Met Barran

lundi 17 décembre 2018

La "Giselle" de M. Guilhaumon priméé au Chili.

Depuis 2013, Mathieu Guilhaumon, danseur et chorégraphe est à la tête du BANCH, "Ballet Nacional Chileno". Il s'y est acquis une très solide notoriété en offrant au public pas moins d'une dizaine de créations. Un artiste venu d'Europe qui compte, auquel on fait confiance, duquel se sont rapprochés d'autres artistes (comédiens ou musiciens) ou compagnies. Un artiste à la une des pages culurelles des journaux qui vient de se voir décerné, ce tout récent 14 décembre, le prix -très envié- du "Círculo de Críticos de Arte de Chile" pour sa création de "Giselle", avec la grande danseuse d'origine argentine Vanessa Turelli. Une relecture très novatrice, aussi audacieuse qu'applaudie, de l' oeuvre emblématique  et mondialement connue de la danse. Une "Giselle" éblouissante pays de Gabriela Mistral. "A tablero vuelto fueran las funciones de este montaje", rappelle El Mercurio  (dimanche 16 décembre). Création pour laquelle Mathieu Guilhaumon a bénéficié pour la dramaturgie de la pièce de la grande comédienne et théoricienne du théâtre Millaray Lobos et de "la Orquesta Sinfónica Nacional".  La "Giselle" de Mathieu Guilhaumon, démonstration une fois encore du génie du chorégraphe d'origine perpignanaise, coïncidait avec le... 170 ème anniversaire de sa création à Paris (28 juin 1848). Les mânes de Jean Coralli, Jules Perrot et autre... Théophile Gautier ont sans doute dansé pour célébrer la jeunesse rendue à leur "Giselle". Santiago du Chili, diront certains, c'est un peu loin de Perpignan. En effet: 11 285 km, et pourtant l'écho du triomphe de celui qui fit ses premiers pas de danse au conservatoire de Perpignan nous est bien parvenu ("Premio: Mejor obra de danza del 2018"). Et, pourquoi le cacher, nous a réjoui, en nous laissant espérer - si quelque programmateur public/privé savait s'y risquer-une représentation dans notre bonne ville qui ne peut se résumer à une prochaine et éphémère "Capitale de la Sardane".  Le BANCH, à en croire son directeur, sera en France pour sa première tournée en octobre 2019, alors pourquoi pas "Giselle" illuminant la grande scène de l'Archipel  de l'Espace maditerranée et Mathieu Guilhaumon fêtant son quarantième anniversaire chez lui. En famille.

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dimanche 16 décembre 2018

F. Fossa,W. Scott & Ch. Dickens

L'épistolier François de Fossa ne déteste pas tremper sa plume dans une langue moralisante et en travailler la tournure jusqu' au trait de sagesse populaire, ou l'aphorisme. Quelquefois, il fait appel à des auteurs, à ses bons auteurs qu'ils s'appellent -nommément cités- Mlle de Scudéry, Mme de Staël ou J.-F. Regnard, quelquefois il utilise une citation dont il laisse dans l'ombre l'auteur. (Notes...)

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    Politiquement modéré, notre capitaine ( Fossa rentré d'Espagne en France est entré dans l'infanterie avec ce grade) est de tempérament rageur et, paradoxalement, accommodant. Rageur, disons en coulisses, sous le sceau d'un courrier mais réaliste et pragmatique quand il se doit d'affronter la scène. Il aime alors verser quelques gouttes de sa philosophie pour l'information (l'"édification" de Thérèse, sa soeur, au cas où cette dernière désespérerait de son xiquet, de son frérot: "Plus je vis et plus je suis persuadé de la vérité de cette sentence que j'ai trouvée dans un poète anglais : "L'homme n'a besoin ici-bas que de très peu de choses, et il n'en a pas besoin longtemps" (Lettre 31 mars 1816).

    L'intérêt de Fossa pour la langue anglaise est connu et ancien. N'envisage-il pas un moment de partir en Amérique (aux États-Unis) et à un autre moment en Angleterre. L'anglais comme le castillan, il commence à l'apprendre en Espagne, puis au Mexique et sa passion pour sa belle de Cadix: Jane/Juanita/Jeannette Lynch Vaughan, anglo-irlandaise, accentua son ardeur linguistique. L'anglais, il l'écrit. Lecteur, sans doute, l'est-il aussi ? Il ne cache pas le plaisir des livres et le besoin de leur compagnie. Lit-il des ouvrages anglais dans la langue de Shakespeare, il ne le précise pas. A-t-il accès, seulement, à des traductions? Peu importe. L'essentiel serait de découvrir qui, dans la réalité, est ce (sine nomine) poète anglais. En marche donc, vers la découverte.

