Met Barran

samedi 18 novembre 2017

"Parada de caravana"

Els hi explicava que, de cap manera, la seva pròpia fe no s'agenollaria davant la seva, que, de cap manera, no s'allistaria a ells, i ells... com si l'entenguessin sense recórrer a cap traductor electrònic, li van respondre que no es posés en l'estat de ràbia i de gesticulació en el qual el veien, que no n'hi havia per tant, que ells venien no es recordaven d'on i que només paraven un moment, li van respondre, un major rabassut i després un menor gegantí, que cessés d'acorralar-los amb unes explicacions, qui sap sincers, però i injustificadament exaltades i negatives, car ells no l'hi havien demanat res, sols li havien preguntat on podien parar-se i que no comptaven amb ell per res més... ell... erradament... amb la precipitació d'un poruc... sorprès per un xiulet de colobra, s'hauria cregut que els hi feia menester com una presa a un ocell de rapinya, què no es podrien passar d'ell, però no era el cas. "No et volem; som nosaltres que no et volem. No et perdis en explicacions ardents i ploricones: com si fessis servir llàgrimes i sanglots com últims arguments. No et volem! Queda't en aquest banc de pedra, tocant la bardissa de vells llorers, aprofita aquest repetell del sol, passa't l'hora bona, endolceix el teu to, canvia la camisa suada que et pesa a l'espatlla, i mira... si pots, si... els teus ulls no els emboira cap ira ni lleganya, veuràs com estem ja ben distanciats de tu, i com apassionats i segurs tirem endavant amb la fe de qui busca camí amb sortida, sí que t'havíem entès immediatament, i de com tu moltíssims n'hem encontrat en la nostra peregrinació, no tenies necessitat de tanta comèdia en explicacions, verificacions i justificacions "que si per això que si per allò", tots aquests aglutinats en un no rotund. No et volem i et deixem, digué un cant coral, al davant les cendres del teu foc de munió d'explicacions, ardents i ploricones -cap no podia convèncer-nos puix que no et volíem, digué el major rabassut, i no t'hem volgut, repetí el menor gegantí. Si queda't sol sobre aquest banc de pedra, tocant la bardissa de vells llorers, solet desproveït de tot regal de paparazzi que et faria testimoni de la faç que fou la teva enfront de nosaltres, enrogida i arrugada per la feina repetidora de les teves negatives. Com si t'amenaçàvem i temies no sobreviure. No et demanàvem res, sols com s'anomenava el nom de la parada de la nostra caravana.

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jeudi 16 novembre 2017

Les deux hantises

Du côté de chez Sophocle, Créon: "Seul le temps est capable de montrer l'honnête homme" et Antigone "Nul ne dira de moi, que je l'ai trahi".

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Tous les marins ne s'appellent ni Oh! Hisse ni Ulysse. Tous ne sont pas des pirates ou des passeurs esclavagistes. Ni toutes les mers sont des ogresses.

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Il leur dit...mais je ne suis pas expert.-Ah!...vous n'êtes pas expert, mais vous ferez bien un effort.-Bien sûr...mais dites-moi à quelle galerie je m'adresse. -A toutes, ici, nous sommes contre toute discrimination, ségrégation et...séparatisme. D'accord! Dois-je cependant leur dire, à eux et à elles, que d'expert je n'en suis pas...-A quoi bon! Ce qui compte c'est l'expertise pas la qualification estampillée ou usurpée de l'expert...

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Bien réfléchir avant de choisir ta foule, celle qui bêle ou celle qui beugle?

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L'engeance des scieurs d'espoirs n'est pas près de disparaître.

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Le mot riche ne veut rien dire, remplaçons-le par celui de nanti.

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Les nuages de fumée des peaux-rouges d'Amérique alertaient, les nuages de fumée de nos politiques, en galoches ou en bas de soie, embrouillent, cachent, détournent: "ce sont eux, c'est pas nous!"

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Les faussaires de la langue n'aiment pas celle des tragédies de Racine. Inutile d'en faire un plat. Contentons-nous de ne jamais les inviter à notre table.

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Ah! Parce que vous croyiez que son ego allait se satisfaire d'une paire de nanofictions?

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Il est des leaders politiques aussi peu respectueux de la démocratie qu'ils en jouent comme si elle était ronde comme un ballon de football ou ovale comme un ballon de rugby, quelque soit le nombre de joueurs par équipe.

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La chanson, le théâtre, le cinéma se nourriraient-ils de nos malheurs à chaud plus qu'ils ne les combattent et adoucissent?

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Qui est le plus content des dernières enchères, Jésus ou Leonardo?

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Nos indigences mythologiques font de nous des errants et nous ignorons ainsi tous les trésors et terreurs de la caverne.

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Si la laïcité savait se passer d'idolâtres on ferait une sacrée économie des laïcards.

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Chacun.e de nous,dans son petit coin et coin-coin, fait ses pâtés et ses palais. Il le faut bien puisque rien et personne ne nous dérangent.

