Met Barran

dimanche 17 février 2019

FOSSA, Voltaire, Beaumarchais et...saint Paul

L'épistolier François de Fossa ne déteste pas tremper sa plume dans une langue culte et moralisante et en travailler la tournure jusqu' au trait de sagesse populaire, coloré d'ironie. Quelquefois, il donne le nom  de ses bons auteurs: Mlle de Scudéry, Mme de Staël ou J.-F. Regnard,  par exemple ou dont il tait le nom ou le murmure à peine:  Beaumarchais, Voltaire....  Une phrase...d'auteur, une expression latine... Les humanités n'ont pas fait défaut à de Fossa, étudiant à l'Université de Perpignan, même si la Révolution devait rompre la poursuite de ses études supérieures. L'Université fut dissoute en 1791.

Dans une note des Archives administratives du Ministère de la guerre (datée de janvier 1823), on lit que "Le capte de Fossa, fils d'un jurisconsulte distingué qui le destinait à la robe reçut son éducation au Collège royal de Perpignan et à l'université de la même ville. Après avoir suivi des cours de latin, de mathématiques, d'humanités, de philosophie, de jurisprudence, il en était à sa 3ème année de droit lorsque l'émigration interrompit ses études et le lança dans la carrière des armes."

 


Voici comme trois aiguilles d'or extraites d'une meule de foin, dans deux lettres de François de Fossa, la première à sa soeur Mme Thérèse Campagne, la seconde à M. François Campagne, son neveu et filleul.


I

"N'est pas toujours femme de bien qui veut"

(Lettre de Madrid 30 mars 1811)

C'est le dernier vers du vingtième chant de La Pucelle d'Orléans, poème en vingt et un chants, de Voltaire. C'est un poème héroï-comique en quatorze chants de paru à Genève en 1752. Voltaire commença à le rédiger en 1730 et en écrivit les quatre premiers chants, pour les compléter jusqu'en 1762, année où il fait paraître la seule version officielle, en vingt-et-un chants. Fossa...voltairien!

II

"Ce que dit Figaro:"gaudeant bene nanti"

(Lettre de Madrid 30 mars 1811)

Il s'agit du détournement ironique d'une expression latine, que l'on trouve "à l'eouvre" à la fin du Vème acte de la pièce de Caron de Beaumarchais La Folle Journée, ou le Mariage de Figaro écrite en 1778 et lue à la Comédie-Française en 1781,

"Acte Cinquième
-Bartholo
Je les connais.
-Figaro, faluant les Sepectateurs
Ma femme & mon bien mis à part; tous me feront honneur & plaisir.
On joue la ritiournelle du Vaudeville. (Air noté)
Vaudeville-
-Bazile. Premier couplet:
Triple dot, femme fuperbe;
Que de biens pour un époux!
D'un Seigneur, d'un Page imberbe,
Quelque fot sefrait jaloux.
Du latin d'un vieux proverbe,
L'homme adroit fait fon parti.
-Figaro
Je le fais...
    (Il chante) Gaudeant bene nati.
-Bazile
Non....
    (Il chante) Gaudeant bene nanti."

 Bernardin de Saint-Pierre  (1737-1814) faisant le "Parallèle de Voltaire et J.-J. Rousseau" écrit que "Leur philosophie embrasse toutes les conditions de la société. Celle de Voltaire est celle des gens heureux, et se réduit à ces deux mots: Gaudeant bene nati. Rousseau est le philosophe des malheureux; il plaide leur cause, et pleure avec eux." (https://fr.wikisource.org/).  La nombreuse correspondance de 1794 à 1811 montre à sa destinataire, Thérèse Fossa, puis Campagne) et au lecteur d'aujourd'hui (début 2019) que de Fossa  est le disciple involontaire de Jean-Jacques.