Le hasard, parfois, fait bien les choses.  Ce hasard a pris, pour nous, la forme d'un livre -qui connut sa première existence en feuilleton hebdomadaire- un livre qui traînait sur une table et s'orne de ce titre "Le magasin d'antiquités". Son auteur est Charles Dickens, un grand. Il s'agit de la traduction d'un de ses romans "The Old curiosity Shop" datant de 1840.... Anglais? Allons-y! Je le feuillette...on ne sait jamais... et -comme aimanté par une présence - je m'arrête page 153 (non, il n'y a là aucune symbolique) et je lis:

 “ Puissions-nous , s'écria Richard en piquant sa fourchette dans les flancs d'une grosse pomme de terre rissolée, puissions-nous ne jamais connaître de pire moment que celui-ci! J'aime cette manière d'envoyer les pommes de terre avec leur peau; il y a quelque chose d'agréable à tirer ce tubercule de son élément natif, si je puis employer cette expression, et c'est un plaisir que ne connaissent pas les riches et les puissants de ce monde. Ah! L'homme ici-bas a besoin de bien peu de chose, et il n'en a pas longtemps besoin! Comme c'est vrai cela...après dîner.”

Ah! Ah! Çà y est: j'ai trouvé! L'innominato de Fossa c'est...notre Dickens. Mais, très vite, il me faut déchanter, car ce Charles Dickens (1812-1870), connu principalement comme le père d'Olivier Twist et David Copperfield, est né... 37 ans après de Fossa. Un sacré bail!  Les dates, les chiffres ne trompant pas (bien qu'il arrive que nous nous trompions en les comptant), il faut bien nous rallier à l'évidence: le géniteur de la phrase sur notre table de travail ce ne peut pas être lui. Il ne sera -comme Fossa- qu'un emprunteur, un " citationniste". La belle phrase, pimpante et signifiante, il l' a faite sienne-ça continue à se pratiquer de nos jours- pour souligner sa cause, éclairer sa philosophie, parfaire sa radioscopie et...sans doute frimer, ce qui, bien sûr n'est, dans la grande galerie des glaces de l'histoire, ni erreur morale ni péché esthétique.

Fossa, souvenons-nous, reproduit la citation dans une lettre de mars 1816. Or,  à cette date, Dickens est "vieux" de... 4 printemps et, comme il n'est pas le Mozart de la littérature anglaise, il ne peut l'avoir écrite en la même date.  Impossible étant aussi français qu'anglais!  D'ailleurs, Dickens, il attendra presqu'un quart de siècle pour la glisser dans le quatrième titre de sa bibliographie. Ainsi le père de plume d'Oliver Twist et de David Copperfield n'est pas le (sine nomine)  "poète anglais", que nous cherchions à découvrir, à démasquer. Qui peut donc bien être l'auteur? Non, Fossa tu ne nous aide pas,  Alors qui? Il faudrait quelque fin limier de la trempe de Sherlock Holmes, mais ce grand détective est encore loin de pouvoir s'éveiller dans l'imagination d'un non encore advenu Arthur Conan Doyle (1859-1830).

Oui, le hasard fait bien les choses. En déplaçant sur le coin gauche de ma table, un document pour en ramener un autre à ma vue, je reconnais  une note concernant l'inventaire post-mortem de François de Fossa et entre autre de sa bibliothèque. Note, semble-t-il, précieuse puisqu'elle contient cette mention "oeuvres de Walter Scott". Le père d'Ivanhoé (1819) est l'unique auteur anglais. Ah! Ah! Serait-ce la bonne pioche? Posons-nous un peu: Walter Scott (1771-1832). Un vrai contemporain de François de Fossa (10775-1849).  Sa bibliographie consultée, il appert qu' à la date de 1816, il a déjà publié un nombre non négligeable d'ouvrages, aussi bien de poésie que de prose. (Le poème "La bataille de Waterloo" (The field of Waterloo), dédié à la princesse de Wellington est de 1815 ou le roman Waverley de 1814.).  Mais l'ouvre de W. Scott est abondante pour y repérer d'un coup de dé (aiguille dans une meule de foin): "L'homme n'a besoin ici-bas que de très peu de choses, et il n'en a pas besoin longtemps". Il faut pour cela quelque preux chevalier de la scotty, ce que le bafouilleur de ces lignes n'est pas. J'arrête ls frais. La seule chose que nous lui permettrons d'avancer pour conclure, c'est que de Fossa et Dickens ont probablement eu accès à la même source. (La recherche continue...)