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Le grand décalé, anachronique sans égal continuait à penser que les mots étaient l'épée et le bouclier qui le protégeaient, qui le gardaient.

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Je rabote tout billot de bois à ma portée pour l'amour des effluves de copeaux.

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L'espace comme le temps nous jouent de sacrés tours et que l'on ne me parle pas de cet espace-temps où tout serais mieux, plus léger, plus beau, plus durable: toi et moi au coin d'un feu.

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A force de verser dans les controverses, il passa du divertissement à l'ennui pour, enfin, s'éteindre.

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Du refoulé cogne dans nos mémoires.

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Que le regard de l'autre t'éclaire, mais ne t'éblouisse pas. La route est longue.

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Il existe des "mondiaux" pour ceci, des " championnats" pour cela, des "jeux olympiques" pour et ceci et cela, et des "coupes" à l'avenant, ne pourrait-on organiser des compétitions pour sortir les gens du désespoir, de la précarité, bref de la mouise mondiale, nationale, régionale et "paroissiale"?

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Il sentit son coeur battre comme jamais...Elle l'avait regardé... d'une si douce manière. Imaginez une jeune libellule qui se pose sur de l'avoine sauvage!

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Nulle part n'est pas le pays de Cocagne.

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Un oiseau de mauvais augure s'est posé sur l'une de mes épaules. "Je m'appelle Vieux Jacquot!" -m'a-t-il dit. Accentuant mon tourment.

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Il faut s'en aviser très tôt,  les concepts de grandeur et de profondeur sont relatifs. Ainsi peut-on laver sa tête de deux hantises, celle du "toujours plus haut" et celle du "toujours plus bas". Le pinacle et le trente-sixième dessous !

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Son nom change d'un temps à l'autre comme d'un contient à l'autre, mais ne me dites pas que vous voyagez... sans cocher.

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Un frisson parcourut son dos comme une boule bien frappée le tapis du billard.

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Je suis sans doute le poète auquel la lune a posé le plus de lapins.

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mercredi 15 novembre 2017

Françoise Héritier n'est plus, son Goût des mots demeure

Une grande dame, Françoise Héritier, vient de nous quitter ce 15 novembre. Le monde de l'anthropologie est en deuil. Elle aura été comme l'alter ego féminin de Claude Lévi-Strauss. Femme de science et humaniste jusqu'au bout de ses rêves. Femme de laboratoire et citoyenne. Mais également une épicurienne du langage, envers et contre tous les lieux communs, amoureuse du dessus comme du dessous des mots et de la ribambelle de leurs réseaux... Pour comprendre les bonheurs ou les ratés des expressions, d'une émotion, d'une idée, d'une suggestion, d'une affirmation. Pour se convaincre comment une langue (maternelle d'abord et toute autre aussi apprise) structure nos façons de percevoir, de concevoir et d'être. Et que l'on ne se débarrasse pas de sa.ses langue.s comme on change de paires de chaussettes. Langue jouissive jusque dans ses (ineffaçables) atavismes expressifs: condition d'inter-compréhension ne serait-ce que dans les espaces poétiques, ludiques, malicieux.

François Héritier n'est plus. Elle avait 84 ans et, pour nous lecteurs occasionnels ravis, nous laisse "Le Goût des mots" dont elle a fait le titre et la pulpe d'un charmant, délicieux, tonifiant et indispensable ouvrage qu'elle signa en 2013 chez Odile Jacob. Page 54  nous lisons: "Rhododendron est un dragon bouffi qui a trop de pattes et pas assez de feu". Page 55: "Lamentable est un pauvre chien pouilleux". Page 59: "Saperlipopette fait la culbute cul par-dessus tête". Page 61: "Balai est un balèze qui se tient raide." Page 64: "Querelle est un derrière de lapin qui court dans l'herbe". Page 65: "Anachorète garde des brebis et porte des braies." Ce n'est là qu'un bien léger échantillon d'un livre qui recense, détaille, énumère comme pour dresser un glossaire, ou annexe de notes mais qui ne sont ici présentées ni alphabétiquement ni numérotées. Des figures, des clichés, du "tout-fait". Autre échantillon dans un tout autre registre: Mère au bord de la crise de nerf, récit

                 "Ce gamin est plus éveillé qu'une portée de souris. Il tuerait père et mère pour n'en faire qu'à sa tête. Il faut voir comme il se débat comme un beau diable quand on le prend à rebrousse-poil. Pourtant, à le voir, on lui donnerait le Bon Dieu sans confession, quand il fait sa voix douce comme un petit Jésus en culotte de velours...Ses manières sont cousues de fil blanc, mais ça marche, avec un sourire jusqu'aux oreilles...Mais il a le diable au corps, il ferait se battre des montagnes. Joli comme un page pourtant et apparemment tranquille comme Baptiste, mais il vous en fait voir de toutes les couleurs. Lui faire les gros yeux, c'est comme parler à un sourde. Il file sans demander son reste ou vous raconte des histoires à dormir debout. Il saute comme un cabri, ne tient pas en place et il rit sous cape quand il peut jouer les chiens dans un jeu de quilles. Il vous fait tourner en bourrique. Il faudrait lui boire dans la main. Personne n'est à la noce avec lui. Si on lui passe un savon de première, il s'en moque comme de sa première chemise. Il fait parfois des yeux de biche et sa chattemite, ce qui vus fait fondre. Il vous saute au cou et vous embrasse comme du bon pain. Ah! il sait vous mettre sur le qui-vive et vous faire marcher, le garnement? (pages 100 et 101).

