Caroline CAVALIER au Luxemburg

Caroline CAVALIER est peintre et sculpteur. Elle s'est fait un nom dans les Pyrénées-Orientales, où elle vit et travaille. Son atelier est à Saint-Feliu d'Avall. Ses objectifs travailler et montrer son travail, jamais l'imagination en jachère et des tableaux et des objets faits pour surprendre, intriguer, émouvoir plaire aux publics les plus divers mais surtout rêveurs, espiègles, enjoués et vagabonds: il en reste encore. Sensible à tout ce qui l'entoure, le permanent comme l'éphémère, elle en fait des personnages et des récits, des représentations des compositions où l'irréel et la légèreté prédominent. Que ce soit le monde extérieur sympathique ou agressif (décors, scènes ou individus) ou le monde intérieur (bruissement amoureux, palpitation de rupture, accalmie sentimentale, regain érotique), Caroline CAVALIER ne nous les offre jamais  selon un procès-verbal  "photographique" mais voilé, gonflé, déployé par un écriture plastique consolidée (graphisme aux traits francs, couleurs jamais impudiques). Son univers, où l'humour a une résidence privilégiée et ses sujets ont un lignage de comics, séduit. Et tel fan de Caroline CAVALIER rêve d'un livre ou d'un film tiré de cette belle ouvrage. Caroline CAVALIER, que la planète le l'au-delà du pas de Salses nous emprunte de plus en plus, rejoint en ce mois de novembre Canet. Non pas à la galerie des Hospices, au village, où elle triompha il y a trois ans, mais au Lycée Rosa Luxemburg, tout au bord du port pour une exposition donnée gagnante d'avance et dont le vernissage aura lieu  ce jeudi 15 novembre prochain à 18 h.  

AUTREMENT avec Bernard COMBES et Michel GORSSE

Quand les arts plastiques rencontrent le cinéma, diront certains, ce ne peut pas être une malheureuse alliance, même si cette alliance se réalise dans une forme modeste. Comme ce sera le cas à Argelés-sur-Mer, où en ouverture de son festival "Écrans d'automne" -qui se tient à la salle Jean-Jaurès- sera inaugurée à la Médiathèque qui se trouve à quelque pas une exposition originale. Originale en ce qu'elle donne à voir le travail d'un illustrateur, Bernard Combes, et d'un écrivain, Michel Gorsse, autour du livre "Divagalâmes" dont le titre pour qui sait lire dans un boule de cristal (mais de Bohème) ou dans le marc de café( mais l'équitable de Max Havelaar) n'a pas besoin d'explication ni de Matignon ni de Berçy.  Combes et Gorsse se connaissent de longue date.  Les lecteurs de la revue "La Licorne d'Hannibal", dans son édition papier (aujourd'hui convertie au numérique), les connaissent aussi.  Ce ne sont pas des esprits...badins, mais deux authentiques cabochards de l'If( de si respectable et émouvante mémoire) qui dégainent contre quiconque se donne des airs d'Arturo Ui et conspue le jeu au profit du calcul. Pour eux l'individu à un sens et la liberté d'expression un sens impérial. Oui, exposition originale, car elle n'est pas livrée par une officine-succursale de décentralisation de culture officielle. En marge de cette exposition seront présentés des travaux de deux classes du lycée Christian Bourquin qui ont planché dans le cadre d'un atelier sur les images de l'un et les mots de l'autre. Le titre général de l'exposition porte le si joli message "AUTREMENT".  Son vernissage est prévu le mercredi 21 novembre à 18 h 30. Elle pourra être visitée jusqu'au 23 décembre.

2019: CLAVE, RODIN, MAILLOL...chez RIGAUD

Nous avions cru qu'il y avait autant de suspens que pour l'élection d'un nouveau pape...L'annonce à présent est connue, place de la Loge, applaudie semble-t-il par les trois mains de la façade de l'hôtel de ville. L'année artistique 2019 du Musée d'art Hyacinthe Rigaud sera constituée par deux grandes expositions. Une par semestre, en quelque sorte. La première semestrielle met à l'affiche et à l'honneur Antoni CLAVE (1913-2005), sous le titre "sur le front de l'art". Clavé, l'homme et l'artiste, est dans la mémoire locale depuis la Retirada (exode et exil) de 1939.  Choix plutôt judicieux en cette année du 80 ème anniversaire de l'arrivée en France et en Roussillon de milliers de républicains espagnols. "Antoni Clavé, sur le front de l'art: Ier février- 12 mai 2019.

La deuxième semestrielle regroupe deux géants de la sculpture française (et bien au-delà): Augustin Rodin (1841-1919) et Aristide Maillol (1861-1944).  Une première voix off: "On ne se lasse jamais de ces deux". Une deuxième voix off: "Il n' y avait pas mieux à faire". Une troisième voix off: "C'est de la pédagogie rince-l'oeil". Quatrième voix off: "Wait and see". Oui, attendons pour voir et apprécier, de toute façon Rigaud ne peut en rougir.  Auguste (l'aîné) et Aristide FACE A FACE. Un dialogue à barbes, et à puissantes corpulences. Mais, attention, nous ne sommes pas en pays sumo...et puisque tout le monde ne peut aller à Lagardère (la capital muséographique) , il est bon que Lagardère sorte de chez lui (et nous fasse partager visuellement ce capital)

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