Il semble qu'à Perpignan, ville avec une partie du moyen-âge mais sans antiquité, on languisse -certaines couches de ses habitants au moins, languissent le divin...pas d eméprise il est ici question d'un divin très particulier: le divin Dalí. Ce grand garçon aux moustaches hautes et effilées, originaire d'un Figuères toute proche, s'était entiché de la gare de Perpignan qui, selon ses propres aveux 1° livresque et 2 médiatique le mettait dans certain état qui levait, levait avant de s'écrouler en vue de Lyon. De ce divin Dali les Perpignanais, les Roussillonnais (ne laissons personne sur les quais) ne peuvent se passer...allez belote, rebelote...et (vraiment, vous le voulez?) dix de der. On l'a eu, on l'a vu, on veut le voir à nouveau, l'avoir...oh, pas en chair et os, on n'y croit plus: quand c'est fini, c'est fini (depuis 1889), ni le voir trottiner en calèche avec sa dame, après être sorti de la gare (souviens-toi mon frère, ma soeur, c'était le 27 août 1965) pour faire un tour dans notre belle ville (mais pour laquelle (de quoi se vengeait-il?) il n'avait même pas emprunté à sa paranoïa-critique pour lui donner un nom de chocolat). Du divin en carrosse, c'est de Sa Majesté en surmultiplié. Mais une fois suffit, le gaillard surréalisant, prit sa canne, son accent et un tableau sous les bras et Pop Op Yes Yes Pompier vite un ticket pour NY. Mais soit, soit, on comprend qu'on ne puisse le retrouver en chair et en os, roulant les yeux et les erres, mais au moins une images, des images,  il est des adulations qui ne sauraient se passer d'images, ces si bien nommées icônes qui nous disent c'est-lui-mais-pas-tout-à-fait lui. A s'y méprendre, quoi. Même quand ça bouge, c'est pas vrai. Et, mon bonhomme, tu vas pas nous empêcher de l'aimer, de le vénérer et de nous le rappeler à nos meilleurs souvenirs -fétichistes, va!-par des films, des vidéos, des photos. Et à Perpignan, en Roussillon, à L'Indépendant -surtout- on su faire, on a tira un bon numéro, faisant d'une pierre deux coups, puisque en braquant une focale sur lui tout en obéissant à ses mises en scène, on prenait le train de la mondialisation, bien avant que l'on ne nous collât ce sparadrap aux oreilles. Et Perpignan a acquis (est-ce bien vrai? ou jusqu'à quand?) des lettres de noblesse par regards inédits et inouïs sur le forain intergalactique. Et à Perpignan, pour rien au monde, on ne voudrait le décevoir (on sait bien que le divin Dalí ne reconnaîtrait plus son sanctuaire du hall de la gare de sa ville sainte) donc, autant jouer la consolation et les baumes pour ne pas irriter ses mannes), alors la Ville et L'Indépendant, main dans la main (du moins couchés sur un même carton d'invitation) nous proposent deux expositions photographiques sur (allez, concédons-le, sans cracher d el'amertume !) sur le GÉNIE EN VESTE D'AMIRAL DU XX° siècle, par un incontestable maître dans le commissariat d'expositions JOAN CASAGRAN. Les trois coups seront frappés ce prochain lundi 7 janvier 2019.

 

-Ancien couvent des Minimes, 24 rue François Rabelais.  Vernissage 17 h 30.

Exposition jusqu'au 31 mars. Du mardi au dimanche 11 h -17 h 30

-L'Indépendant, 2 boulevard des Pyrénées. Vernissage à 19 h

Exposition jusqu'au 31 mars. Du lundi au vcendredi de 9 h à 16 h 30.

 

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