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jeudi 13 décembre 2018

Chewing-gom collé

C'est vieux comme le premier son donné à l'homme pour lui permettre de séparer (les mains propres, svp!) le bon grain de l'ivraie (ou de la paille, ça arrive!). Il nous faut donc (et de bien plus futés trimards de la vérité que nous le font depuis longtemps ) verser un peu, beaucoup (parbleu!) de notre sens critique sur l'info que l'on nous "offre" (quelques euros, messieurs-dames suffiront) pour distinguer le vrai du faux, comme débarrasser nos neurones une fois le chewing-gom de la fake news collé."

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dimanche 9 décembre 2018

"El corb i la guatlla"

 

Estranya, humiliant modernitat: No saber que el teu veí (qui sap, parent teu) pateix fam i fred. 

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I com, la revolta no seria pas el despertar d'una nova flor viva.

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No tots els brasers són focs de Sant Joan!

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Fes les hi

un retrat

sense dir les hi

qui sóc

(qui fou)

un retrat

errat

L'alè suspès

L'esguard
perdut

El front
arrugat

per un cel borni.

 

sense dir les hi

qui fou

(qui sóc)

l'equivocat


dibuixat
amb mà
de mestre.
antic,

diran!

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Qui té seny
no fa servir
la mateixa llengua

adreçant-se
a un corb
o a una guatlla.

Qui té seny
sap el que és
gat
i el que és
llebre.

Qui té seny
ha de parar
no perdre'l

creguent-se sol

en el món DEL CADA DIA.

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 Em sembla (a l'estat present de la meva vista) que els Invisibles són els rics i ricassos, per què en el meu entorn, lloc, barrin o ciutat, no en conec cap de ric o ricàs, que se'm doni un nom, que m'assenyalin la residència (la línia de metro o el número d'autobús par portar-m'hi) i a la seva porta trucaré, oberta aquesta, demanaré amablement que se m'acompanyi a l'Amo, Sr. Ric o Sr. Ricàs, i veient-lo llavors al davant meu, comprovant que no és cap ectoplasma, el pregaré (segur que només ho obtindré insistint) que es deixi palpar la pell de les seves galtes, que em mostri el color dels seus mitjons i que es deixi ensumar la flaire del seu vestit i si, a tot això finalment consent, sabré el que és un Ric o un Ricàs, molt més enllà dels hologrames de propaganda de Rics i Ricassos...

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Sí, sí tot això
ho sabem,
no és pas perquè som
al peu del Canigó
que se'ns condemna
a una lírica canigonenca.

Sí, sí tot això
nós ho han dit,
no és pas perquè
poncella Nadal
que nós cal
lluir la nadalenca.

Sí, sí de tot això
ens avergonyeixen
i diuen:
no és pas perquè
fas parer de català
que pots gosar
aquesta catalanada.

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L'inversemblant no és pas absurd. Quasevol sigui el finestró cartesià de la teva reflexió.

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 L'esperança aquest pou (sensa fons?) que s'ompla de prometences.

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vendredi 7 décembre 2018

Ça ne nous rajeunit pas vraiment.

O, Surprise! Quand j'écris gilet jaune plutôt que paletot beige je multiplie par des cents et des milles mes followers?

Gilets jaunes et oui, tout le monde n'a pas dans son dressing un costard cravate!

Il est des colères têtues comme des arbres persistants.

Toutou me téléphone "Mais qu'attend Machiavel pour conseiller notre Prince? Pourquoi tarde-t-il tant a abréger sa vacance?". Je ne sais quoi lui répondre.

Il n'y aurait donc qu'en littérature où la pauvreté fait bénéfice?

Ceci comme je disais, expression type de celui ou celle qui a le goût de l'auto-citation.

