Met Barran

dimanche 19 août 2018

"Catxets farmaceútics"

Si, amic Jan, evoca'm aquell grafòman que passava la major part del seu
temps a pentinar-se per lluir pels carrers del barri i que tant li fumia
servir, llustra-la, com s'ho mereix i ho espera, tot i no gosar mai
exigir-ho, les frases que naixien del ball de dits inèdit sobre el
teclat d'un ordinador màgic que se li havia ofert, pel festeig el seu
sant, perquè s'iniciés a un paper d'escriptoret
polit, però que, massa escassament al dir de recança de la seva mare,
feia servir, picant i repicant com els deus de l'Olimpi manen per guanyar-se un pols de brillantor de l'atracció literària

xxx

Les converses filosòfiques també poden bolcar dins la xerrameca i
enfosquir l'enteniment. Tria't un bon company de caminada, o truca a
Epictet aquell vellet que viu - sol i sense el sou- al setè pis
d'aquesta torre que et contestarà paraules afables.

xxx

I finalitzar la ruptura llançant-li Jo no vull de cap dels teus versos una rima d'enyor.

xxx

Millora la teva expressió, o no em parlis. Que no t'entenc, home!
Acostuma't a parlar més clar, més propi, no em crucifiquis. Li vaig
respondre, afectat pel seu reny, que no podia anar més alt del meu
nivell de llenguatge ni anar més enllà del límit del meu compte corrent
lingüístic. No em va creure i d'ençà d'aquest dia no hem intercanviat
quatre paraules. De què serviria: No m'entén i jo no arribo fer-me
entendre. Cadascú clavat a la pantalla del seu ordinador.

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Perpinyà, ciutat que fou magnifica, acollidora de reis, emperadors i
papes (de veritat o no), Perpinyà que n'has fet del teu tresor múltiple
de portes i de gàrgoles, perquè els teus poetes, pintors i músics van
callats pels afores de la ciutat, esperant que l'ogre vigilant en faci
un esmorzar, un dinar, un sopar o...un ressopet!.

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Tots els camins duen a Roma. No vull negar-ho. Però qui pot assegurar-me que trobaré un camí pel retorn?

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No et gastis la salut i la fortuna engolin catxets
farmacèutics, alguns records resulten força més eficaços i t'adorms
planer i complagut. Quins coixinets de ben estar aquesta categoria de catxets!

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Fes vacil·lar el sentit comú de la paraula i observa si se n'escapa un
estel que no s'hi troba bé - dues gotes de llum nova- o si la llanterna o
el fanal d'ahir s'hi arrapa.