                 Un régal du prêt-à-porter. Fait main, comme de la broderie, ou du tissage, de la mosaïque ou... de la musique. Une dentellière du ready-made. Mais il y a encore bien plus dans ce thésaurus (non exhaustif car chaque lecteur peut y ajouter ses biens propres langagiers, des pages à la fin du livre sont prévues à cet effet). "Le Goût des mots" est un livre qui fait du bien, tant sur le plan lexicographique que sémantique. Car s'il oeuvre sur un fonds ou viatique de langue commun, il le fait avec des connotations personnelles et des échos émotionnels singuliers: ceux de Françoise Héritier l'auteure. Un livre propédeutique à la vraie connaissance, et de consolation face aux exercices littéraire plats.

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lundi 13 novembre 2017

Au bout de ses peines

Il est des lendemains qui ont déjà pris leur décision. Ils ne nous attendrons pas.

Nous ne touchons aucun dividende de société à responsabilité ésotérique.

Il y eut un défilé d'images révolues sans accompagnement de fanfare. La rue était jonchée de confetti de larmes.

Que penser d'une campagne médiatique qui culpabiliserait plus qu'elle ne responsabiliserait.

Faut-il à tout instant régler des comptes, ne pourrait-on les apurer une bonne fois pour toutes...autour d'un vin chaud par exemple.

Il n'y avait aucun doute: il n'avait pas été à la bonne école. Il lança son disque et rien... pas un "pelo" d'or en retour. Il abandonna la chanson pour le sport.

Toutes les feuilles aiment le vent, celles qui se balancent, celles qui s'envolent, celles qui tourbillonnent et même celles qui dansent sous la pluie.

Qui n'a pas sa journée ornithologique: le vieux retraité qui songe aux nids de son adolescence, le lecteur de Prévert qui rejoint la fratrie des libérateurs des serins encagés, le voisin du septième qui se prend pour un rossignol, l'interviewer de mouettes en colère, le chasseur dont les trois coups manquent le perdreau et celui dont le nez est disgracié par une tombée de guano....

L'aurore, ce matin, n'arrivait pas à prendre goût à son lever, je lui ai frotté les lèvres avec trois gouttes d'armagnac et son visage, peu à peu, a pris sa pigmentation lumineuse.

Vois-tu... mais peut-être ne l'auras-tu pas encore?... je souffre d'une affection étrange, bizarre, qui sait ? peut-être incurable: Je bâille toute la journée aux corneilles.

Le fataliste a beau être un crâneur, il n'est pas pour autant à l'abri "des serpents qui sifflent sur nos têtes"

La finesse est l'apanage de celles et ceux dont l'intelligence passe par le chas d'une aiguille. Je ne suis pas fait de ce fin lin mais d'un épais coton comme, comme il se dit.

M'est-avis que l'amour n'est pas ce que l'on en dit, chante, écrit, ou rit ou pleure? Mais mon avis est celui d'un chardonneret esseulé.

Ce qui doit nous séduire dans l'introuvable c'est son incitation à poursuivre la recherche, à renouveler méthodes et outils.

Baisser les bras n'est pas moins défaitiste que baisser la tête, lorsque l'on a de gros bras comme ceux de Popeye et une tête à l'aune rabelaisienne.

La nudité des ombres me cille et m'empourpre.

Avec un miaulement codé le chat de la maison a réclamé son rab de croquettes. A quoi bon le lui disputer si l'on se dit partisan d'une pax domestica.

Apprends à ajouter le iota qui fait défaut et à retrancher celui qui est de trop au texte que tu es en train de lire et tu verras que le sens que l'auteur y a placé t'éblouira et limpide et juste, de quoi te permettre de persévérer dans la lecture.

Faire un tri dans les idées reçues, qui peut nous le reprocher dans le camp de la pensée libre, époussetée par l'esprit critique.

Se donner des allures de gentilhomme n'a jamais permis d'être un gentilhomme. Cela signifie simplement qu'il peut se faire qu'un valet soit, en comédie, un bon imitateur. 

Non, il ne suffit pas de poser des questions? Il est bienséant qu'à un moment on se plie au commun devoir d'aller à la mine, de gratter, de creuser, d'avancer vers un clignotement de réponse.

D'avoir lu Machiavel serais-je le meilleur prince de ce temps? disait un joueur au bout de ses peines.

Il est des certitudes aussi embarrassantes que des fers aux pieds.

L'ineptie peut séduire et même faire sauter jusqu'au plafond mais jamais, ô grand jamais, convaincre!