Orphelines de baisers, ses lèvres, a vue d'oeil, se desséchaient.

Mais, bien sûr que si, qu'une bonne tambouille familiale ça réchauffe le quotidien.

Ne sois pas inconscient, écarte-toi de ces braillards, redeviens invisible et retourne dans ta niche de silence impartie.

Je me suis laissé convaincre (peut-être avais-je le cerveau en roue libre) que j'étais un riche...par défaut.

Rien de mieux que des fagots de langues de bois pour entretenir les incendies.

Entre deux sommeils une escarbille de lucidité écarquille mes yeux.

"Wild is the vind"

La démocratie des torgnoles est une insulte au surréalisme des yeux revolver et des mots bleus.

La grande majorité des manifestants ne se laisse pas enrôler dans une star'ac de futurs leaders ou dans un festival cathartique.

Les loups, du plus doux au plus hyène, aiment les jeux vidéos et inventent des logiciels de nouvelles sauvageries.

Que saurais-je de plus, que je ne sais déjà! Cette phrase a obtenu à l'unanimité des jurés des "Oscars en veux-tu en voilà" l'Oscar de la Prétention maximale.

Il y a sur terre, rapporte-t-on à Sirius, une partie de leur peuple en palabres aux ronds-points et une autre partie les yeux scotchés aux écrans persuadés que la vie ce n'est que du spectacle et que le show go on.

Nez à nez avec...Et tu n'entends plus cloche tinter... A pas feutrés la mauvaise heure s'est éloignée

On pourrait penser que Michel Polac a ressuscité et fait "Droit de réponse" sur toutes les chaînes, les plus déchaînées comme les plus enfumeuses. Ça ne nous rajeunit pas vraiment.

Les voilà au balcon, chaque jour plus nombreux, elles et eux, nos oracles qui avaient prédit ce qui se passe et qui aurait pu être prévenu si on avait cru en leurs analyses et préconisations.

"Rio revuelto ganancia de los pescadores"

Il était contre toute jacasserie et phraséologie qui venait de l'extérieur de son propre moulin à paroles.

Que faire, en cette nouvelle nuit, d'exil des étoiles?

Les ronds-points ( Merci Eugène Hénard 1849-1923) sont devenus les forums de la fin (?) de la V° république.

Vaquer sur un arc de triomphe est une flânerie d'un bien inepte romantisme.

Voir mai en décembre est-ce un dernier concept de tourisme commercial?

"Ce sont amis que vent emporte!"

Rares sont les mouvements sociaux où ne cohabitent pas, dans les marges, en tête ou en queue des cortèges, des Zorro de la justice et des Mousquetaire du désordre.

J'intreviendrai plus tard, mais j'interviendrai, pour l'instant je fourbis mes arguments, vous pouvez le comprendre, non?

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mardi 4 décembre 2018

"Et toi, t'es qui?"

Quand les fiels battent les pavés de nos rues et que je vois de la châtaigne et du sang, et ces corps au sol, frappés, bousculés, sandalisés, alors  peu importe la couleur: le vert vert ou bleu, le jaune ou marron, le noir ou rouge, c'est tout mon arc-en-ciel qui est malade. Je le dis et ça me les coupe, oui et mon sifflet et ma plume. Le sifflet -pourtant d'un joli bois- me tombe des lèvres: à quoi bon l'arbitrage? Ils veulent des prolongations pour en découdre et découdre. La plume, bien que d'acier, s'est ébréchée: superpuissance de la honte! Mon écran-papier, miroir des heurts et des rancoeurs d'une fin d'automne, assurément injuste et mal-payée dégouline d'écoeurements.

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Lui écrivait, comme d'autres beurrent leurs tartines, par fringale matinale.

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Ce matin, j'ai entendu la Basse qui disait a la Têt, je sais que ton expérience est bien plus longue que la mienne, mais de toutes les manifestions dont j'ai gardé mémoire, les plus importantes ont été celle des agriculteurs -c'était au temps, anturellement, où il y avait beaucoup d'agriculteurs. (La Tet est l'une des trois rivières des Pyrénées-Orientales, et la Basse un de ses affluents qui se jette dans son lit à Perpignan.

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Un escargot se rêvait poète lorsqu'un prédateur a brisé net son élan lyrique.

