Il avait l'art d'écorner les mots. Il ne disait pas chien mais "ien", cheval mais "e(u)val", beurre mais "re", voiture mais "ture", maison mais... "mai" et ainsi de suite. Il ne souffrait cependant d'aucun handicap élocutoire, cérébral psychologique, ou respiratoire. Alors? Le nouvel aéropage de savants (dit des "7 Nains") qui eût à se prononcer sur lui s'accorda sur la même conclusion il écornait les mots dans une économie du plaisir.

L'envie, ce rongeur intime, apparenté au rat...comment s'en débarrasser?

Entre deux blagounettes, il pontifia qu'on ne trouverait pas une seule société qui pût rouler sans au moins deux ou quatre tabous performants.

Le correcteur est là planqué dans ce lecteur anonyme qui, certes, ne fond pas sur toi au moindre tort que tu commets envers le grand style ou l'exacte et courtoise grammaire, mais n'en pense pas moins punitivement.

Je ne fais mes courses, dit-il, qu'au marché des Mythologies de Roland Barthes et quelquefois- mais très rarement- au marché des petits producteurs la place Saint-Martin.

Au début, il y avait un petit vent, qui ne cherchait pas à résister à mon coup de pédale, mesuré et franc,  mais tout à coup, nous étions à mi-côte, il changea de braquet, hurla et fondit sur moi. Front bas, les mains sur le guidon, les mollets trempés dans l'acier, comme ils ne l'avaient jamais étés, je tenais bons, mais empêché d'avancer, je me libérai aussi vite que je le pus de mes cale-pieds et je mis mes pieds à terre et allai me mettre à l'abri, le vélo tout contre moi, derrière une petite haie de châtaigniers au bord de la route pentue. C'est ce jour-là que je me débarrassai de l'illusion d'être un grand grimpeur.   

Arrange-toi pour qu'il n'y ait (interroge pour cela tes ascendants, farfouille dans les dynasties et les tribus premières)  pour qu'il n'y ait nul poil qui fasse ombre et tache sur la coquille de l'oeuf natal et tu seras un poussin bienvenu.  

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