D'une pierre faire deux coups, c'est ce que nous invite à faire la ville de Perpignan qui pour ce vendredi 13 nous invite à 18 h au vernissage en son Musée d'art Hyacinthe Rigaud d'une exposition, d'une exposition de la céramiste contemporaine FANTA DIALLO, dont les créations nous renvoient à une synthèse pratiquement alchimique des quatre éléments bachelardiens (air, terre, air, feu), empreintes qu'elle sont de désirs, d'élans, de besoins d'humanité et d'un monde préservé et sûr. Ce monde  où la poésie n'est pas écrasée par la dernière roue d'un carrosse transformé par la fée numérique, en "réseau social". Le culte de l'intimité n'est jamais un scandale. .FANTA DIALLO qui n'est pas inconnue chez nous  et a su capter par exemple  l'attention d'un regard connaisseur, celui de Patricia Tardy,présente "Microcosme" et ce jusqu'au 15 octobre 2018. Voilà pour le premier coup, le second coup....

"Ce vernissage sera l’occasion, nous dit l'invitation officielle, de dévoiler au public la statue « la femme agenouillée », oeuvre de Roger Mauréso, récemment installée au musée Hyacinthe Rigaud.

Réalisée en 1975 en pierre de Lavoux 2 , cette dernière avait été agrandie par Joseph Mauréso, son fils, pour être placée devant le Palais des congrès, puis, en 1983, avait finalement était déplacée dans une salle municipale 2, rue Bartissol car le temps et la pollution l’avaient endommagée, ce qui lui avait valu, à ce moment-là, une restauration."

On dira, sans trop se gratter le crane, qu'une oeuvre du sculpteur Roger Mauréso (1924-1981) qui entre au musée d'Art Hyacinthe Rigaud est légitime. N'est-ce pas à ce sculpteur que l'on doit la statue de Rigaud qui, sur la place du même nom, prête depuis 1959 sa tête, ses épaules et sa palette aux impertinences d'oiseaux, venant dialoguer avec lui? Sculpteur mais également excellent dessinateur, peintre et graveur, Roger Mauréso fut plus encore: Directeur de l'école municipale du dessin et des arts appliqués de 1962 jusqu'à sa mort à l'âge prématuré de cinquante sept ans. Ce fut une figure incontestable (et la mémoire en demeure) de la vie artistique et pédagogique de Perpignan et de la région. Malgré sa modestie de créateur, son engagement à donner à son école un rang national (et y parvenant), et sa discrétion de personnage public, peu enclin à la frime ou à la polémique.

1. "Femme agenouillée" ou "Femme à genoux"? . Dans un mémoire monographique sur "La vie et l'oeuvre de Roger Mauréso", Céline Respaud l'appelle "Femme à genoux" et cite sous le titre de "femme agenouillée", un plomb circa 1960. Cependant dans le catalogue de la rétrospective que la ville lui consacra en 1982 au palais des congrès, on trouve la reproduction d'une "Femme agenouillée aux bras levés". Qu'elle que soit son nom, c'est un nu féminin opulent.

2. Près de Poitiers

3. Salle des Libertés..

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