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Pour que ça marche, la verticalité ne suffit pas, mais pas la peine d'essayer l'horizontalité ça ne marcherait pas non plus. Il faut passer tout de suite à l'orthogonalité.  C'est ainsi que les vieux maçons font tenir le mur.

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Chacun sait que tous les journalistes ne sont pas diplômés de la Haute École des Enfumeurs. Soit, mais alors combien sont-ils/elles?

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Tout le monde n'est pas expert en réchauffement climatique, mais croyez-vous qu'il puisse y avoir un personne qui ne sente pas quand il fait (plus) chaud ou (plus) froid.

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Un jour on lui confia l'animation d'un débat télévisé. S'il l'accepta ce fut à la suite de maints assauts "C'est toi qu'on veut, il n'y en a pas d'autre, si c'est pas toi, on sera forcé d'annuler l'émisssion...". Las d'être harcelé, je leur dis "d'accord, yes mais à la condition que je puisse choisir les deux débatteurs, qu'ils ne me soient pas imposés par le directeur des programmes... Je n'ai pas obtenu gain de cause sans ferrailler quelques instants de plus -il y avait du secret, une arnaque, je le sentais bien: on voulait me faire porter, comme on disait au Sénat, le chapeau. C'était visible: la pâleur des visages, le sourire mendiant de l'un, les sourcils froncés de l'autre.." Alors, six ou as?" leur-dis-je. Renfrognés, tout espoir consumé, ils se soumirent à ma condition qui était, d'opposer OliverTartempion à  Stan Tarteàlacrème. Ils ne regrettèrent pas du fait  du riche échange de beignes qui s'ensuivit sur l'épineuse question du "Et toi, t'es qui?"

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Mais si, il y a également de l'inédit dans le mouvement social. Sortez de votre perplexité, ça vit partout et pas seulement dans le royaume de la musique ou du football. Écoutons, regardons on saura ainsi si cet inédit accouche réellement de qulquechose de nouveau.

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On existe pour bien des choses, mais on nous informe tellement mal sur ces matières.

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A quoi se vérifie l'expertise des experts, au nombre de fois qu'ils enfourchent le cheval médiatique, et que je galope, mais dites-moi de quel foin se nourrissent-ils pour galoper ainsi devant nous.

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J'ai résolu de ne plus suivre le cours hebdomadaire de formation accélérée pour devenir apprenti-sorcier afin de pouvoir me mêler de tout à bon escient.

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Un simple vaniteux vaut trois fats. Et un vaniteux capitaliste, ce serait combien?

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L'Eugène Pottier des "gilets jaunes" est-il déjà né?

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dimanche 2 décembre 2018

INUND'ART à la CATALANITE.

Festival à la Catalnité (Perpignan)

Du Ter au Tet, il  y a en commun INUND'ART. Une manifestation d'expressions artistiques contemporaines qui, tout début juin, était à Girona et qui arrive à Perpinyà (gnan! gnan!). Dans la capitale de l'Ampurdà elle était décentrée en divers points de la ville, à Perpignan, capitale du Roussillon, elle sera "concentrée" à la Casa de la Catalanitat (nité, eh! eh:) du 3 décembre 2018 au 25 janvier 2019. De l'autre côté des Pyrénées elle était Festival, de ce côté-ci...exposition. Exposition INUND'ART. Faut-il traduire cette expression-elle imite l'anglais mais n'en est pas, du moins pas tout à fait. Le Ter comme la Tet peuvent s'énerver et se jeter hors de leurs lits respectifs pour irriguer à hue et à dia. C'est ça une inondation. Mais les alluvions de la colère ne sont pas tous destructeurs ou stérilisants. Il en résulte aussi de belles germinations. On pourra l'apprécier avec la découverte des oeuvres, propositions sonores ou visuelles,  installations, parcours, performances de six plasticiens d'aujourd'hui: Natàlia Fariñas, Bettina Eberhaerd, John Moderno, Antoni Madueño, DS León, Albert Gironès. Surprenant, sans doute, décoiffant, peut-être, à voir sans hésitation. Lien entre Girona et Perpinyà, la vallespirienne Bettina Eberhaerd. Le vernissage de cette exposition aura lieu, MDLC, place J.-S. Pons vendredi 7 décembre à 18 h 30.