En nos temps d'abondance communicationnelle, la plupart des fruits de nos enquêtes sociétales sont comme les fruits de nos vergers, ou cueillis trop verts ou déjà blets-sur la pente du putrescible.

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jeudi 9 novembre 2017

ROGER GRENIER (1919-2017) Perpignan, ville compliquée...

Dans "Un air de famille", un de ses livres paru il y a une quarantaine d'années, ROGER GRENIER qui vient de nous quitter à l'âge de 98 ans, évoque la ville de Perpignan, quelques lignes aussi belles qu'émues qui méritent d'être rappelées en guise d'hommage au grand, probe et discret écrivain, essayiste et éditeur (Galklimard). Une haute conscience au long cours de la Littérature!

"Perpignan. Cette ville-là, je la connaissais mieux. Après l'inévitable avenue qui descend de la gare (les villes ne commencent vraiment qu'au-delà de cette avenue), je trouvais la place de Catalogne, et les quais, jusqu'au Castillet. Puis je m'enfonçais dans les petites rues, par la Loge, et je montais parfois jusqu'à la citadelle, le palais des Rois de Majorque. Ville compliquée, tortueuse, mais où il était facile de retrouver son chemin, grâce à la déclivité. Ah ces heures, elle était pareille à un décor de théâtre après le départ des acteurs.

Une fois, pourtant, je ne sais plus, à quel endroit précis, je revois seulement un jardin public et les quais, je trouve une sorte de salle de bal illuminée d'où s'échappait une musique très gaie, très rythmée. On entendait aussi les pieds des danseurs, sautant sur place en faisant résonner le plancher. Une musique qui évoquait les chevaux de bois, les manèges qui tournoient, pontant et descendant. Un air qui devait plaire et que l'orchestre jouait et rejouait sans fin, tandis que je restais dans l'ombre du jardin public, ne pouvant plus m'arracher à cette musique, aux lumières qui soulignaient si cruellement ma condition d'alors. Mon bref passé avait tout de même connu quelques fêtes. Et maintenant, c'était comme si l'on me mettait sous le nez tout ce que j'avais perdu. Des garçons et des filles sortaient par moments du bal, montaient en voiture, démarraient dans un bruit qui, un instant, couvrait la musique. On sentait que, pour eux, la nuit n'était pas finie, qu'elle allait poursuivre autre part son cours joyeux, galant, imprévu. Tous ceux que j'apercevais étaient jeunes, mes contemporains.

J'ai revu souvent cette heure, au cours de ma vie, sans tristesse ni amertume, avec plutôt le genre d'émotion que provoque un film sentimental. Et sur le moment, c'est étrange, je crois bien que je ressentais cette fête comme si elle appartenait déjà au passé, comme si elle ne prenait son vrai sens que vue d'un avenir lointain, quand, pour les danseurs, la vie serait jouée, et qu'ils pourraient mesurer leur part de bonheur ou de désastre à ce bal de leur jeunesse. Pour eux, et pour moi aussi, cette nuit tenait dans ses mains les fils du temps." (ROGER GRENIER, "Un air de famille", Gallimard, 1979, pp 132-133)

