La cérémonie de passation du fanion de titre de Captal de la sardane du maire de la ville ducale de Monblanch au maire de la ville de Perpignan s'est déroulée samedi dernier (16 mars) sans trop "émouvoir" les colonnes, les ondes et les images de la presse locale. Dommage! Pour deux raisons au moins. Parce que ce titre est nouveau et exceptionnel, parce que la cérémonie pour protocolaire qu'elle fût rassembla une nombreuse assistance, intéressée tant par le sujet par la transfrontaliérité de l'événement. La salle des Libertés résonna de congratulations verbales et d'évidences chaleureuses requises par la circonstance. Mais elle fut surtout marquée par la vibrante allocution de l'avocat Pere Becque consacré à la Sardane ressentie comme une métaphore de la Démocratie.

(...) "La ronda sardanista es un acte col.lectiu, com ho es democracia"(...)  "La sardana no representa cap societat bloquejada, sinó un perpetual moviment, una recerca, smepre collectiva, d'arribar a una millor expressió artística, com a una millor organitsació social en la qual hi pugui estar tothom (...)"

Naturellement, la musique ne pouvait être absente de cette ouverte de cette année CAPITAL(E).  Le public présent fut ravi d'y entendre en "grande première" (et d'applaudir) la création de deux oeuvres primées (ex-aequo) au récent concours de composition de sardanes et d'y voir leurs compositeurs se voir remettre la Médaille d'Or de la Ville de Perpignan et un chèque...disons d'encoutagement! Les deux primés ex-aequo sont David Pigassou et René Picamal

Un deuxième acte se déroula non loin, au Castillet, "Casa Pairal" où fut inaugurée une exposition illustrant la sardane, sa musique, ses instruments, sa présence à Perpignan. Un troisième acte amena le public sur la place de la Loge, où la belle matinée ensoleillée d'un samedi pré-printanier ne pouvait qu'inviter au bonheur les instruments de la cobla. Y sera reprise, avec une bravoure décuplée par le plein air et l'attention festive ambiante, l'interprétation des sardanes gagnantes. Et tandis que la musique ravissait la place, dans le patio de l'hôtel de ville, un acte solennel se produisait avec le consentement d'une pensée méditerranéenne:: le dévoilement d'une plaque qui fait entrer dans l'histoire des murs de Perpignan la date et le titre de "Capital de la Sardana".

La journée inaugurale de l'année "Perpinyà Capital de la Sardana" n'était pas terminée puisqu'un concert dit "de la proclamació" devait avoir lieu, dans l'après-midi, en l'église notre-dame de la Réal. Un concert gratuit et s'adressant aux publics les plus larges et composé de 6 sardanes chantées, servies par la cobla Mil.lenària (sous la direction de Francesc Cassú) et la belle et juste voix de Leslie Malet Salvador, très longuement applaudie et bouleversante dans l'hymne "L'emigrant" d'Amadeu Vives. Cependant le grand succès de ce concert aura été  "Cançó d'amor a la llibertat" une composition Francesc Cassó sur des thèmes empruntés à Lluís llach.

Non, ce samedi 16 mars ne fut pas un samedi comme les autres. Une belle fête, sans contre-temps, sans accrocs diplomatiques ni fausses notes dans son déroulement rigoureux... composé, oui comme sur du papier à musique. Un samedi "Perpinyà Capital de la Sardana"/ Perpignan Capitale de la Sardane" dont on s'enorgueillit de posséder le CD Musical Global) qui l'illustre, un CD...sans titre (!), comprenant les huit sardanes retenues au Concours, les deux gagnantes incluses.

1- 2019 A l'ombra del Castellet -David Pigassou. 2-Capvespre al palau dels reis de Mallorca-René Picamal. 3- Cap de vent Capital a la Fidelíssima-Galdric Vicens.4- El concours de la capitalitat-Lluc Vizentini i Finet.5- A Perpinyà n'hi ha-Didier Parayre. 6-Perpinyà 19, centre del món sardanista-Frederic Guisset.7-Elégida-Roland Besson.8- "Llabanera i Garganell"-Mariel.la Finet i Herbera.

Excellente cuvée, dira-t-on  sans grimacer en cette année 2019 où Perpignan est égalementi Capitale européenne des Vins.

La sardane ça se joue, ça se danse, ça se chante...ça se regarde et s'écoute itou.

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