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samedi 18 août 2018

Un touriste "rue de la Barre" à Perpignan

Je sais bien que le perpignanais autochtone, ultralocal, blasé de sa ville n'y prête plus guère d'attention et s'il lui en prêtait davantage dans un sursaut de défenseur patrimonial touché par la grâce de Stephane Bern  ne lui consacrerait qu'une lichette de son énergie communautaire pour en défendre les intérêts patrimoniaux:  historique, commercial, architectural, esthétique et pour tout dire romantique. Sans doute un regard extérieur, étranger, touristique, un regard de "revenant", également, sera plus éveillé, curieux, sur le- qui- vive. Il s'attadera, observera, remarquera ce qui pour le Perpignanais cloué à sa ville est devenu un décor neutre. Un segment urbain, une tranche de quartier, une rue, un passage...un signe d'identité locale qui vaut bien (pour qui ne se broie pas le crâne  à valoriser et à hiérarchiser les choses en pierre ou pas) d'être considéré, chouchouté quand bien même on ne saurait lui attribuer le prix du Dévôt-Christ. Connaissez-vous la rue de la Barre? L'un dit oui, et l'autre accompagner-moi. Elle est en coeur de ville et elle est unique. Il n'y en a pas deux. La Barre! La Barre! Qu'est-à dire? Ce nom nous vient de loin et du peuple, quand il avait droit au chapitre avant qu'on ne l'administre de pied en cap. Son explication, à l'Université de financer quelque étudiant en lexicographie pour en atteindre la racine sémantique.Cette "rue de la Barre",  elle est sur un côté voie de plein air et sur l'autre voie couverte longeant des immeubles. Certains signés Jean Charpeil ou Férid Muchir- Perpignan n'a jamais été pauvre en bons architectes. On y circule, on y travaille, on y vit. L'intérêt se cristallise sur la voie couverte. Ici la rue  à la fois trottoir pour esquiver l'espiègle comme le voyou automobile, que promenoir, espace de flânerie. Elle peut également servir d'abri de jour -ou une nuit- de pluie quand, empereur des distraits,  vous avez oublié (en dépit des précautions réitérées auxquelles vous a invité le ou la préposé.e météo de la TV multi- chaînes) le parapluie, le chapeau ou le manteau. Ce promenoir, ce passage n'est pas très large et des trois piétons qui cahin-caha, fumant ou pas -c'est mieux- avancent de front, à la première personne arrivant de face l'un d'entre eux, subito presto, doit se reculer ou prêter le flanc à un apéritif de rixe.  Un passage protégé, cependant, sans vols à la tire, de sac à main ou de portable. Il n'est pas interdit de rêver!"Rue de la Barre", le touriste qui aime flâner et que l'office, mis à sa disposition, a conseillé 'd'aller voir...juste de l'autre côté de l'endroit où vous vous trouvez...oui! très beau et ancien: une aubaine de travailler ici". La carte du coeur de ville à présent déployée devant lui, le touriste repère cette "rue de la Barre", et il quitte la place de la Loge (l'ancien grand théâtre de la ville) pour l'aller visiter d'un bon pas, "elle vaut le coup, même si, lui a-t-on souri, nos historiens n'en font pas des pavés dans la presse et des tonnes en librairie". C'est par la rue des Marchands que ce touriste  y accède. Ca été son choix! Il voit alors devant lui une assez longue perspective. Avec sur la droite, une chaussée, qui suit l'alignement des façades de maisons et de quelques monuments orgueil des natifs et vrais amoureux de la cité, et sur la gauche un long "trottoir", il est couvert couvert, a des allures de portique, et longe une succession de boutiques d'offres commerciales variées. Le touriste les découvre au fur et à mesure de sa marche (syndrome du lèche-vitrine) , et qui lui assure qu'il est dans une rue commerciale, unilatéralement commerciale -pour dire juste, avec nombre de devantures et d'entrées et sorties de clients.  Mais, lui n'est pas là (on dirait un quinquagénaire, il arbore un t-shirt deux étoiles) pour en faire l'inventaire. Non plus pour s'approvisionner, boire ou manger...Ce qui a attiré son attention, en lui donnant l'impression de l'avoir vu ailleurs, en d'autres villes visitées pedibus cum jambis  ou -plus cool- à la télévision ou en DVD) et en mieux -tranche-t-il dans un pointu soliloque comparatif... Ces curieux encorbellements (Est-ce bien le mot? C'est que ne suis pas de la corporation.) soutenus par des piliers (Est-ce le mot juste, ou celui de colonnes, conviendrait-il mieux) de tous calibres. Les uns ont bien vécu, d'autres ont été rajeunis et, peut-être même n'ont pas été accouchés dans le même lit de pierre, paul ou jacques. C'est en avançant, le sourcil cartésien, l'oeil perspicace comme doit l'être celui d'un Inspecteur des Beaux-Arts ou des Bâtiments de France, qu'il s'avise des différents designs (soyons de notre temps). Certains de ces objets volumiques sont cubiques, d'autres coniques. Il en est qui relève des mondes vintage de la pierre (marbrée même), d'autres ayant déserté la pierre taillée pour une maçonnerie très vingtième. Surgissant, alors  d'une rue perpendiculaire (la "rue Mirabeau", dira la vidéo-surveillance) un passant pressé (hommage furtif à Boris Vian), le bouscule lui faisant tomber le bénéfice de ses premières réflexions. Il se retourne, le quidam est déjà