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mercredi 8 novembre 2017

MATANYA OPHEE IS DEAD: Il avait découvert François de Fossa

Le guitariste, musicologue, collectionneur et éditeur Matanya Ophee est décédé1 hier soir à Bexley, dans l'état nordaméricain de l'Ohio, au Zusman House Hospice du Wexner Heritage Village. Il était âgé de 85 ans. Matanya Ophee était une éminente personnalité, très active et écoutée, dans le monde de la musique classique. A Perpignan son nom est attaché à celui de François de Fossa (1775-1849), compositeur qu'il a tiré de l'ombre par ses recherches à la fin des années 1970. Dès 1981, en glissant dans une publication sur Boccherini, la première biographie du compositeur perpignanais, avec son premier portrait (peint) et une liste des pièces alors rassemblée. Tel un coup de foudre amoureux!  Matanya a édité depuis cette date et mis sous les yeux des professionnels et amateurs de la guitare, une grande part de l'oeuvre (faite de compositions propres et d'arrangements). Les publications aux Éditions Orphee (installées à Colombus, Ohio, en 1984) ont donné lieu à des interprétations: concerts et enregistrements. Matanya, dont le chapeau, les bretelles et cigare appelaient autant à la sympathie qu'au respect d'un personnage d'autorité avait une affection particulière et sincère pour Perpignan la catalane, certes parce que c'était la ville natale (hometown) de celui qu'il avait tiré de l'oubli, ce guitariste et compositeur qui s'était fait applaudir à Madrid comme le "Haydn de la guitare" dans la première décade du XIX° siècle, mais affection aussi parce qu'un professeur du conservatoire de cette bonne ville de Perpignan, le probe et lumineux Juan Francisco Ortiz1, croisé à l'occasion d'un symposium en Europe centrale et auquel il avait parlé  de la musique de son compatriote, s'y intéressa effectivement et, conquis, fut le premier en France à enregistrer (en janvier 1996 au Castillet) un CD de solos du désormais "Maître de Perpignan".  A la tête des Éditions Orphée, le déjà très regretté Matanya aura réalisé une fort imposante contribution au chapitre de récupération et de la valorisation d'un patrimoine et de ses trésors comme au chapitre de la découverte et de la diffusion de créations contemporaines. Une notabilité véritable de la musique classique et un grand avocat de l'instrument de la guitare, son exécution et son enseignement. Né en 1832, en Palestine, devenu israélien, puis américain, pilote en Israël puis aux États-Unis jusqu'en 1988, mais passionné de guitare de son adolescence jusqu'à sa mort, et excellence reconnue dans son métier aux quatre coins du monde. Ce n'était donc pas un mince honneur que de voir M. Ophee (sollicité dans le monde entier) se déplacer de l'Ohio jusqu'aux Pyrénéens-Orientales, de s'envoler de Colombus pour atterrir à Perpignan ou Palau del Vidre, et ainsi par trois fois mettre sa science, son charisme et sa générosité au service de trois mémorables manifestations qui ont aidé à élargir et approfondir la connaissance de la vie et l'oeuvre de Fossa, pionnier de la guitare romantique et de la qualité du son plutôt que de la dextérité technique. (Du vivant de Fossa, la guitare était considéré comme un instrument ingrat, dont il fallait hausser le crédit). En 2005, ce fut le colloque de Palau- del-Vidre2, en 2015, un deuxième colloque à Perpignan3 (10 oct. Archives départementales) et en 2017 à la "Journée François de Fossa" (31 août, jour anniversaire de naissance), malgré un fragile état de santé. Il était accompagné à cette occasion par Magarita Mazo, son épouse, éminente musicologue et professeure de l'Ohio, spécialiste de Stravinsky et Chostakovitch ainsi que de la vie musicale de la Russie post-soviétique mais que la tendresse de Matanya avait réussi à associer au nom de Fossa

BILL TATRE

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1. L'information nous est parvenue par un courriel de Pierre Coureux contenant ce faire-part:


"This is Matanya's wife, Margarita Mazo. I'm writing to inform you that, after a difficult five-month battle for his life, Matanya passed away on Monday evening at 6:00 p.m. at the Zusman House Hospice. There will be a Celebration of his life on Sunday, November 12 at 3:30 p.m. at the Synagogue of The Wexner Heritage Village, 1151 College Avenue in Bexley, Ohio. All are welcome to attend. In lieu of flowers, donations may be made to the Zusman House at Wexner Heritage Village at the address above."

2.Au château où eut lieu le colloque, Matanya lut en français une communication intitulée "A la reherche de François de Fossa".

3. Aux archives départementales, le texte lu également en français était: Où donc, vers quel insouoçonnable paradis se sont envolées toutes les notes du guitaristes?

 

 

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dimanche 5 novembre 2017

"I si plou, què?"

L'ignorant no pot ni sap mentir.

No suporto qui, amb toga despectiva, em pregunta "Quin interès trobes a expressar-te en una llengua minoritària?". Una manera ben desimbolta d'abordar la qüestió lingüística catalana, desimbolta i maculada per un deix ben evident d'arrogància pragmàtica. Al contrari, acullo amb simpatia una pregunta en braços de camisa, menys economètrica epicúria i eròtica com aquesta "Quin plaer trobes a fer servir una llengua regional?"

L'homogeneïtat del món no es troba a les vigílies d'imposar-se, a desgrat del que diuen els que van pits oberts i porten samarretes de moda i que menyspreen els que duen armilles estrictes d'ahir.

Com, encara no ho sabeu i com es fa que cap dels tants i tants dels qui podien assabentar-los no els hi han dit -ni tres paraules aperitives! Però com, vosaltres els llestos, els espavilats, els atrevits, en aquell moment de sobirania, no us vau adonar del que cantussejaven els àugurs que no n'existien dos que us podien salvar dels llibres d'història, sinó només un i aquest únic Salvador, sóc jo, l'Oblit.

Fes-li vores, i t'ensenyarà l'art clàssic del carxot i del giramosques.

Tria malvolent, o et poso en el sac o et tiro a les serps.

Treure les bèsties dels circs i posar-les en parcs animalers, potser no serà de les pitjors decisions per llur felicitat, però quants domadors es condemnen a parar d'exercir, com a models d'art i destresa, i quantes bèsties ferotges no domades s'evadiran demà o passat demà de llurs reserves i vindran, igual bàrbars amb barba negra o rossa, a raptar un punyat de nosaltres, humans de qualitat també salvatge, per servir-les-hi de... joguines cada cap setmana.

A un Senyor no li convé caminar sobre la vorera estreta de la carretera. El que exigeix és anar per l'ampla carretera. Vol dominar-la: amunt i avall, repetidament. Vigilant que per cap canto no irrompi algú, un Senyor com ell, addicte a l'ampla carretera i el faci fora arrencant-li de les mans el dret i carnet de mirar endavant, endarrere i als costats, per resistir la competència.

