Parce que je ne pleure pas comme vous, en bande, vous me croyez sans larmes.

Faute de mieux, je m'exhausse en me mettant sur la pointe des pieds.

Les débats entre chiffonniers on a tort de ne pas les considérer comme des entretiens philosophiques de bonne tenue et de ne pas les regrouper (ceux qui restent encore dans nos mémoires) en miscellanées.

Si tu enviages de te jeter du tout au rien, ne le fais pas sans un élastique long et solide, car le rien est très profond.

Je tourne autour de moi pour découvrir les trois défauts que l'on m'attribue et qui ont du m'empêcher de me glisser jusqu'à la table d'honneur. Cela fait trente fois que je tourne, accélérant et décélérant ma vitesse, en vain, rien en vue. Stop.

Il se baignait tout habillé pour ramener chez lui quelque vrai parfum océanique.

Un léger frôlement de ventres et hop! une idylle amoureuse en calèche. C'est l'été, n'est-ce pas?

J'ai connu dans un de mes lointains voyages un assez vieux bénédictin qui se vivait comme un de nos gardes républicains,tout à son  service de protection du Livre.

Le Tour de France. Dans l'idée de tour, il y a comme une architecture de cirque et que vois-je aussitôt s'y montrer? Une foule en liesse derrière l'enceinte et des gladiateurs à pédales trimant, grimpant, suant. Mais moi, les petits, je suis à la meilleure place. Je vois celui qui devance, celui qui rétrograde, celui qui souffre, celui qui tombe et...le gagnant, qui lâche son guidon. Tout héros d'étape se doit de lâcher son guidon, ayant franchi la ligne d'arrivée. 

Il parlait haut non pas pour se faire entendre mais parce qu'il aimait s'écouter et vérifier s'il faisait les bonnes liaisons.  

Si j'avais le don du vers, je tenterais un sonnet et si je le trouvais, en toutes ses parties, honorable je vous le dédierai, ne les croyez donc pas ces lauzengiers (voir ce mot via google) qui disent que je vous ai oubliée, ma mie. 

Quand il a terminé sa course le soleil se couche et dort d'un sommeil d'ange, et toi qui, filial, l'a suivi pas à pas, tu ne trouves de l'autre côté de la montagne, aucun repos réparateur, aucun sommeil, tout ton corps livré aux cafards de l'insomnie.

Formé à l'école des bons coeurs, il ne parvint jamais à écrire avec la pointe aiguisée de ses nerfs quelque philippique que ce soit.

La manipulation n'est plus ce qu'elle était et use de trop de prothèses pour que nous le reniflions.

J'aime Goya quand dans ses "Caprices" il grave une chaise en paille sur la tête d'au moins deux de ses personnages.

J'ai le courage, avoua-t-il à son Colonel, de ceux qui sont des premiers à fuir. Le Colonel, bien naturellement, le mit aux arrêts.

C'est fou, non, que Sénèque et François Villon continuent de nous parler direct et sonore.

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