III
 "
N'ayant rien de nouveau à t'annoncer depuis que je suis marié, et surtout depuis que je suis père de cette manière qu'on est réellement duo in carne una." Lettre de Paris du 8 janvier 1827 à son filleul François Campagne:


L'expression "duo in carne una" provient de l'Epître de Saint Paul aux Ephésiens (Ch V. Verset 31):
Propter  hoc relinquet homo patre & matrem fuan; & adheredit xori fuae erunt duo in carne una. (Pour cela (pour la femme), l'homme abandonnera fon père & fa mere, & s'attachera à la femme, & ils feront deux en une même forme.)

Les essais sur le mariage dans les années 1780 et 90 invoquent fréquemment la Genèse et particulièrement le verset et erunt duo in carne una

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samedi 16 février 2019

Aujourd'hui, c'est... Le Point.

 "Le Point" du 31 janvier 2009. Satisfaction de lecteur : quelques lignes suffisent parfois pour envoyer paître  les moines bourrus qui malmènent nôtre, de vôtre, leur actualité. Deux prélèvements:

I

- (...) "Je me méfie du mot peuple, car c'est toujours un procès de l'individu que je suis, il finit par m'ôter ma liberté au nom d ela liberté de tous, il me dispense du poids du monde pour me charger du poids des cicatrices de mon histoire. Je me méfie de ce pouvoir en mon nom, qui refuse mon prénom." (...).   Kammel DAOUD ( "Je ne rêve pas d'être vénézuelien").

II

- "Il ne suffit pas de comprendre pour excuser. Il s'agit de comprendre et d'expliquer. 9a ne signifie pas que l'on ne condamne pas. Mais je n'aime pas jouere à la conscience universelle. Je trouve ça indécent ". Raymond ARON (1906-1983), Le  Spectateur engagé, 1981.

 

Le Point, dites-vous?

 

Ah Le Point, le Point! Est-ce que nos princes et marquis de la haute gouverne se rendant à Souillac ont eu quelque connaissance et une pensée émue pour la belle aventure éditoriale, toute d'arts et lettres qu'y vécut la revue... Le Point. Souillac, non soyons plus précis et consentons moins à l'éphémère actualité politique, plutôt Lanzac, oui Lanzac, par Souillac. Au hasard des n°s ceux qui se laissent saisir et déloger de leur rangement... un Mallarmé, un Rouault, un Bonnard, un Marquet, un Le Corbusier... Mais encore une livraison sur "Imprimeries clandestines", "Aubusson et la renaissance de la tapisserie", "Les Vierges romanes d'Auvergne", "La Photographie ancienne"...et "L'Art officiel de Jules Grévy à Albert Lebrun".

Le Point, revue fondée en 1926 par Pierre Betz (1899-1969), ami de Robert Doisneau, eut une première existence à Mulhouse (Betz était né à Colmar), et  poursuivit son activité, à partir de 1939, à Lanzac-Souillac (Lot). La revue cessa de paraître en 1962, mais laissant un trésor imprimé, textes et images de 59 n°S. Beau "pécule" patrimonial! Dans le n° de décembre 1947, dont la une de couverture est illustré par les 6 noms de peintres suivants: Desnoyer, Walch, Tal-Coat, Pignon, Gruber et Fougeron, les textes sont signés Georges Besson (Desnoyer & Walch), Raymond Cogniat (Tal-Coat), Léon Degand (Edouard Pignon), Tristan Tzara (Gruber) et Anatalo Jakovsky ("Quelques mots sur quelques tableaux d'André Fougeron")...Une superbe reproduction de la "Liseuse à la casaque rouge" de Desnoyer ouvre le numéro Non le patrimoine de Souillac ne compte pas uniquement des automates, à demeure ou de passage.

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jeudi 14 février 2019

"Aquell bell món"

Fart i refotut de veure's disminuït per la ràbia que d'ençà de tres dies l'està assetjant xuclant-li tot el bé que té, un queixal, brutalment, se li arrenca de la barra per sortir a castigar-la sense cap remordiment. Il la ràbia tomba a terra. Com tots ho podeu observar.