Els dies boirosos són traginers de goda" ha dit aquest matí a la ràdio comunitària un Rossellonès de pal i ferro.

Cansat que al sorteig no li sortís mai el bon número, els proposa, als firaires, que el rifessin a ell. Avui més feliç que ell no hi ha ningú: fa part d'una col·lecció d'homes rars amb el número 2017.

Si us plau... Què?... I si plou, què?

Commemorar és un costum de civilització. Ara bé, totes les commemoracions no tenen el mateix sentit tot i assemblar-se per la seva litúrgia i vincular-se a una creença de caràcter màgic. Aquesta vinculació permetria d'entendre una categorització de dos tipus de commemoracions: la commemoració positiva i la commemoració negativa, que es practica en els camps dels vençuts, desil·lusionats i castigats.

Un burgès perpinyanenc dels anys 1960, seu a la terrassa del prestigiós Cafè de França, encomana un Martini blanc al cambrer, i insisteix blanc amb una llesqueta de llimona. Amb la mà fa un signe a un personatge sec i poc rialler amb una mena de maletí a la mà, el personatge d'una edat bastant propera a la del burgès que seu tot i degustar el got de Martini que se li acaba de portar. L'home amb el maletí es posa davant el burgès que li demana un servei. El burgès se separa de la taula amb la qual feia bloc i allarga les cames, del baix dels pantalons emergent dos peus amb un calçat polsós amb taquetes de fang. L'home amb el maletí li demana cortesament d'aixecar els peus, sota els quals col·loca un banquet portàtil, sobre el qual el nostre burgès ara el cap altiu i mirant-se la gent que passava per la plaça de la Llotja. Com si es desinteressava del que passa als seus peus, d'aquell qui, genolls a terra posats sobre un petit tapís verd. De tant en tant qualcú, preferentment un home, el saluda, per tant ningú no se li acosta per l'atàvica encaixada de mans. Segur que no es vol pertorbar la posa de taller d'artista del burgès ni molestar tampoc la feina del treballador ajupit que enllustrava curosament les sabates del Senyor. L'una després de l'altre, amb bon llustre i "pellot", destre com un rellotger, admirable artesà del net. Obté, en fregant i escopinant (discretament) la nitidesa i la brillantor que li valien el respecte i una modesta retribució en francs. El Senyor, per un breu instant, cessa el seu panoràmic sobre la gent per a gaudir de l'orgull de les seves sabates (els seus veïns més propers el senten murmurar una cançoneta barcelonina). Satisfet totalment, de les puntes i dels talons, acomiada l'enllustrador qui, la paga a la butxaca, i la seva mà dreta prenent el maletí, on ha desat el banquet plegable i la resta dels seus habituals materials de treball. Llavors, el Senyor amb les sabates netes, verifica el nus de la corbata, no el troba prou estret, passa una mà pel cabell on sospita una clenxa dissident a l'ordre dominant i la pacifica, beu el darrer glop de Martini blanc, "si blanc amb una llesqueta de llimona"... Ja era l'hora de regressar a casa, poc distant del prestigiós Cafè de França a la terrassa del qual en aquells anys 1960 un burgès qualsevol veia créixer la seva notabilitat mostrant-s'hi dos o tres cops la setmana, el diari Le Monde o Le Figaro en mans, una neboda al costat, i un enllustrador als peus. "-Un Martini blanc, si blanc amb una llesqueta de llimona.-Si, Senyor Enric."

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samedi 4 novembre 2017

"Vi ranci o garnatxa"

Aquí és un llogaret on pots penetrar sense menester de targeta magnètica,
penetra en tota seguretat, passeja't i mira respectuosament, sense
tocar, passa al davant de què t'atreu, t'interessa -i acabarà per a
obsedir-te- repassa tant de voltes com podràs resistir-li, mes sàpigues que jo no t'oferiré ni et vendré res, tampoc et regraciaré per la teva visita ni la registraré en cap memoràndum. Per tu faràs.

Que els funàmbuls no es riguin de les xarxes inconscients. 

En tota zona, sigui de foscor, sigui de claredat, s'hi veuen diverses localitzacions, de la més o menys fosca a la més o menys clara, aquesta experiència hauria d'extreure'ns- d'un maniqueisme brutal.

Quan afirmes "Tinc tota la raó", o ho ignores o ho fas expressament, no em toleres ni un pessic de raó, me'n tires fora del seu corral. Però et replico en defensa: "La raó no és pas el seny".

Que el jo hagi esdevingut el teu jou és obvi i era gairebé fatal. Desfés-te doncs del jou i et desfaràs del jo; simultàniament o conseqüentment, no puc dir-ho.

Explotar una mina d'or, n'hi ha que n'han trobat una, i ho fan: Exploten. A la meva mina, ja puc picar o tamisar nit i dia: Ni un esquitx, o un resquill.

