vendredi 9 mai 2008

EMILI RASCLAIRE (1832-1899) I

Emili Rasclaire, compositeur d'origine roussillonnaise-oui, ça existe!- qui est né à Can a Velles (l'année même oú le bon Sauvage inventa l'hélice) eut ses heures de gloire dans les eigthies du siècle avant-dernier (par conséquent le XIXème). Il fut le contemporain de Francesc Tàrrega, créateur de l'école catalane de guitare moderne (le moderne existe aussi dans le passé, c'est pourquoi le passé n'est pas aussi ringard que l'on dit). Selon Claude Sahurge et Pierre Doux Gèsu qui l'ont découvert et dont les publications n'ont pas peu... [Lire la suite]
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vendredi 9 mai 2008

LA MAUVAISE HERBE

N'étant pas d'ici, j'ai fait l'effort -dix ans ça compte-pour vous comprendre. Je marmonne le catalan (langue qui colore mon accent) plus que je ne le baragouine, mais je sais l'éplucher, le déchiffrer, le dénicher  et je parviens -vous avez d'excellents dictionnaires- à tirer le bon jus de la treille d'un texte. Aussi crois-je avoir saisi, malgré, reconnaisez-le, la labyrinthique et cahotique pensée de Lionel Endavant (assurément quelque hétéronyme de pacotille pour un dégoisilleur à la petite semaine), qu'il y aurait de la... [Lire la suite]
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jeudi 8 mai 2008

CATALANISTA EMPIPADOR

I bé paios! Se sent pas més ningú que parli català al carrer...i bé, n'hi ha un que ven de nos en sàller una de ben grossa, si de darrere dels fagots: intervenir en català als plés del Consell Municipal, del ban de Perpinyà. Se sent pas més ningú que parli català al carrer, excepte els gitans (mè ells diuen que parlen pas català sino "gitano")...i bé, ni ha un que ven de nos en sàller una de més ben grossa encara i de darrere dels fagots de la república i monarquía reunides i l'ha feta tronar fa poc, ell, al plé de... [Lire la suite]
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lundi 5 mai 2008

MARCHE DE DUPES

"[...] La confiance que tu avais au sujet du Prince* étoit un peu déplacée. C'est un homme dont le coeur était naturellement bon avant de monter si haut. les flatteurs l'ont entièrement corrompu, & s'il fait du bien qualquefois ce n'est que par ostentation. Je n'avais jamais compté sur ses promesses, parce que je connaissois d'avance son caractère inconséquent. l'évenement n'a que trop justifié mes craintes. je savois avant que tu me parlasse de la Tudo** que c'était la maîtresse de notre homme. je n'imaginais pas non plus... [Lire la suite]
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mercredi 30 avril 2008

DE LA TENDRESSE COMME LARCIN

"[...] Je prévoyais d'avance , ma chère amie, une partie de l'effet que devoit produire dans une imagination aussi vive que la tienne la nouvelle de mon mariage (prétendu).je jugeois ton coeur d'après le mien: je n'avois pas oublié ce que j'avois souffert dans le tems, & ce qu'il m'en avoit couté pour me soumettre aux décrets du destin lorsque ces engagements avec Lacroix m'inspiraient tant d'allarmes; quoique ma délicatesse me fit alors un devoir de t'en déguiser une bonne partie. La qualité de Beau-frère est un degré... [Lire la suite]
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mercredi 30 avril 2008

MARIA CASTANYA, REVIENS! VITE

Incréible but vrai. Perpinyà C.C.C. Dels que n’esperaven molt, quants ploren ? Difícil d’avaluar, els instituts de sondeigs fan vaga. Quelle blague ! Tout les appelle à la capitalité et ils n’ont jamais été aussi silencieux. Comme s’ils avaient peu de voir les projos braqués sur eux. Comme s’ils n’aimaient pas se voir condamnés à la créativité. Langues arrachée ! Sifflets coupés. Fin de partie ! Aï mil dimonis, ens han fotut ! Me parleu pas més de catalanisme ! Il faudrait, pour cela, des Catalans. Au moins, un pour tenir... [Lire la suite]
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mercredi 30 avril 2008

MON POUCE ET SA BOUCHE

"[…] Elle se saisit de mon pouce, le plongea brutalement dans sa bouche. Je ne pus le retirer, elle l’enserrait fortement, ses lèvres étant devenues des pinces. Et elle commença à lécher, à sucer, à lécher, à sucer –je sentais bien le bout de sa langue qui humectait le bout de mon pouce ; j’aurais même dit que l’ongle fondait. Elle lécha, suça, lécha, suça à son rythme d’abord goulue, puis plus clame, enfin rassasiée. Jusqu’au blanc de l’œil. J’étais saisi. J’étais piégé par ce ballet buco-digital. Je me demande même su... [Lire la suite]
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mardi 29 avril 2008

CLAUSE DE CONSCIENCE

On n’arrête pas l’histoire. Celle d’un journal pas plus que celle des hommes. Mais, n’est-ce pas la même ? De péripétie en péripétie, de rotative en rotative, de pédégé en pédégé les nouveaux-maîtres font leur nid. Il y a comme une odeur de fromage, à l’orée d’un rachat ou d’une fusion et les loups battent tambour. Ah ! qu’elle est loin la Préhistoire de notre quotidien! C’était au temps où les Chichet Brousse battaient la campagne, et poussaient avec des ambitions de petits ogres qui veulent devenir grands jusque du côté de Sète par... [Lire la suite]
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mardi 29 avril 2008

Il mangeait des journaux

Il mangeait des journaux: coup de mâchoire à droite/DROITE! coup de mâchoire à gauche/GAUCHE! et salive au centre pour la couleur saigne. Il mangeait les journaux de toutes obédiences: ceux qui obéissaient et les autres (un, deux -pas plus- comme d'habitude). Il mangeait les journaux -ses dents étaient usées, ses lèvres gercées, sa langue pâteuse- il ne mangeait pas par fringale mais pour trier les nouvelles et recrâcher les bonnes. Les bien bonnes! Celles qui ne discutent pas.Qui frappent la tête comme des noyaux de cerise,... [Lire la suite]
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lundi 28 avril 2008

TROIS BERLINOIS

Il y avait à Berlin, dans l'entre deux guerres, un groupe d'artistes avant-gardistes. Ce groupe se retrouvait autour d'une publication dont le nom était on ne peut plus bref, réduit à une lettre. "G." Parmi les collaborateurs-lecteurs, trois personnages. L'un peintre, Otto Fruendlich. L'autre essayste, Walter Benjamin, le trosième photographe: Sasha Stone.  Des reconnus, de nos jours, pour des Grands. 1933: La fin de la République de Weimar inaugure une histoire tragique, terrible...pour l'Allemagne, l'Europe, le... [Lire la suite]
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