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Es diu que hi ha sastres d'armilles que van molt bé. Ni ha d'altres que es penedeixen no haver llestat el bon color. Vista equivocada, segurament!

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A cops val que, entre dos esparverats, s'hi posi un bon negociador, a cops no serveix de res: no és vol negociar.

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Ahir, vaig anar a un indret que no havia visitat d'ençà de força temps, oh pas massa lluny del lloc on visc, em recordava que era un indret tranquil, meravellós, sempre assolellat, amb un jaç de bones herbes entre tamarius i senills, i bé, un maleït progrés immobiliari n'ha exclòs tot aquell bell món."

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 Valentí en pot pas més, tot el sant dia a estimar l'un a fer pler a l'altre, a comptar riures i descomptar plors (l'amor es fa soci de l'un i de l'altre té) li ha abaixat el cor a la sola de la sabata.

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El xipoter mentider és el pijor de tots. Desgraciadament, no és nota al primer cop d'ull puix que no porta barbeta.

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Amb la teva espasa de cartó si et penses que faràs fugir el Canigó? És ell que et farà còrrer com un llapinot si t'espia amb el seu dolent ull.

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La solitud ens pot dur a termes encara desconeguts, parlo de jo, pas de tu cartògraf ja bastant conegut.

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mercredi 13 février 2019

7 artistes à Canet, 2 poètes à Illse-sur-Tet

Bon an mal an Canet joue sa partition arts plastiques (souvent en excellence) dans sa galerie des Hospices au coeur du village (avenue Ste-Marie). En sachant accueillir et rassembler. Les espaces disponibles le permettent, expositions individuelles, duelles ou de groupe. Cette fois-ci ce sera une exposition avec 7 artistes à l'affiche. Les oeuvres de cinq d'entre eux seront placées dans le rez de chaussée et les oeuvres des deux autres artistes au premier étage.  Un des objectifs (sinon défis) de cette présentation est de montrer des artistes patrimoniaux et des artistes en activité. Donc à la fois mémoire et hommage, et défense et illustration. La plupart de ces 7 créateurs ont eu, à quelque moment de leur biographie ou de leur activité, un lien avec Canet, et plus particulièrement la plage. Ils y ont vécu, travaillé, aimé...Et, à parler clair, ont participé à son développement et à son embellissement. Venons en au fait, c'est-à-dire à l'exposition: Georges Candilis (1913-1995), Férid Muchir ( 1906-1980), Victor Vasaraly (1906-1997), Pierre Saint-Paul (1926-2018); Jacques Poussine (1923-1985) -ceci pour le bas; Piero Cipolat et Isa Soler-pour le haut- deux artistes toujours en activité. Au seul énoncé des noms, on voit que les organisateurs nous veulent plutôt du bien, nous proposent du renom, sinon de la surprise tranchante.  Mais attendons  pour voir. L'exposition démarrera le 22 février et demeurera en place jusqu'au 31 mars 2019. Artistes d'ici et d'ailleurs, liés à l'architetcure et à l'urbanisme, peintres ou céramistes.... Des créateurs originaux, loin des tours d'ivoire et pour certain fondateur d'"écoles" qui ont occupé un moment de la modernité mondiale et ont fait nombre de petits: l'"optical art", le "cinétic art". A Canet plage,  la plupart des jeunes l'ignorent et la plupart des anciens -ceux qui avaient vingt ans en 1960- on marches sur les "marques géométriques et colorées" du visionnaire Vasarely, lorsque l'on déambule sur le front de mer, du côté du Port,

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Un éditeur de poésie, en Roussillon, c'est plutôt rare. Donc faisons part de son existence. Son nom "Paraules" (ce mot catalan assez transparent signifie "Paroles").  Son adresse: Ille- sur- Tet, rue Julien Panchot.  Il s'est fait connaître dès l'an passé et persiste avec une série de titres pour cette année 2019.  Deux de ses prochains titres sont signées par deux auteures qui nous offrent leur premier recueil. Evelyne Mauréso et Isabelle Pujol. Deux noms qui ne sont pas du tout inconnus dans le monde artistique et culturel local et que la poésie accompagne depuis un long temps. Et, un beau jour, le désir du livre, de son propre livre, s'est manifesté. Et la circonstance en a permis l'éclosion. Ça y est! Deux recueils très attendus.