La gent honesta que llevi el cap, no ha de penedir-se de ser el que és. La seva veu és majoritària.
Escriure breu no és sempre un tret de lleugeresa, com en el cas present. 

Quina mala gent seu, que no podíeu lloar almenys els meus talents de buf sinó els d'acròbata!

Cuidar donar entenent que el que escrius manca d'indústria i no pretén a saviesa.

Vigila que arribats a la teva barbeta no complotin el desig de tallar-te la. Vigila que no t'humiliïn i ridiculitzin!

Com hauràs intuït que un imitador és un pensador mandra o cansat.

Les castanyes (i els castanyons per qui els agradi) cuites, bullides o torrades qui en vulgui que les busqui. Per les torrades: faràs servir la patna catanyera idònia i no t'oblidis, degustant-les, de refrescar-te els llavis, a intervals ben entesos, amb vi ranci o de garnatxa.

Ningú ens prohibirà de sàller, de tant en tant, de les terbolinades sinistres i aclaparadors de l'actualitat televisiva del barri mundial, per anar fer uns passos a l'aire lliure i sa del perímetre del jardí enreixat que envolta nostra torra il·lustrada i poder reviscolar un optimisme ensopit i tumefacte.

M'acaben d'informar que un grup de presbiterians amargats per una desfeta recent, prop d'una catedral comarcal, intenten fent de sentinella al davant d'un teatre, bastant desafectat, vorejant una plaça anomenada la República, i que la política de les senyories locals, voldria mudar en aula universitària, dinamitzadora d'estudi i de ciutadania. Se'm precisa també que el dit grup és un escamot de soldats per la defensa del Patrimoni que s'ha donat a conèixer amb sòlid i vàlid però que uns veïns de la plaça, insignes experts en tot i no res analitzen a la barra dels cafès, com a insuficient per a interrompre la metamorfosis... de Tália en Astrea o (per repussar-la) en Tèmis.

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jeudi 2 novembre 2017

"Joc de daus"

Ni un arlequí en el seu somni més diàfan i urgent d'oci i de germanor compartiria amb tu aquest espai de llibertat prescrit amb aquest llapis electrònic aliè.

Si els nostres dies festius esdevenien els únics dies feiners de l'any, penses que em votaries?

De sastres, ja no se'n veu cap travessant la plaça de Llotja per venir fer una copa de Byrrh al meu bar amb tres fils de color que li ornen l'espatlla i tres caps d'agulles lluents sobre la màniga dreta de la seva vesta de taller.

Es registren ben poques aficions exemptes de disgustos. De la política a l'amor, sense oblidar el joc de daus.

Tot ho havia contemplat per escenificar la seva entrada reial a la ciutat, tot és el que els seus més propers consellers li havien dit, aquells que viuen en palaus de sucre i xocolata i ignoren els carrers enfangats dels pobles, tot li havien contemplat, i estava persuadit que no passaria res, que la seva tan esperada entrada triomfal quedaria en la memòria dels Seus com la més fausta del seu jove regne, però la calçada era glaçada com mai cap hivern havia parit un glaç com aquell, i el cavall que igual el seu bon príncep presumia vestit nou amb franges, començà a relliscar fent unes figures que mai cap coreògraf patinador reeixirà a posar al punt, i l'espectacle finalitza amb l'escena del cavall a terra amb el rei esclafat dessota i tot el poble (potser serà un poc exagerat afirmar tot) en llàgrimes.

Em mascararé amb tots els sutges que trobaré passant per les darreres velles xemeneies i em presentaré a casa vostra, si la teniu oberta com N'Hom mana,  per veure si endevinareu qui sóc.

Qui se sap menut que no es faci més carlista que un carlista i es col·loqui lluny dels caps de fila per no veure com se li tallen les ales de sa llibertat a canvi de la freda cel·la d'un lloro.

Com un autòmat però amb un pas silenciós vaig pujar l'escalera de fusta encara bastant vigorosa i que no s'alarmà de cap de les meves controlades petjades, ara ja dessota de la teulada vaig prendre un corredor enfosquit i estret i progressant-hi amb el pas encara més silenciós (igual religiós, diria) i controlat que en pujar l'escalera vaig albirar com un llumet que s'encenia i s'apagava com per prevenir-me: "és aquí! Aquí són les golfes! Les teves golfes". Tenia al davant una cortina de teixit gruixut i esparracat i bastant polsosa que no vaig poder passar sense conèixer l'angoixa que, tot i ser, autòmat també et corprèn i t'estreny la gola la confrontació amb l'incògnit. Tanmateix decidit i valent com aquell cavaller feudal que se'n va al torneig vaig penetrar en el reialme de les golfes, i tot just entrat on creieu que l'autòmat que m'imagina ser, es va desmaiar com un alumne que no ha sortit aprovat del seu examen final de cap dany. Retornat a la consciència vaig entendre el motiu del meu desmai. El tenia il·luminat, desplegat, estructurat al davant meu i entorn de jo quan caminava entre mobles i objectes extraordinàriament ben ordenats i nets per a comprovar si el que els meus ulls d'autòmat veien era o al·lucinació de qualcú que tocava el sostre de la seva ment o aquesta concreta arquitectura d'interior, deguda a una fada anomenada I-KEO., que finalment va fer seva.

