C'était devenu un lieu de prestige incontournable pour l'Art contemporain. Il va accueillir sa toute dernière exposition. Ensuite, l'Aspirateur (par ce nom il fut nommé) sera du passé. De grands noms (de Monory ou Klasen  à Viallat) se sont succédé sur ses cimaises et dans ses volumes. Patrick Chappert Gaujal qui clôt l'histoire du lieu est de la même étoffe des grands. Son exposition du 9 juillet au 8 octobre sous le titre british so british de "LAST CALL" ne manquera pas de le prouver. On sait que cet artiste joue aussi talentueusement dans l'intime que dans le monumental, toujours renouvelé, toujours surprenant. Artiste d'intérieur et d'extérieur pourrait-on dire, tant il emprunte au monde des ateliers que qu'à celui de la ville, de la société contemporaine, souvent dans ses aspects laissés pour compte, usagés, fracturés, frappés d'obsolescence comme ces cabines téléphoniques que la communication moderne a chassé de nos rues et qu'il incorpore comme unité de son travail de sculpteur et d'installateur. Chappert Gaujal joue sur bien des touches du clavier de la création, et jette son dévolu sur des morceaux de kayak ou une saisissante caravane (automobile). Oui, à la fois poids plume et poids lourd, poète et bâtisseur d'étrangetés, Chappert Gaujal qui, depuis sa sortie des Beaux-Arts de Perpignan, a fait beaucoup de chemin et a acquis une bien légitime notoriété dans les milieux artistiques, nationaux et internationaux."LAST CALL" (allô! allô! c'est Patrick!) sera présenté à "L'Aspirateur" de Narbonne, avenue Hubert Mouly, à partir du 9 avec un vernissage le même jour à 18 h 30. Difficile de ne pas être présent à ce rendez-vous.

 Chappert Gaujal, il est comme les autres mais avec...ce qui le fait si singulier, avec un plus. En effet, outre le "In" de l'Aspirateur, il donnera à voir également une partie de son travail en "off" ou plus clairement dit "en open space", à savoir dans le coeur  même de la ville de Narbonne avec quelques sculptures gigantesques, graphiques et lumineuse: cours de la République, place de l’Hôtel de Ville, cloître de la cathédrale. Et, oui, il joue dans la cour des Grands!

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