanque, Torreilles, Sainte-Marie de la Mer, Canet, Cabestany, Saint-Nazaire, Saleilles, Alénya, Théza, Saint-Cyprien, Elne, La Tour Bas-Elne, Villeneuve de la Raho, Corneilla del Vercol, Bages, Ortaffa, Brouilla, Palau del Vidre, Saint-André, Argelès-sur-Mer"- a

a) Cinquante localités.

(Dans un document qui annonce pour cette année 2017-2018 les cours de catalan d'Omnium Catalunya Nord sont citées 21 localités qui en proposent: Alenyà, Bages, Cabestany, Canet, Canoes, El Soler, La Roca de l'Albera, Perpinyà, Pesillà de la Ribera, Pollestres, Prada, Sant Maria del Mar, Sant Cebrià, Sant Genis de Fontanes, Sant llorenç de la Salanca, Sureda, Toès i Entrevalls, Toluges, Torrelles, Vilallonga de la Salanca, Vilallonga dels Monts. 

Alenyà/Alenya, Bages/Bages, Cabestany/Cabestany, Canet/Canet, CanoesCanohés, El Soler/Le Soler, Perpinyà/Perpignan, Pesilla de la R./ Pézilla d ela R., Pollestres/Pollestres, Sant Cebrià/ Saint-Cyprien,Toluges/ Toulouges, Torrelles/Torreilles)

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lundi 11 septembre 2017

Faire le...pitre

Qui vous prend en photo ne vous libérera pas de sitôt.

Voltaire, aujourd'hui, comme toi et moi, cultiverait son blog.

Il y a toujours des personnes à qui le mot démocratie casse les oreilles.

J'aime plonger dans le délire, mais un délire attiédi et en sachant qu'une serviette de bain m'attend.

Un homme, une femme, un enfant qui chute (in-vo-lon-tai-re-ment) dans la rue ça fait rire (et pas besoin d'êtreune caméra cachée pour l'affirmer), mais pourquoi, lorsque ce même individu se relève, ce n'est pas le cas, pourquoi la vis comica ne fonctionne-t-elle pas? 

Un jour que je n'avais rien à faire, je me suis amusé à décrypter mes textes, qu'elle ne fut pas ma surprise de n'y rien découvrir hormis quelques poussières que le vent y avait incrusté. 

En automne, filer vers cette petite vallée où tout est bonne pomme, arômes, couleurs et chairs.

Ne t'amuse pas trop avec les abrasifs! L'homme ce n'est pas que du fer.

Dans le partir, combien de marche automobile et combien de transport véhiculé, comptez-vous?

Je sais, il n'est rien de plus bête que d'en singer une.

La nuit, les pleurs, même dans un éclat de lune, n'ont pas la même couleur que le jour.

On n'a jamais vu un chat enfermé casser d'une coup de tête pour entrer chez lui, bien plus diplomate et soucieux de lui, il gratte à la porte et attend qu'on lui ouvre... le temps qu'il faut...Oh! Comme c'est chou, ce qu'il dit de son chat!

Hausse toujours le ton à la hauteur de la taille réelle de ton contradicteur.

Il était manifeste qu'il n'avait été frôlé par aucune étincelle de l'Ecole de Frankfort.

 Non, on ne peut pas tout avoir, et comme disait un globe-trotter, ni tout voir.

Il est des mémoires qui ne survivent que par des pages arrachées.

La sincérité cherche son salut dans le labyrinthe des promesses.

Combien de ceux qui vous disent... viens avec moi en forêt... s'arrêtent aux premiers érables et s'en retournent...faute d'avoir trouvé un sentier déjà foulé.

Le malheur n'a jamais été une idée neuve et nonobstant l'homme n'a jamais pu s'abaisser à le prendre au sérieux pour en prévenir  cortège de ravages et désolations. 

La solidarité est une haute valeur et un piédestal ne l'incommoderait pas.

L'important ce n'est pas la marmite (pardon quincailliers et quincaillières!) mais ce qui mijote dedans, du moins dans une société qui ignore le sadisme d'affamer les siens.