Leur présentation publique se fera à Ille-sur- Tet à la galerie Tretze (13) Treize, rue Ste Croix.  

Le mardi 12 mars à 18 h 30.

Isabelle Pujol présentera et lira des pages de "Lumières acrobates", qui bénéficie d'une préface de l'écrivain Gérard Salgas.

Le mardi 19 mars à 18 h 30.

Evelyne Mauréso présentera et lira des pages de "et si l'autre était toi", qui bénéficie d'une préface de l'écrivain et plasticien Christophe Massé.

Des événements à ne pas manquer.

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dimanche 10 février 2019

"I no, el trobi ^pas"

Josep Sebastià Pons escriu i ens encautiven aquests versos de "Faula d'Orfeu"

L'alba es desperta en son palau de neu;

i bvegessis com l'or d'aquesta trena

allisa entre els meus dits son brill lleuger"

 

La filosofia de carrer de les nafres i de les llagues no té cap fonament socràtic.

Cal vigilar i ordenar el nostre calendari de commemoracions si no es vol, entrexocant els actes, fer-les pols.

No Adam i Eva no és pas la parella patrocinadora del Sant Valentí dels enamorats, acaben d'afirmar Venus i Cupido en un vídeo amb música de supermercat.

Narcís s'admirava en un toll d'aigua quan passà un gos, assedegat, que exhaurí, sota el seu nas, tota possibilitat de perllongar aquesta admiració.

D'un costat del pont ve un poeta (es veu a la boina que porta), de l'altre costat del pont arriba un poeta ( es veu a la boina que porta), arribats a la meitat del pont, les deues boines se creuen sense saludar-se, ambdós capficats a trobar... abans d'atènyer la sortida del pont... les dues rimes que , vinguda l'hora solemne, li ompliran de ginesta d'or tota la casa...

Les camises dels tossuts s'ensuen més que les camises dels manyacs amb blancor de lliri.

I què fas aquí, aclapat, hauràs perdut, belleu, quelcom. Sí, cerqui un ressort especial per refistolar el món, un cop per sempre. I el trobés pas, eh!... I no, el trobi pas.

La guerra entre els parpallols i les papallones data pas d'avui. Remunta lluny. N'hi ha que diuen que la cosa va començar força abans que l'Home, aquest fotral d'animal inventés el foc.

El teu ramatge no m'impressiona. Jo també tinc cinc plomes de color.

Confonguis pas (qüestió de lleugeresa d'estil)  el delit de la cabra amb el delit de la cérvola..

 

Agustí Bartra deia del poeta (i la seva obra segueix dient):

"Avances amb el mot que el vent diu a la fulla,

El mot que ve del llamp i acaba en el colom" (Coral a Lluís Companys, per a moltes veus)

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samedi 9 février 2019

Flâneurs.

Mi- hibou mi-taupe

com tout un chacun

accroché à ses heures.

 

Dites leur...

Montrez leur...

Poussez les

       vers la sortie,

le temps n'est plus au beau.

 

Votre sincérité,

Je m'interroge,

de carton pâte

ou de cuir véritable?

 

L'espace déteste,

sachez-le,

flâneurs des villes

et flâneurs des champs,

se voir réduit

à un cercle ou même

à une pyramide.

L'espace n'aime pas

la limite qui l'engonce.

 

Ils évoquaient,

joyeux comme deux enfants,

la fontaine d'eau bleue, où

ils reprenaient des forces

après leurs courses folles

sur le grand chemin des amandiers.

 

Identitaire rime avec dentaire.

Méfions-nous des arracheurs de dents,

quelle que soit la couleur de leur gilet,

adorateurs de la Carie.