loin. allergique à tout contrat à l'amiable. Le touriste s'est remis en marche (on remarque une légère claudication) et regarde devant lui, plus inquiet qu'antérieurement, comme s'il balançait sur la valeur de ce qu'il voit, même s'il sent bien le poids historique du lieu et sa puissante âme sociale... et, d'ailleurs, il lui suffirait de presque rien: de quelques minutes de concentration socratique ou zen, pour sauter dans le tram ou le trolley qui remonte le temps...oui, parfaitement... s'il en avait le temps, mais le touriste qu'il est sous la Barre n'a pas encore atteint l'âge de la retraite), oui... jusqu'au moyen -âge (car cette ville a bien dû avoir son Moyen-Âge? C'est alors qu'il entend une voix comme venue des des baffles d'un festival d'électro-musique qui lui souffle: "c'était au temps de nos rois fainéants, des rois de Majorque, et le cinéma même muet n'existait pas encore). Intrigué, le touriste veut savoir où s'arrête cette enfilade de piliers ou colonnes (mais non, voyons, ce ne sont pas des poteaux: ils ne sont pas faits en bois) de soutènement dont les hauteurs varient à peine, mais ici (plan fixe de la vidéo-surveillance) assez visiblement pour l'équilibre de l'ensemble, bien sûr. Il lui arrive de regarder vers le plafond voûte, comme dans l'appréhension de quelque effondrement; non c'est du propre et du solide, aucune fissure, le danger ne vient pas d'en haut. L'enfilade lui paraît plutôt longuette et par ce fait formidable à son jugement. Le Perpignanais lambda (ça se disait dans un naguère du temps) prend-il la mesure de ce que sa ville possède de singulier avec cette bien exceptionnelle succession légèrement sinueuse, cette cette file, cette  rangée unique (Certes, certes, ce ne sont pas des arbres feuillus pour satisfaire l'écologiste? Certes, certes, ce ne sont pas des verticales chromatiques de Daniel Buren pour satisfaire les suceurs invétérés art contemporain, celui qui ne s'embrouille pas en remakes mythologiques, bibliques ou... régionalistes). Il n'y en a pas deux. En ce moment, le touriste est en train de s'excuser auprès d'une passante épaule nue et tête haute qui le trouvait -et elle n'a pas eu à choisir longtemps ses mots pour le lui dire) encombrant. Il se trouve au début d'une mini-impasse dont il cherche en vain sur le mur cantonal le nom et ne sauvera son souvenir qu'en le fixant à l'enseigne du "Cotton Girls". Il y a de plus en plus de monde. Mais tout le monde porté par son sexe, son âge, sa profession ou pas, ses illusions ou pas n'a pas les yeux en vadrouille, et un nez libre humant le corps de pierre ou de béton, oui... du sol au plafond. Pas digne d'être qualifié de chapiteau, le geste stylé n'y est pas! Et là, où il repère un socle, c'est une foi minimaliste qui l'a emporté. Non, tout n'est pas beau, ni art, et alors? Il chemine -on dirait un ancien agent de ville- jusqu'à l'angle avec une rue qui, très explicitement, lui donne son nom de voirie: "rue de la Cloche d'Or". Non ce n'est pas fini. La perspective se prolonge. Il ne peut s'empêcher de se retourner pour voir le chemin parcouru et si la rangée tient bon -en changeant le point de vue. Il a marché, il a beaucoup marché. Tiens, il paraît s'immobiliser! Que ressent-il? Léger malaise? A quoi pense-t-il? Il n'a pas de smartphone, ce qui lui aurait permis de photographier et de faire album et, à la fois, de prendre des notes, c'est toujours utile, des notes! Peut-être a-t-il le souci de l'heure?. Voilà qu'il se gratte le front et redémarre. Deux jeunes femmes, l'une voilée, l'autre pas qui sont en très sonore conversation, le croisent et l'ignorent. Voilà! Il est au terme de sa peine (une peine volontairement acceptée), lit sur la plaque "rue Maréchal de Mailly". Des gens en jaillissent, d'autres s'y engouffrent. Il quitte le promenoir, descend sur la chaussée. Au-delà plus de portique, ce qui ne veut pas dire: fin  du commerce. Il lève sa tête et porte son regard au loin, de la fin au début de sa conquête de cette "rue Mailly" qui lui avait été conseillée. Il semble qu'il en veuille encore, jamais satisfait, le touriste. A rebours, donc! Au mouvement de ses lèvres, le décrypteur des images de la vidéo-surveillance, constate qu'il émet non pas des sons mais des chiffres,... il compte. Effectivement, il compte. Première portion...et 10 (en fait 12, si on y ajoute une colonne contre un mur et une colonne en vitrine). Deuxième portion...et 10. Plus 3 dont une "charnière", double: colonne ronde contre pilier cubique. Dans la révision de cette troisième portion, il est à la hauteur gourmande d'une pâtisserie de "spécialités catalanes", il regarde sa vitrine, il se sent un petit creux -c'est pas chou ça!- mais il ne craque pas, il continue d'additionner 2, 3, 4, 5, 6, 7. Dernière portion, la quatrième: 3. Ouf! 32 (ou 33 ou 34). Le touriste est content. Le Perpignanais sait-il que cette belle collection mérite reconnaissance, entretien et honneur dus à toute oeuvre d'art, mais aussi, pourquoi pas, allez, courage, chers édiles municipaux, célébration festive: LA GRANDE FÊTE DES 32 PILIERS DE LA SAGESSE PO POPU POPULAIRE. Le touriste salue et...quitte la scène de la Barre.  A propos qu'a donné l'investigation lexicographique du mot...BARRE!