Si vous vous êtiez convaincus que la lutte de classes avait changé de résidence, vous serez choqués par la suite qye vont prendre les événements dans le prochain épisode de notre WORKTHRILLERsérie.

Il est des émotions dont la fringale engloutit toute raison. 

L'amour trompe le temps mais ce dernier finit par le démasquer.

Le niais plus que toute autre à personne a besoin que l'on flatte ses niaiseries, sinon à quoi être descendu jusqu'à lui.

Nous ne sommes pas les mieux placés pour réparer les fissures de nos façades même si nous passons bien du temps à les repeindre.

Il lui réclama son épître... et il crut qu'il lui intimait de cesser de faire le pitre.

La nostalgie avec ou sans guillemets conduit à la mélancolie sans points de suspension. C'est une leçon de la mémoire.

Avec des courtes idées nulle pensée, même hypertendue comme corde sur un arc, ne peut atteindre la cible dont on ignore à quelle distance Il l'a placée.

Le couac quoi qu'on dise est un couac. Comme un chien est un chien, qu'il aboie ou pas.

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dimanche 10 septembre 2017

Un "JOLGLAR" nommé PERE FIGUERES à CERET

Concert de copains? Concert bilan? Concert Chant de Cygne? Concert Renaissance? C'est la Salle de l'Union à Céret, capitale du Vallespir, qu'aura lieu le samedi 23 septembre 2017, l'événement musicale le plus important de ces deux premières décennies du XXI ° siècle. Un événement qui met à l'affiche Pere Figueres et réunit sept artistes, particulièrement créatifs et obstinés de la scène nordcatalane, les "7 piliers de notre sagesse", nous a commenté avec un accent d'ironie Janet de Pia.  Artistes d'un lieu et défenseurs d'une langue, que l'ogre media ne tient pas toujours pour comestible.  Cet événement ne tombe pas du ciel. Né au Musée des Instruments, il va marquer cette année la "FESTA DEL JOGLAR", traditionnelle à Céret où toutes les Cassandres du pont du Diable n'ont pas empêché et n'empêcheront pas de nous souvenir des ces "joglars d'un altre temps", les Cortie-Mattes... Pas plus les brouilleurs de mémoires n'ont réussi et ne réussiront à nous dissuader de penser que la rencontre de Déodat de Severac avec Albert Manyac Mattes fut il y a presqu'un siècle, dans le domaine de la musique, un moment de modernité régionale. Quel meilleur pays que celui des somptueux platanes et des eaux vives pour unir le souvenir d'hier et l'action d'aujourd'hui. Place donc à l'art, à la musique, à la poésie, à la chanson.  Locomotive de scène de cet événement: Pere Figueres qui est revenu ces dix dernières années dans les lumières nord et sud catalanes, lui qui fut l'un des pionniers de la "nova cançó rossellonesa" et dont il est à présent établi qu'il en est un représentant d'une rare qualité. Oui, comme l'on dirait dans les revues glacées, "il a une oeuvre". Preuve de son existence, le ralliement -spontané-de chanteurs, musiciens ou de leaders de groupes à ce concert: Gerard Jacquet, Pascal Comelade, Leslie Malet, Carles Sarrat et Franck Sala. Oui, en tout, cela fait bien 7, 7 de la profession dirait-on dans les feuilles professionnelles, 7 à nous "entraîner" dans l'univers figuerenc. Chacun avec son talent propre et ses expériences, sa sensibilité, sa tessiture de voix, et son admiration...Car "Pere Figueres te'n al cor un poble i un Canigó d'amistat". Concert de copains? Bien sûr. Concert bilan? Assurément. Concert Chant de Cygne? Certainement pas. Concert Renaissance? Qui ne se souvient de Lluís Llach (le grand référent)  "cal que neixin flors a cada instant".  C'est la toute dernière création de Pere Figueres, "Víne amb mi" qui donne son titre, on n'a jamais vu plus incitatif, au concert du samedi 23 septembre "FESTA DEL JOGLAR" (qui est la façon de dire en catalan "Fête de la Musique").  Le concert débutera à 21 h et comportera une Ière partie Sonic: Philippe Desterm, Instruments Inouïs: Cathy tardieu, Cristal Baschet. Pour en savoir plus sur ce concert pas comme les autres et dont Pascal Comelade a conçu et réalisé l'affiche, tel.: 04 68 87 40 40.

