L'homme qui se goinfre de potins ne peut pas être un gourmet de la conversation.

On perd les idées comme on perd les cheveux et la calvitie des mémoires s'étend.

Tout le monde souhaite croquer du bon temps mais il y a pénurie de boulangers. 

Plus que les pinailleurs, les simplistes sont des facteurs d'affrontement.

Plus haute la futaie, plus pur le chant de l'oiseau.

On va on vient on se pose, on va on vient on tombe. Quel était... le saint du jour?

Oh! Croyez-le bien ma pompe à mièvreries est de bonne industrie, et garantie contre l'obsolescence.

Pourquoi lutter contre le sommeil, ce pacifique adversaire!

Les polémistes savent faire feu de tout bois, et me déterrer des haches de guerre qui n'ont jamais existé.

Il se plaçait dans l'abstrait pour se protéger de tirs ciblés.

Tu as passé sans me voir, je le sais mais...tu tu as passé.

J'ai connu un afficheur d'arc-en-ciel de très mauvaise humeur parce qu'un peintre venait de le déployer à l'envers.Il eût aimé (vieux rêve d'adolescent) se ranger du côté des grands mais il n'en rencontra jamais d'assez grands pour qu'ils puissent tenir le rôle. Il fut donc malheureux. Très malheureux car il ne put même pas puerger son malheur dans un récit mélodramatique et prenant.  

Un vieux rengard dans une prise de parole pour s'épouiller de l'oiseveté s'adressa à lui par ces mots "Mais, toi, d'où parles-tu?". Je me sentis agressé et sitôt sur la défensive je fis le tour de moi-même une fois à partir de la main droite et une fois à partir de la main gauche pour voir où je me trouvais. Et je lâchais, tel un Archimède nouveau, "D'Ici et de Maintenant". Le vieux ringard ne voulut pas me croire et, la mine fâchée, se retira du dialogue. 

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