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vendredi 17 août 2018

Tuerie de chiens, Mexico et François de Fossa

Peut-être n'ignore-t-on pas que, avant de se faire connaître comme guitariste à Madrid, le perpignanais François de Fossa, servit comme page le vice-roi de la Nouvelle-Espagne, Miguel Joseph d'Azanza. Sans doute dans la proximité de ce dernier (qui bénéficiait de trois autres pages) avait-il connaissance des décisions et des faits liés à la vie quotidienne des habitants de Mexico. Fossa réside dans cette ville de son arrivée à son départ pour Acapulco, soit de 1798 à 1801. Des années, où les chiens vagabonds de la ville -les vrais, ceux et celles à quatre pattes- sont victimes d'un impressionnant "canicide". L'histoire l'a archivé sous le nom de "Matanza de Perros" (Tuerie de Chiens) et a été étudié par l'historien français Arnaud Exbalin dont Payot-Histoire doit publier en 2019 "La  grande  tuerie  des  chiens.  Une  enquête  sur  les  canicides  dans  le  Mexique  colonial."

 Voici une note qui se rapporte à un épisode d'hier et lointain, mais qui hélas a des remakes chez nous (Europe) et aujourd'hui. La note, d'abord dans sa version espagnole d'origine, suivie d'une version en français. Elle parut dans le supplément littéraire d'un journal espagnol de Murcia, La Verdad.

EL VIRREY i  LOS PERROS

El virrey español Miguel José de Azanza mandó a los serenos -antiguos polícias de la ciudad de México-que mataran a cuanto perro ses encontraran por la calle. No porque se viviera una epidemia o porque resultaran peligrosos para la salud de los habitantes, sino como un modo de mostrar su poder. Azanza pretendia expulsar de la ciudad a la plebe i matando a sus perros, compañeros fiels de los mas pobres, promulgaba un aviso de advertencia. Durante esta fobia canina, entre los añps 1798 i 1801, se mataron unos catorce mil perros en la capital de la Nueva España. Bajo el enunciado Matanza de Perros, el archivo histórico del Districto Federal conserva el expediente que registra el empadronamiento de los caninos eliminados cada semana. Escenas dantescas, las noches mexicanas poblados de aullidos, ladridos i lamentos, i la sangre corriendo en ros por las calles. Los pocos dopcumentos que obran en los archivos ha aireado el historiador francés Arnaud Exbalin, i han hallado immediato eco en el país controamericano, como un episodio extravante, escasamente conocido, de nuestra leyenda negra conquistadora. In ABOLE ( 3 abril 1907) Semanario de Literatura, Arts i ciencias.