 

Après les guerres,

des attentes de guerres,

marinés à des discours de paix.

tout est affaire de cuisine.

 

Certains poussent

des cris d'orfraie

malignement

tout simplement

pour se mettre à l'abri.

 

Carriériste minimaliste

jusqu'à l'infinitésimal,

et pas pour rire.

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vendredi 8 février 2019

Comelade, Figueres et Esteve à Gérone

Le musicien Pascal Comelade et le chanteur Pere Figueres avaient donné un mini-concert dans le patio de la "Casa de la Catalanitat", lors du vernissage de l'exposition dite "55 URNES per la Llibertat".

Cette exposition itinérante avait été lancée à Bruxelles et après avoir été vue à Perpignan et Barcelone termine, ces jours-ci, son "passage" à Gérone. Elle sera marquée ce  prochain jeudi par un concert final avec Pascal Comelade et Pere Figueres à l'affiche, mais cette fois-ci, ce sera un "duo" renforcé par le guitariste Gérard Méloux, le chanteur Simon de Céret ("Mme Gala") et cerise sur cet alléchant gâteau d'arts croisés, le plasticien Roger-Cosme Estève qui y reprendra sa mémorable profération d'"IMPROPERIS", une performance qu'il créa il y a quelques années au Musée d'Art Moderne de Céret et qu'il a "offerte" à des publics enflammés ou médusés, en divers endroits comme au Musée d'Art Roman de Cabestany.  Il s'agit d'une pièce patrimoniale et tellurique.

Le concert aura lieu le 14 février à 7 et demie (2/4 de 8) AUDITORI Josep Viader, Casa de Cultura. gérone.

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On va se la jouet Poète à ILLE/TET

Il y a comme un avant-courrier de parfum de Printemps des Poètes. Et l'on s'affaire un peu partout dans le département. On ne peut parler de tout, ni de tout le monde (urbain, rural, ou fifty-fifty) se plaint un pieux journaliste des causes littéraires et consorts. Sois donc partisan, me souffle l'esprit de la Tet et choisis Ille (Isle) de Tet. Dans cette ville, à parcourir l'épais dossier qui a mis k.o. ma boîte à lettres, on va se la jouer très... poète, "pouete", "poeeeteu" et "pouetpouet". Un programme sans équivalent, taillé dans un patron de grand événement soutenu par la municipalité.  Deux entités y ont la main: "La Casa Samsó" et "El Taller". Une entente pour célébrer les " 21 ans" du "Printemps des Poètes". Une manifestation nationale (avec une affiche 2019 signée du grand Bilal) et pour laquelle l'"hexagone" n'oublie pas que l'on y écrit en français mais aussi d'autres langues (catalan, occitan, etc...). Une ouverture qui en accroît l'aspect attractif et la densité événementielle. A Ille on n'y va pas de main-morte. La manifestation y prend le titre bien inspiré de "L'Illa dels poetes 2019".  Ele s'étalera en trois lieux du 26 février au 30 mars et sera marquée par... 9 soirées et 3 expositions. Un très original festival de poésie que l'on espère de...haute volée. Il est dédié à la poétesse Simona Gay (1898-1969),

-Mardi 26 février. Médiathèque Josep Sebastià Pons. (5 rue de l'Egalité) 20 h 30.

Vincent Roca présente son spectacle "De A à Z" ou "abécédaire aléatoire."

Vendredi 8 mars- El Taller (13) Tretze (13 rue Ste-Croix) . 18h 30.

Chantier d'écritures: Pere Figueres, Gabriel Groyer, Didier Manyach, André Robèr.

Mardi 12 mars. El Taller. 18 h 30.

