Ce 16 juin, l'offre artistique en vernissages est, comme on le craint du côté du parlement français, pléthorique. Alors, il faut savoir choisir et trancher sans tremblement, quoique si vous loupez un vernissage vous pourrez toujours vous rattraper plus tard, nos exposés de l'été n'étant guère éphémères. Mais, chez un amateur d'art, il est établi (même si toute statistique doit être discutée) les yeux valent bien plus qu'un gosier quémandeur de cocktails. Donc, une belle concurrence pour les artistes en piste: Perpignan, Saint-Cyprien, Ille- sur-Tet, Le Perthus...et Céret. Non pas le Céret Musée, mais le Céret-Galerie Odile Oms où il y a toujours quelque chose de beau ou de bon, d'historique ou de nouveau sur quoi plaquer et exciter sa rétine. Cette Galerie Odile Oms a la bonne habitude de ne jamais baisser d'un cran dans ses audaces et de ne se plier à aucune génuflexion pour saluer le temps qui passe. Autrement dit, c'est la maison du solide, de la constance, du recommandé et s'y montrer pour la première fois c'est s'accouder à un balcon de notoriété. Au seul défilé des noms qui depuis la naissance du lieu se sont succédé sur ses cimaises, on se sent pousser des ailes. Des ailes pourtant bien inutiles à Quim DOMENE, artiste catalan, qui y vernit ce vendredi 16 juin à 18 h sa première exposition au pays des eaux vives et des cerises, où se croisent les ombres de Picasso et de son cadet Salvador Dali, "a las cinco de la tarde". Quim DOMENE est depuis un moment en marche, d'Europe au Japon, et représenté en des collections, privées ou publiques. Odile Oms donne l'ocassion de faire connaissance avec son univers, multiple et puissant, fragmenté et synthétique, à la fois. L'exposition inaugurée ce vendredi restera en place jusqu'au 2 septembre 2017. Si vous passez en fin d'après-midi par Céret, une pause obligatoire à la galerie Odile Oms, 6 rue du Commerce près de la Mediathèque Ludovic Massé.  

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