LE VICEROI  ET LES CHIENS

Le vice-roi espagnol Miguel José de Azanza a envoyé les serenos - anciens policiers de Mexico - pour tuer autant de chiens qu'ils ont trouvé dans la rue. Non pas parce qu’il y avait une épidémie ou parce qu’ils étaient dangereux pour la santé des habitants, mais pour montrer son pouvoir. Azanza a cherché à expulser la plèbe de la ville et a tué leurs chiens, compagnons des plus pauvres parmi les pauvres, a promulgué un avertissement. Au cours de cette phobie canine, entre les années 1798 et 1801, quatorze mille chiens ont été tués dans la capitale de la Nouvelle-Espagne. Sous le nom de Matazana de Perros, les archives historiques du District fédéral conserve le fichier qui enregistre le recensement de la gent canine éliminée chaque semaine. Des scènes dantesques, les nuits mexicaines pleines de hurlements, d'aboiements et de lamentations, et le sang qui coule dans les rues. Les quelques documents qui sont dans les archives ont été révélés  par l'historien français Arnaud Exbalin, et ont trouvé un écho immédiat dans le pays centre-américain, comme un épisode extravagant et peu connu de notre légende noire de conquistadors. In ABABOL (3 avril 1907) hebdomadaire de Littérature, Arts et Sciences."

Difficile de croire que le page de Fossa n'eut pas connaissance de ce monstrueux carnage canin, mais ses lettres mexicaines avec sa soeur Thérèse de Fossa (sur le point de devenir Mme Campagne), n'en souffle mot. On ne saura pas ce que son coeur a pensé de cette brutale... politique de sécurité et de santé urbaines, pour parler jourd'hui. S'il ferma les yeux. S'il se boucha les oreilles. S'il prit dans ses bras sa guitare pour fuir l'horrible spectacle. Son âme sensible permet néanmoins de le conjecturer.

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"No t'enfadis"

SI VÉ

MOLT BÉ

SI NO VÉ
NO PASSA RÉ.

 

SI ET VA BÉ

A MI TAMBÉ

 SI NO ET VA BÉ

A MI, SI, EM VA BÉ.

 

 

CRÈU-ME I NO T'ENFADIS.

ESTALVIA GISCLETS!

 

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dimanche 12 août 2018

Un seul profil

Le soleil joue avec les nuages au ballon, et météo-spectateur j'attends le premier goal.

Des mains friponnes furent prises en flagrant délit d'agression d'un corsage ostentatoire.

Je rendis visite à mon ami Scarabocchio pour voir où il en était de son Grand Lexique des Gribouillages que je lui avais promis d"éditer à la condition de trouver un imprimeur très avantageux. Il me dit qu'il en était encore loin, et il me montra une centaine de pages (oui, tout de même!) que je dois alléger de toutes le sratures que tu y vois, ajouta-t-il...

Epigraphe, épilogue, épitaphe et pi R au carré si tu le veux.

Arcimboldo, c'est ce sentier de création, ce pont qui mène du jardin potager à la pinacothèque des fruits et légumes.

Le pire (et gardons-nous d'écouter ici les figaro du cheveu à couper en quatre, les experts du distinguo et les forgerons de la subtilité) le pire n'a qu'un seul profil.