Lectures, vernissage.  A l'occasion de l'exposition (jusqu'au 17 mars)  des peintures et poésies visuelles de Michel Destieu, liront des poèmes, le peintre lui-même, Isabelle Pujol, Jordi Sales et Joan Pèire Tradiu.

mercredi 13 mars. Médiathèque (jusqu'au 30 mars)

Exposition Poésie visuelle. travaux des élèves des écoles d'Ille -sur- Têt, Néfiach et... Millas

Vendredi 15 mars. El Taller. 18 30

D'ailleurs. Lectures de Mais-Alain Karfoul, Julien Blaine, Vincnet Calvet, Louis Art, Julien Boutonnier.

Mardi 19 mars. El Taller. 18 h 30.

"et d'aquí". A l'occasion du vernissage de l'exposition "Regards croisés-Poésies visuelles" (jusqu'au 29 mars) de Laetitia Costa et André Robèr, liront leurs poèmes Laetitia Costa, Evelyne Mauréso, Denis Rambour et Joan Pere Sunyer

Mercredi 20 mars. Médiathèque Josep Sebastià Pons. 16 h 30

Nicolas Vargas présente un spectacle tout public, un contre-lecture poétique sous le titre de "Les oiseaux moins le quart".

vendredi 22 mars. Hospici (10 rue de l'Hôpital). 18 30.

"Dones poetes". Présentation de l'ouvrage collectif "Aigües sempre vives" (ed. Paraules) par 6 co-auteures:  Ester Aguilar Miró, A. Adrell, Maîté Barcons Reniu, Cristina Giner, Mariela Olive, Coleta Planas

vendredi 29 mars. El Taller. 18h 30.

Hommage au poète Charles Greiveldinger(+2018). Lectures de textes tirés de quatre de ses recueils publiés aux éditions K'A et Paraules.

samedi 30 mars. 10 h30. Médiathèque communautaire Josep Sebastià Pons.

Petit déjeuner poétique sur le thème de "La Retirada".

Amis d ela poésie, poètes vous-mêmes mais encore non invités, vous trouverez bien sur ce calendrier "marsien" très nourri une soirée à votre convenance et prendrez la route vers Ille sur Tet.

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Dispzarition du mosaïste ISAAC MIZRAHI

Isaac Lizrahi, une figure très discrète et pourtant bien active du paysage artistique catalan et régional vient de disparaître à l'âge de 85 ans. L'artiste de la rue des Potiers, le peintre et mosaïste que la galerie Thérèse Roussel fit découvrir au public en 1971 avec des huiles et des gouaches informelles mais riches en couleurs, et à partir de 1981 avec des mosaïques qui contribuèrent à mieux faire connaître cet art à la fois intime et monumental, venu du fond des âges de la Méditerranée. Né au Liban en 1934, Mizrahi, venu en France, suivit aux Beaux-Arts de Paris une solide formation à la technique et à la symbolique de la mosaïque. Il s'installait au début des années 1960 en Roussillon et plus précisément à Perpignan. Son entrée en Roussillon, il l'a signée, pourrait-on dire, avec une oeuvre décorative de façade, à l'entrée de Salses le Château, en venant de Narbonne. Depuis cette époque, il travaillait répondant à des sollicitations de particuliers ou de collectivités, dans le département et hors département, parfois associé à des architectes dans le cadre de construction publiques bénéficiant du I%. Parallèlement, il s'attachait à un travail plastique plus libre dont l'essentiel aura été montré à la galerie Roussel, de la place Després et dont le couronnement aura été - pour ses 80 ans, son exposition à l'Espace Maillol du palais des Congrès Georges-Pompidou de Perpignan en juillet 2014. Mais bien avant cette consécration municipale, il avait attiré le regard des amateurs et des tenants de l'expression publique et urbaine de l'art. C'est ainsi qu'en 1993, il signait une pièce monumentale qui se trouve au bord du parking du Lydia et au début de la célèbre Allée des Arts de Por-Barcarès. Où le soleil a rendez-vous avec la mer... Rendez-vous qui est l'une des plus belles choses arrivées et que les visiteurs sensibles ne cessent de photographie et filmer. Mizrahi est également l'auteur d'une oeuvre forte en hommage au sculpteur Rodin, à Saint-Cyprien...L'Association "Rivages des Arts", créée par Henri Sagols, attentive à ce qui se faisait d'original, de nouveau et de fraternel, fit de Mizrahi l'un des vingt artistes représentatifs du dernier tiers du XX° siècle, qu'elle offrit en 2000 au public au rez-de-chaussée du palais des Congrès. Par la virtuosité du placement des tesselles, ses aménagements de courbes et contre-courbes (avec parfois des "intentions" d'oiseau), son dialogue avec la lumière, toujours changeante et mère de sensations renouvelées. Les oeuvres de Mizrahi  quand ils nous ait donné d'en rencontrer ne sont pas des oeuvres que l'on abandonne sitôt vues mais des oeuvres qui invitent à la contemplation et à la méditation. Car porteuses de culture, d'imaginaire et de spiritualité, car objets poétiques autant que décors architecturaux. Ce n'est pas un hasard si le mosaiste a retrouvé le poète Jean-Louis Roure (l'un des premiers admirateurs de Mizrahi) dans un ouvrage de bibliophie, paru en 2011 dans la collection "Art Cartró" des éditions Trabucaire.  Créateur fidèle à la galerie Thérèse Roussel, un long compagnonnage mais aussi à toute une région où il a apporté la magie de ses cailloux gorgés de méditerranée orientale. Qu'ajouter à ce modeste aperçu d'un homme et de son oeuvre sinon qu' homme de bon propos, et de passion, Isaac Mizrahi avait le sourire et la gentillesse du sage.

