"Quatre dones i el sol" ou "Quatre femmes et le soleil" (dans sa version française) est la pièce la plus connue connue, jouée et applaudie du poète dramaturge Jordi Pere Cerdà (1920-2011). Que ce soit dans un respect littéral à une virgule près ou à partir d'une lecture qui s'autorise quelques licences de mise en scène.  "Quatre dones i el sol" nous revient en langue originale assumée par ce même Jacques Cauquil du théâtre perpignanais de L'Agora, qui nous l'avait donnée en 2012 dans sa traduction de bien convaincante. On sait Jacques Cauquil, homme de lettres et de théâtre épris de la connaissance intime des oeuvre (a fortiori si comme pour celle de Cerdà  elle entre quelque peu en résonance avec son expérience ou sa mémoire) et d'autant d'éclairages pour la rendre plus actuelle, visible (l'oeuvre date de 1964). Le travail de l'Agora, de son animateur-metteur en scène et de ses quatre comédiennes catalanes (que nous nous dit "excepcionals") est attendu avec impatience. D'abord pour entendre un texte dont tout le monde s'accorde à reconnaître la beauté littéraire autant que les forces conflictuelles qui irriguent d'émotions la pièce. Ensuite pour découvrir l'interprétation de quatre riches personnages féminins:  Margarida la mère, Adriana la fille, Vicenta, la belle-soeur et Bepa, la belle-fille.  Enfin parce que, pour une certaine frange du public aux tempes poivre et sel, la comparaison sera forcément faite avec des propositions dramaturgiques antérieures vues (on en compte une bonne douzaine depuis 1990, au sud comme au nord des Pyrénées) avec celle, plutôt canonique de Neus Vila, et celle plus disruptive de Iveta Vigatà...

La première de "Quatre dones i el sol" va avoir lieu ce jeudi 28 juin 2018 à 20 h 30 à (Nils) Pontellà, salle Ramon-Saguardia, près du Mas Bécha. Une représentation sera donnée le dimanche Ier juillet  à 16 h 30 à Arles- sur- Tech au lieu dit "Le Moulin des Arts".

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