Jean Dubuffet nous dit "Le vrai art, il est toujours là où on ne l'attend pas". Aussi quand des (prétendus) artistes se trouvent nez-à-nez avec lui (Jean Dubuffet ou le vrai art), la surprise humiliante est tellement forte qu'ils en perdent, crac-crac, leurs jean's.

Les rappeurs constituent-ils le dernier maillon de la longue chaîne des rapsodes?

Touilleur de braises sociales rêveur de grand soir, impénitent.

Le vélo-rail (si mon avis vous intéresse) c'est mieux que le cyclo-électrique.

Quand le réel cogne, l'heure n'est pas à philosopher mais à soigner les coups.

On vient de nous annoncer l'orage sur le ton d'une déclaration de guerre. Dans la parc résidentiel tout le monde s'affole.

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vendredi 10 août 2018

Dindon farceur

Bonjour, Monsieur Dugrenier à quel prix me vendriez vous, trois pieds de haïku de Bashô, un lai de Marie de France et cing lignes de gazhal de Hafez...oui, M. Dugrenier, vous savez bien que je suis éclectique...allez aujourd'hui je vous prendrais en plus une tranche de Gabirol, celle-ci: "Toute amitié présente de l'intérêt à l'exception de celle de l'imbécile à laquelle on ne gagne rien." Combien vous dois-je, Monsieur Dugrenier? C'est aujourd"hui ma journée bon coeur, je vous offre le tout, Monsieur l'Eclectique.

Crois-tu trouver ici ce que tu cherches avec peine depuis que le bruit a couru qu'une mine d'or y a été découverte? Ici, une mine d'or, quelque légende de vieux routard!

Même si l'équation talent= succès est bien posée, il est difficile de la graver telle quelle dans le marbre.

 Toujours, va-nu-pieds trouveras pour conter fleurette a quelque odalisque étoile, échappée de la géhenne voûtée.

Un ciel gris virant à la déprime et puis un semis de taches bleutées, comme des pas de lumière. La genèse d'une espérance.

Vous, le grand tétard académicien pourquoi m'accepter gonze et me refuser mec?

Une voiture sans marque (on nous a exigé d'en taire le nom) accélère et vrombit, double déchirure, double crime, contre le paysage et contre mon ouïe.

L'habit de lumières du paon te va à ravir, lui lança Riton un dindon farceur.

Le selfie de mon enfance dit Mathilde à sa fille était le face-à-main. Prends-

le et regarde-toi: comme tu es belle.

Un été hexagonal très picassien. Quand on tient le bon lièvre, on le garde. Il suffit de le cuisiner aux bonnes sauces.

Mais si, voyons, qu'il existe des non-dits anthropophages.

Le reste, pourquoi pas, c'était de mode et de vice bénin, mais pourquoi l'arme, pourquoi ce revolver? Était-ce un trophée du thriller dans lequel il tenait le plus modeste emploi?

Mémoire; marécage ou lac aux nénuphars et aux cygnes?

Petit goujon dit à petit Paul. je suis bien dans ce verre d'eau. Si tu me bois, promets-moi de ne pas me rejeter. Et petit Paul avala eau et peit goujon. Promesse tenue dit petit goujon dans le ventre de petit Paul.

Creuser sous la niaiserie jusqu'à atteindre les plus profrondes et coriaces de ses racines, trancher net et les exhiber au soleil en signe de victoire.

Comment rencontrer Mademoiselle Blanche?-Ah, vous ne connaissez pas Mademoiselle Blanche de Cominges...On me dit que "sa voix est un contre-alto voilé". Comment et où puis-je la rencontrer? -Rien de plus facile, "lisez Le joueur" de Dostoïevski.

Ce malin plaisir que prennent certains de mes contemporains à molester les paisibles.-Il y aura toujours des dérangeants, des tuteurs de grillons, des malfaisants.