Fos un dilluns, un dimecres o un dissabte, la Berta no passava mai desconeguda pels carrers del centre ciutat, portés o no fardell i carret, sempre se li escampaven unes paraules braves i impertinents que remuntaven al temps florit de les bugaderes de vora riu i que subratllava en posats i amb gests no equivocs. De les unes i dels altres no farem cap apunt suplementari, el principal pel nostre deure comunitari sent l'evocació d'aquesta Berta que no buscava entrar en cap diàleg amb qui li donava uns minuts per escoltar-la; no a la Berta - fa temps que ens ha deixat- el que li agradava era el soliloqui, aquest teatret per sols si mateix, en el qual excel·lia com a diva.

"Discrepo de Bernat Metge i em poso ben clarament al costat dels qui "meten contínuament aiga en vaixells qui no han fons", tal com ho escriu en "Lo Somni" a la pàgina 88 de la quarta edició: febrer 1991 d''Edicions 62 i "la Caixa",

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mardi 31 octobre 2017

"qui li dóna potada"

A qui pensava que els Estats amb porres i pastanagues no sabien que era una solidaritat pavloviana una actualitat -geogràficament i sentimentalment- propera ha mostrat el contrari.

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Un tret deflagra i es calla. Tres gotes vessen i es quallen. Un metge està analitzant unes màcules, un policia està examinant un fusell. Els hi pregunto que ha passat, no em contesten. Demà ho trobaré al diari. Si els periodistes i les màquines no fan vaga!

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El pitjor dels pitjors, no és pas l'equivocació, és el fracàs.

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Si a la teva camisa notes una esquinçada, no denuncies cap hipotètic culpable com el que va fer la camisa, o el que te la va vendre, ni el que te la renta i la planxa, seu un momentet sobre el primer seti del teu entorn i demana't si no és pas el que porta la camisa que té la culpa de l'esquinç.

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Ningú no hi ha en postura de poder que cregui que qui el critica i combat tan ferotgement no és pas per substituir-lo, el més aviat millor. I l'esmentat ningú es fa llavors més Cèsar que Cèsar per aguantar-s'hi.

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No puc recordar amb exactitud per quin corriol de la meva generositat em vaig veure dut a repartir, a qui no en demanava mica, llesques de felicitat, torradetes, fretades amb un gra d'all i banyades d'un raig d'oli de les oliveres de Cal Marx... o Marc, tampoc recordo amb exactitud.

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L'alba ja finia de soscavar la nit quan se separaran amb les consciències curulles del compliment del que a cadascú se li havia exigit en aquella nit interestel·lar sense pariona.

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Dins una imprecació hi ha toc i retoc d'injúria val la pena recordar tot i saber que els campanars de més en més emmudits per la via urbana de la convivència aviat no se sabrà el que és un pic i un repic de campana.i tenir seny per prohibir-se imprecacions i injúries.

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Per la gespa de l'estadi on es fan cara república i monarquia corre una pilota que anomenarem democràcia i que no té la mateixa estructura i el mateix volum segons qui l'infla i qui li dóna potada.

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Els uixers dels tribunals d'anar dret i pur, tots són, arborant barbeta o no, del ram dels purgadors i esporgadors. En el món de la lingüística, com en els altres. Fora tota contaminació per l'exterior, fora tota degradació per l'interior... Ets, tu, un uixer d'aquests? Nimrud o diana que sorprèn i fereix tot el que "no pot ser" i que tira amb l'ull segur de qui sap "ha de ser".

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Pere se n'extreia, Lluís s'hi pegava, Manel s'hi clavava, Enric li girava l'esquena. Pau, sempre endavant I Roger que flotava per damunt les realitats com un tapís indecís, just arribat d'Orient. Ells, falsos companys meus.

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Qui no li hi havia oït dir veus aquell horitzó, mira allà és el meu tron, i m'hi veig assegut amb ceptre i corona, Rei dels Reis i de tots els reietons vinguts nedant amb barca o creuer per sol·licitar una audiència i besar-me els peus o eixugar-me la suor del front.

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Totes les cassolades no són pas exquisides. Algunes malmeten els timpans encara que t'agradi la melodia metàl·lica.

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No et confonguis: Una granota salta de la riba a l'aigua, li agrada. Una carpa (excepte al cine o en alguna poesia) no ho fa mai, i de l'aigua aquest peix de dolç estrip -casolà com un català d'abans la República- no en surt mai. No necessita amoïnar-se a comprar el diari del dia (encara un clafert de mentides) ni el tabac (el preu del qual no cessa de créixer). Alguna vegada se l'ha vist apropar-se a la riba, on una companyia coral granotera prepara un concert nocturn. La carpa -potser degut a la seva estanyenca solitud- té molta afició al cant de la granota. No et confonguis, d'ara endavant.

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