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mercredi 6 février 2019

SERGE BARBA en conférence à BAGES

De nombreuses communes du département commémorent ou vont commémorer le 80 ème Anniversaire de "La Retirada" (exode et exil des républicains espagnols). La ville de Bages en Roussillon est de celles-là. Offrant au public local et visiteur une riche et bouleversante exposition sur la "Maternité d'Elne" dont l'histoire humanitaire et le nom de son initiatrice exemplaire Elisabeth Eidenbaz, sont aujourd'hui connus, dans le monde entier."Un berceau d'humanité au coeur de l'inhumanité". Exposition bouleversante mais aussi marque de solidarités. Afin d'en compléter la connaissance et la symbolique d'espérance rassemblée autour de sourires d'enfants, les organisateurs de l'exposition ont fait appel à  une voix autorisée Serge Barba qui naquit en cette "Maternité" et a signé une contribution remarquable (parue aux éditions Trabucaire) sous le titre "De la frontière aux barbelés. Les chemins de la Retirada 1939".  Serge Barba, enseignant à la retraite,  sait de quoi il parle: réflexif et engagé. Par ailleurs il a présidé pendant plusieurs années, l'Association Fils et Filles de Républicains Espagnols et Enfants de l'Exode (FREEE).

Cette Conférence, annoncée sous le beau titre costnérien "Et au milieu se dresse La Maternité Suisse D'Elne" aura pour cadre non la Casa Carrère où a été accueillie l'exposition jusqu'au 27 janvier mais, la Médiathèque  Joan Pau Giné, proche de l'Hôtel de Ville. Elle sera donnée ce samedi 9 février et débutera à 18 h très précises. Elle sera suivie d'un court-métrage et de quelques témoignages. L'entrée est libre.

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Toujours dans le cadre des 80 ans de "La Retirada", la Maison de la Catalanité de Perpignan inaugurera le vendredi 15 février à 18 h 30 l'exposition "MAUTHAUSEN CHRONIQUE GRAPHIQUE/ MAUTHAUSEN CRÒNICA GRÀFICA".  L'exposition à laquelle invitent le Conseil départemental des P.O. et le Centro Espagnol des P.O.  est réalisée en collaboration avec le "Museu d'Història de Catalunya". Elle restera ouverte au public jusqu'au Ier mars, du lundi au vendredi, de 9 h à 12 h et de 12 h 30 à 17 h.

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