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mercredi 8 août 2018

Une paire de mâchoires

Il avait bien senti que leur regard n'était plus le même. De la méfiance, une méfiance cruelle. Leurs sourcils noirs n'attendait qu'une poussée intérieure pour s'embraser et l'emporter dans la fournaise qui suivrait. Hier les enthousiasmes, l'obéissance à ses pieds, les langues décrottant ses chaussures des boues des marches de la journée. Quelque chose, manifestement, était changé. Qu'est-ce qui s'était dit, fabriqué, colporté, avalé, cul-sec? Qui avait parlé et convaincu? Mais qui donc avait pu inventer qu'il avait quelque chose à occulter, à taire, à éloigner de leur regard? Et ce qui donc quel visage avait-il? Le reconnaîtrait-il parmi les siens? Il avait pour sa réflexion peu d'éléments à sa disposition. Le regard modifié, totalement inversé. Et un regard collectif, de masse. Devant lui cette méfiance cruelle, armée, prête à faire feu. Au-devant de lui une muraille, mille visages au diapason de la haine muette...pour l'heure. Impossible d'y identifier quelque bosse ou anfractuosité qui signale, distingue et oriente  et plie l'enquête...Nul indice, d'aucune sorte: ni poisson, ni chair. Ni pli ni fissure: uniformément plat, atone, neutre. Seulement un millier de visages immobiles le cernant. Mais un millier de regards ramenés à une paire de mâchoires attendant une poussée intérieure -ou un ordre de l'Extérieur-pour que l'ancien chef choyé ne soit plus qu'une proie déchiquetée et partagée par mille estomacs. Mais pas de poussée intérieure, pas ordre extérieur, aucune déchirure du statu-quo. Il faudrait patienter, et continuer à réfléchir, à orienter l'enquête, à affronter et craindre. Alors, il se dit. J'en ai marre, j'arrête ici. Ils sont méfiants et se veulent cruels. Je suspends l'enquête, je les lâche à l'instant et m'envole vers des cieux plus cléments. Tant pis, je ne saurais jamais pour quoi ils ont changé leur regard sur moi ni qui a pu les convaincre (Insoumis ou Envahisseur) que je n'étais qu'un despote sous une peau de démocrate et un canotier de clown.

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mardi 7 août 2018

Titre de poète

Est-ce l'arbre qui, le premier, se rapprocha de la rivière où la rivière qui l'appela comme gardien?

Dans toute cascade, il y a des prémices wagnériennes. Ce propos déplut au chef de choeur.

Une silhouette jaillit d'une flaque de lumière et lui dit: le chemin des revers commence au deuxième carré d'obscurité!

Si les bons vers couraient dans la rue, il suffirait de se mettre à leur poursuite, de leur serrer le train et d'un  attraper quelques uns, cinq par exemple pour composer un quintil, plein de rime et raison.

Il avait été Prince des Poètes. Elu par ses pairs. La fête avait été sans pareille. Elle fut dans les annales du canton. Son élection avait été "l'événement centennal". Il en avait sentir rougir comme coquelicot son front et son s'était mis à battre, comme battait aux temps anciens, la moissonneuse-batteuse-lieuse. Mais passée la moisson, fini le battage, les bottes de paille entassées sous le hangar, on lui retira son mitre de Prince des poètes, l'événement centennal. Il en était resté groggy. La décision de le démitrer avait été prise à l'unanimité des membres de la commission de contrôle du dopage dans les grandes compétitions poétiques. L'ex-Prince reprit connaissance pour se lamenter et jusqu'à larmoyer rage, en vers et en prose, face à pareille injustice, car elle était de ce bois.. Qu'on lui retirât la mitre de Prince, pourquoi pas? Mais pas le titre de poète! 

Une fois par jour se demander si l'on oublie aussi facilement que l'on est oublié.

Avouons-le, la canicule coupe la chique à toute envolée audacieusement virgilienne.

Ne jamais prendre pour argent content, ce qui n'est qu'ébauche, mise en plume et  attendre, surtout, que l'encre de chine s'épanouisse en cygne, ou lys, bord de lac ou crête de colline.

Les vents sont des passants considérables, on ne prend jamais assez de plaisir à la conversation avec eux.