Dan Lay au palais des Rois de Majorque (Perpignan)

La bise étant venue et le général Hiver frappant à nos portes, le palais des rois de Majorque ne ferme pas pour autant les siennes à l'Art. Lui offre même un abri digne, confortable et bien éclairé, du côté des anciens appartements du roi (mais chut! nous sommes... encore... en république!).  Le vendredi 14 décembre y sera inaugurée une exposition managée par la vaillante association "Bouchons d'Artistes" et qui met à l'affiche une valeur sûre de notre paysage culturel...actif: DAN LAY. Connu dans le monde des livres, de la peinture, des illustrations et sur bien d'autres scènes. Aujourd'hui résidant à Eus (ce village que l'on dit le plus ensoleillé de l'hexagone!) et comptant de solides soutiens à l'image d'André Robèr, l'artiste, éditeur du  (13) Treize à Ille-sur-Têt.  DAN, oui, oui, je connais et j'aime beaucoup ce qu'il fait mais...à mon âge seul un hélicoptère pourrait me convaincre de m'amener au palais, mes jambes de randonneur grimpeur disent non. Vernissage pour le privilégiés le 14 -X à 18 h 30. L'exposition pourra être vue du 13 décembre 2018 au 11 janvier 2019, le palais pour celles et ceux qui en ignoreraient encore l'adresse est situé rue des Archers, c'est un vrai palais durable pas un éphémère chalet de noël.

Corinne Tichadou à Clisson

La pradéenne Corinne Tichadou, installée à Béziers, peintre aux doigts de qui le pinceau est une baguette magique et qui depuis quelques années mène sa barque par les monts et merveilles d'une figuation bien comprise, passera cet hiver 2018-2019... devinez où...A CLISSON, en Loire-Atlantique, près de nantes...C'est déjà loin pour cette méditerranéenne mais quand il le faut, elle le fait. D'autant que notre artiste n'est pas reçue dans un lieu sans saveur...jugez-vous même par le nom qui orne son enseigne "Galerie du rire couronné" (coucou, ohé! nietzshe!).  Un espace qui en moins de deux ans s'est imposé régionalement avec des artistes de qualité. Tichadou qui ne lâche jamais la bride quand elle a embrassé son thème y arrive, en amazone, sur son joli cheval de bois.   Elle partage les cimaises  avec Teruhisa Yamanobe, Martin Croust, Anouk, Pierre Augustin Marboeuf, Inès Castilla, Anett Fradin. "Galerie du rire couronné", 20 rue de la Collégiale, Clisson.

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"El poeta i el gramàtic: un poble."

A la pàgina 53 d'un vell número de "Serra d'Or", núm. 102, març 1968, "En homenatge à POMPEU FABRA"1 es troba aquest poema de SALVADOR ESPRIU2.

 

Bevíem a glops

aspres vins de burla

el meu poble i jo.

 

Escoltàvem forts

arguments del sabre

el meu poble i jo.

 

Una tal lliçó

hem hagut d'entendre

el meu poble i jo.

 

La mateixa sort

ens uní per sempre:

el meu poble i jo.

 

Senyor, servidor?

Som indestriables

el meu poble i jo.

 

Tenim la raó

contra bords i lladres

el meu poble i jo.

 

Salvàvem uns mots

de la nostra llengua

el meu poble i jo.

 

A baixar graons

de dol apreníem

el meu poble i jo.

 

Davallats al pou,

esguardem enlaire

el meu poble i jo.

 

Ens alcem ttots dos

en encesa espera...

el meu poble i jo.

 

1: Pompeu Fabra (1868-1948). Gramàtic

2: Salvador Espriu (1913-1985). Poeta.

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vendredi 30 novembre 2018

"Moments de meditació"

"O, me fan riure amb llurs idees d'il.luminats...Mes de qui nos parles, Guiguita, hi ha pas ningú al nostre entorn".

"Coneixi pas força gent a qui encanta de se veure dins del seu tort."

"Qui representarà millor els interessos de la terra, el cargol que li llisa per dessus o el talp el seu veí subterràni?"

"El culte de la llebre, ja ho sé, té deixa pas tranquil i el drama és que arrives pas a trencar-lo."

"Estrany, lo que me diues encara que el to amb què m'ho diues m'evoca qualcú."

"Home, podes pas sere sempre al bord de la ruta aplaudir el campió que llueix el seu mallot groc nou."

"Me reprotxaràs de t'ho dire, mes ets ben bé un cap de mastre."