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samedi 9 septembre 2017

"Este....de enfrente"

Piqué au chant bien connu des milieux sépharades

 

"Este montaña

de enfrente"

 

"LOS CIELOS TOMÍ POR PAPEL

LA MAR TOMÍ POR TINTA

LOS ÀRBOLES POR PÉNDOLAS

PARA ESCRIBIR MI VIDA."

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Rentrée littéraire, tout comme

VOICI VINGT ET UN TITRES INVENDUS PARCE QU'INEXISTANTS D'UN GÉNIE ANONYME PATHOLOGIQUEMENT SCRIBOUILLARD ( MOT SIGNIFIANT ÉCRIT DANS LE BROUILLARD). UNE MANIÈRE DE CÉLÉBRER LA RENTRÉE LITTÉRAIRE ET LA COURSE AUX PRIX (COURSE DE LÉVRIERS OU COURSE DE GRENOUILLES?)

 

I) J'irai au VINGT HEURES cracher sur sa figure. Pamphlet

II) La vie est un tapis roulant, je marche à côté. Court traité de la dissidence

III) Éloge et Élégie du coup de pied au cul. Poème décasyllabique incontrôlé.

IV) Je l'ai, le reste je m'en fous. Précis d'égoïsme à l'usage de toutes les générations.

V) Nouvelles histoires d'eau par les Frères SécheresseBrefs dialogues en prose.

VI) Ni (et) rose ni (et) réséda. Contes coquins de l'ère macroniste.

VII) L'espérance baisse ses paupières. Longue méditation sur le cours des temps.

VIII) Dis-leur qu'ils ont raison, et taille-toiPolar dans le style San Antonio.

IX) Le 7ème dîner des Boudeurs fut le bon. Parabole 1.

X) L'orage s'est paumé en chemin. Parabole 2.

XI) Avez-vous bien lu la vie de PATACHON? Contre-glose hagiographique

XII) Ils savent ce qu'ils disent, ces cochons! Indignation au lendemain d'un contrôle fiscal.

XIII) La troupe ne défile jamais en chaussons. Apologie de l'exhibition militaire.

XIV) Les baloches des yeux sont des planques, bien sûr. Essai de théâtre de boulevard.

XV) Nuits de Chine en cellules de dégrisement. Notes pour une véritable histoire de la chanson.

XVI) Comme la tour de Pise, la République penche à droite. Pour démêler les rapports architecture et politique.

XVII) Sénat...ou C'est NA! Dissertation sur le rire , avec une nombreuse ponctuation.

XVIII)  Craintive nuit, celle de la première pomme croquée... Mémoire d'une toute jeune fille.

XIX) La rouille ou ce brillant qui a pris congé. Essai sur les fadeurs du monde.

XX) De l'éphémérité de l'actualité. Une "histoire longue" est-elle toujours possible?

XXI) La transcendance comme forme d'évaporation. A la recherche d'une théologie moderne.