Toutes les eaux ni tous les vins ne sont pas potables. Donc soyons sur nos gardes. Certains nous veulent du mal!

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vendredi 3 août 2018

éDe tango, como no"

"Todo lo que te digo yo, nunca a  ninguno lo repites que te caea, en seguida, la cara, cargada de vergüenza amarilla...i la pareja inició un tango sin musica que nunca, ninguno de los mas castizos tangueros del barrio viejo, supe regalarme hasta este noche de cielo bermejo al bar Rincón del Llorón." 

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Moulin Parès

Comment voulez-vous que le garçonnet de douze ans le mieux intentionné du monde, propre, bien éduqué, toutes les communions en poche ait pu saisir sans que l'on le lui expliquât calmement, longuement, affectueusement la différence qu'il y avait entre "avoir un cheveu sur la langue" et "un poil dans la main"?

"Arrêtez le monde je veux descendre" (René de Obaldia1)

Un maniaque ne cesse de me couvrir de courriels pour un rachat, mon rachat, mais me racheter de quoi, qu'ai-je donc fait pour mériter tant de sollicitude? Ma boîte n'en peut plus, je trouve ça cruel et je vais porter plainte pour harcèlement.

A lire certains commentateurs, on voit qu'ils ne réfléchissent, parlent ou écrivent pour voir -jouir de voir- leur baraque emportée par un incendie.  

Il mit les pieds dans les plats pour faire avancer la Cause. L'imprudent!! Il ne fut jamais plus invité à leur table. Toutefois, demeure la question, doit-on tout avaler: la glue comme la soupe?

Le jour où il apprit que Henri IV avait dîné dans la même auberge que lui, c'était dans un village au clocher tors et à la bastide bien entretenu, loin d'ici, vous l'imaginez bien, ce jour-là, oui... même si plusieurs siècles et quelques ravalements de façades et de couvertures, séparaient leurs agapes, ce jour-là, oui, il se mit à rêver qu'il aurait pu rejoindre sa Cour, moutardier ou palefrenier. Qu'était-il aujourd'hui?     

Face aux ruines, ou je débarrasse, ou je garde, ou je restaure. Il y a toujours un choix, Certes! Mais c'est la décision à prendre qui pèse sur ma balance à trois plateaux.

La Fontaine, jean de son prénom, n'a aucun souci à se faire. Il a été, est et sera...lui...le véritable maître des horloges moralisées. 

Celles et ceux habitué.e.s à tirer ou se tirer les vers du nez sont les mieux préparé.e.s à extraire l'escargot grillé de sa coquille.

Il n'avait jamais aimé voler au-dessus des nuages, Il avait besoin d'une perception immédiate de la terre, de ses vals et de ses collines, de ses bois et de ses villes. Non, ses envols, jamais ne cherchaient à traverser le plafond des nuages. Et c'eût été grand malheur que de s'y cogner.

Etre une passoire, ce n'est pas le meilleur des destins, mais on ne change pas de destin comme on dételle un cheval, comme on troque une vieille 2 CV contre une flamboyante jaguar.

Kazimieras a-t-il jamais su que je travaillais dans un établissement de la rue Moulin Parès?

   Ne t'énerve pas. J'étais là, souviens-toi. Tu appelais à des lendemains qui chantent. C'était hier. Les lendemains n'ont pas chanté. La chorale de l'avanir en a perdu la voix. Seuls quelques intermittents de rue miment la chanson Pourquoi, tu t"énerves. J'étais là. C'était bien toi qui chantais! Non! Je ne me souviens pas: il y a... tellement de chansons... dont j'ai perdues paroles et mélodies.  

Dynamite-toi même la compréhension de ce que tu arraches à la roche si tu ne veux pas passer pour le plus obscur des mineurs.

En caricature, la main est peu de chose sans la sagacité d'un regard.

1) Né le 22 octobre 1918.

Posté par Jaume à 09:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]