"Va patir un tal xoc que va caure de la seva cadira quan va constatar que el darrer sondeig el plaçava dins de la categoria dels ben anants" 

"Te sentes nerviós, excitat, tot el cos te tremola...i bé fes lo que te recomani sall de casa, despenja una picassa, la que vas esmolar despús ahir farà l'afer, vès a la reserva de llenya i posa-te a asclar una dotzena de troncs d'alzina. El remei te guarirà tot desseguit: al llamp els nervis per pas gran cosa!."

"La política aquí se fa pas pus a l'assemblea ni a la borsa, mes als giratoris i als parkins."

"Enlloc de nos aclarir l'horitzó, hi ha mitjáns de comunicació que nos l'entenebren."

 

"'Feia comerç de dolentes noves i al debut, fa qualques cinq o sis setmanes, trobava pocs clients i se veia a punt de l'abandonar, i mi't-aquí que tot d'un cop el mercat local s'ha intensificat i, aviat, se veurà obligat d'internacionalitzar el seu tràfec i el seu catàleg."

"A la manera ben poc empàtica -com se diu avui- amb què el meu gat me vas espiar, tenii pas menester de consultar cap expert per comprendre que l'havii pertorbat dins d'un dels seus grans moments de meditació."

"Un poll revingut parlava i se botava cada cop que acabava una frase. Parlava i se botava, hauria parlat i s'hauria botat tota la nit si els seus hostes li havien pas tret el micro i atudat la llum de la sala. Quan fa nits, agrada pas a cap poll revingut de parlar i de se botar."

"Si t'esclafes de riure, fes a polit, te costarà un tansipoc recuperar el teu seriós."

"Quin domatge que tots aquells que tenen les solucions tinguin pas les manetes del poder, el poble allavores si que viuria millor, sense problemes. "

"Quin malhur de pas tenir un rei o un president currandero, abans en deiem taumatúrgic. Tindriem pas més mal de ronyó ni queixal corcat."

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lundi 26 novembre 2018

Mo. Frémont et Ch. Dalant à "La Bouite à Fabrique"

Si ce vendredi 30 novembre bien que désireux d'art vous ne puissiez (essence! essence! taxe! taxe!)  vous rendre à Céret pour soutenir l'exposition "Aíaía" du photographe Marc Gourmelon chez Odile Oms ni à Torreilles pour applaudir "Bestiaire" du Pont des Arts (au Cube-Office du tourisme), il vous reste la  possibilité d'un vernissage à Perpignan même. Où çà? A  "La Boîte à Fabrique" (il faudra nous habituer à cette appellation, au 19 de la rue Mailly, rue très passante). Comme disait l'autre  "c'est juste la porte d'à côté " en pensant au ronflant musée d'art Hyacinthe Rigaud. Ah! bon, mais pourquoi, privé d'art périphérique, devrais-je m'y rendre? Parce que l'on y annonce une exposition double qui ne peut que vous ravir si vous êtes fan friand collectionneur d'arts plastiques, et que les maîtres des ouvrages à découvrir sont des plasticiens au sens fort du terme et de l'expériene. Artistes discrets, ils ne sont pas pour autant méconnus dans notre région et même y bénéficient  d'un crédit de bonne respectabilité par leur habileté technique et la liberté de leurs investissements formels. Cette double présentation, faite sous le double "dais" de "L'Envol & de Regarts 66" est signée MONIQUE FREMONT et CHARLES DALANT. La première est peintre et photographe et invite à découvrir une "Série Sidérable de Fenêtres à Rêver". Il y a des couleurs, des tourbillons, des décollages: vertige du regard... Le second est sculpteur (de ceux qui ne confondent pas l'être avec le néant, ni la lumière avec le néon, ni la matière avec son ombre) et donne à voir, dit d'une simple et ancienne manière "des sculptures inspirées". Disons-le, tout net, c'est du post-Rodin et post-Maillol pour faire clind'oeil à des présentations à venir.   MONIQUE FREMONT et CHARLES DALANT: Ni duel, ni duo, ni un couple. Une rencontre qui a du sens. La sensibilité, le tour de main, l'écriture, ça ne manque pas d'intelligence. Sans équivoque: c'est du beau réfléchi.

Vernissage donc, ce vendredi 30 novembre (saint André) à 18 30.

Posté par Jaume à 16:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]