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vendredi 8 septembre 2017

L'ANTHROPO rêve avec MAURICE DUROZIER

Je sais, on me l'a dit, tout se sait dans nos pays et nos, je sais vous n'avez pas encore fait votre choix, vous voulez sortir ce samedi soir (oui, car marre des écrans, tv, ordis, tablettes, smartphons, hi-hi-hi... Iphones), aller en ville, pas trop loin...et comme cela arrive trop souvent dans cette ville bénie des dieux artistiques, les sollicitations sont nombreuses mais toujours d'inégale qualité et on y réfléchit à une deux... dix fois (je comprends votre hésitation, je comprends que vous réserviez encore quelques instants pour prendre votre décision) avant le bien pesé "j'y vais!" "J'y vais" mais où, car le lecteur lui ne sait pas de quoi il retourne, vers quoi on cherche à le mener, car il sent, il hume profondément trois fois, de la manipulation dans le style de ce prologue. Ah! Bon! Alors, bas les masques! Exprimons-nous carrément: Ce samedi 9 septembre, l'ANTHROPO -un lieu pas comme les autres, les bonnes langues disent bien mieux que d'autres d'un calibre et un son équivalents- propose une veillée chanson. Avec une affiche, mais si pas banale, exceptionnelle car inattendue, inespérée (l'art du tam-tam, vous le voyez, nous pourrions en abuser, mais stop!). Une soirée en tout cas bien susceptible de vous arracher à vos écrans, au dernier-né des jeux vidéos ou des "Voice-kids", car là, là-bas, ici...oui...ici à l'ANTHROPO, vous y êtes: 28 bis, rue des rois de Majorque (et rois de Majorque ça rime avec coeur de ville ou pas loin, autant qu'avec moyen-âge)...mais, mais...où est passée l'affiche? A l'ANTHROPO, c'est qui et quoi? Oh, ne m'envoyez pas aux gémonies, je ne mérite vraiment pas les fers ni que vous vous arrêtiez de lire pour si peu: un oubli. Dans la précipitation, dans l'affolement de la juste information, nous dirons donc pour nous rattraper et effacer cet oubli:  MAURICE DUROZIER, accompagné de JOHN NIGLO. Ah! ça y est vous êtes à présent sur votre cheval, le non sellé mais le plus rapide inter-mondes. Deux frères, d'une famille de saltimbanques très chère au coeur de nombre de Perpignanais, d'ici, d'ailleurs et... poussés par tous les vents. Une famille d'artistes, l'intelligence au coeur plus qu'un plan de carrière et des bals médiatiques en tête. MAURICE DUROZIER, il vient du théâtre, il est du théâtre, de celui avec une certaine hauteur, toujours à hauteur d'homme et de liberté, celui d'Ariane Mouchkine, et ses tours du globe. On le croit à Paris, il est en Argentin. On le pense en Asie, il est en Espagne ou au Brésil pour une tournée dans une vingtaine de villes. MAURICE DUROZIER, auteur, metteur en scène, acteur (il a pris de l'étoffe en quittant Perpignan, en franchissant les frontières, joue en français, portugais, catalan...). Acteur! Peut-être n'avez-vous pas encore lu son ouvrage de mémoires tout simplement titré "Parole d'acteur"1, comme son dernier spectacle au "Théâtre du Soleil" et présenté au Festival "Perpignan en Scène".  MAURICE DUROZIER, le bel homme, qui est toujours resté fidèle à trois choses Perpignan, sa ville natale à laquelle il ne manque jamais de revenir faire un coucou, à son jeune fère Jean Luc (alias JOHN NIGLO, le cinéaste guitariste) et à la...chanson. Certes, la chanson est la facette la moins connue -sauf pour les plus proches de ses intimes- de MAURICE DUROZIER, mais elle est la plus représentative de sa saisie sans artifices du monde et de ses séquences tempêtes ou accalmies et la plus syncrétique de tous ses talents...Mais, vous ne dites rien, vous n'intervenez pas pour bloquer cette espèce de dérive hagiographique, et après tout c'est par nous-mêmes que nous nous ferons la plus juste opinion de ce qu'est, montre et vaut ce Monsieur Durozier. Ep, là, Ramollissez votre révolte, message bien reçu. MAURICE DUROZIER, accompagne de JOHN NIGLO proposent  "REVES", un spectacle de chansons. Des rêves, des rêves comme s'ils étaient les seuls, ces deux-la à rêver en pinçant les cordes de leurs guitares. Alors là, nous vous devons une précision n'est pas un rêveur ordinaire celui dont l'un des ignames nourriciers est  "L'immobilité se dissout, seul le mouvement demeure", ce vers d'un hymne shivaïque du Vè siècle. Bref, si on nous le permet pour obtenir votre décision ferme d'y être présent. Une soirée de "RÊVES" pour s'affranchir des Gentils organisateur de sommeils. Ce sera à 20 h.

1. Maurice Durozier Parole d'acteur -Edition L'Attrrape-Science, 2014. 

 

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