DE TOUT UN PEU
Bruno Bieth. Peintre et poète bien connu. D’assez long parcours, et sans abandon de la juste boussole. Il se rappelle à nous de temps à autre, ce dont nous le remercions. Ses expositions sont des délices pour les yeux et des tentations pour les mains. De l’art qui fait faire des folies. Cette fois-ci Bruno nous convie à Céret, à GARALART avec un choix de peintures, gouaches et sculptures regroupées sous le titre « Au fil du temps ». Vernissage le samedi 4 avril à partir de 18 h. Exposition Ier-30 avril (GARALART se trouve près de la direction départementale de l’équipement).
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Francesca Caruana. Cette plasticienne est aussi universitaire et théoricienne de l’art. C’est même l’une des toutes premières à avoir rapproché Charles S. Peirce (1839-1914) de l’art et, tout spécialement, de la peinture. Elle publie ces jours-ci, dans la collection « Ouverture philosophique » de L’Harmattan « Peirce et une introduction à la sémiotique de l’art ». Dans le sillage de « la pittura é cosa mentale » du grand Léonard, nourrie de Gérard Deledalle et de Daniel Arasse, elle avance avec force de matériaux probants que « l’analyse sémiotique de l’œuvre se situant au carrefour des trois points de vue esthétique, critique et créatif, permet de dépasser ainsi la question du goût et a fortiori la simple approche sensible, laquelle tout en satisfaisant nos sens, ne peut suffire à embrasser la notion d’art. »
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Pierre Moreels. C’est notre homme de marbre. Il travaille et exalte l’art de la pierre dans notre région depuis 1970. Artiste international figurant dans des collections privées et publiques en Allemagne (Durbach) et en Israël (Ma’alot), et présent « monumentalement » dans de nombreuses localités des Pyrénées-Orientales : Le Barcarès [lors de sa découverte d la on] Saint-Estève, Baixas [où se trouve son atelier], Cabestany, Thuir et Canet-en-Roussillon, où il « mouilla » un temps, revenu de pérégrinations maritimes et où il présente jusqu’au 3 mai 2009 un ensemble de ses œuvres à la Galerie
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Qu’attend-on pour le traduire ? « L’alba dels matiners » est l’ouvrage les plus complet publié sur le fameux procès des Trabucaires (Perpignan, 1845-1846). Ecrit en catalan il traite d’un procès et d’un épisode de l’histoire (pas seulement d’un banditisme transfrontalier) qui a fait couler beaucoup d’encre, de part et d’autre des Pyrénées. Signé par Lluís Miró i Solà, universitaire catalan, historien et juriste, « L’alba dels matiners » (Editorial afers) intègre dans ses riches et stimulantes descriptions et analyses les nombreuses contributions d’auteurs français et nordcatalans. Comme par exemple celle du romancier Ludovic Massé. Trois cents pages au service d’une « vérité » qui –coincée entre histoire et fiction- ne s’est peut-être encore jamais mise totalement à la table de celles et ceux toutes disciplines confondues qui l’interrogent. Version française ainsi qu’anglaise et …japonaise très attendues.
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De l’éclair. Il fallait s’y attendre. Un mot est lancé…et la polémique étincelle. « Llamp te fregui » est le nom d’un nouveau groupe musical local. Il ne s’est pas encore produit que son nom se voit titillé d’incorrection. Ce n’est pas comme ça qu’il faut dire ? C’est comme ça qu’il faut l’écrire ? Les dictionnaires de locutions naturellement sont utiles. Avec cette limite qu’il n’est jamais tout à fait certain que le meilleur d’entre eux et le dernier en date soit…le plus complet et exhaustif. La géographie de l’oralité révèle souvent des surprises. Il suffit de changer de localité pour trébucher sur un atavisme différencié. Alors, el Llam(p) te fregui, el llam(p) te freti, el llam(p) te s’emporti, el llam(p) te fregis, el llam(p) te fris…ce qui paraît certain, c’est qu’il est avant tout question dans cette histoire d’éclair (llamp) et que l’on en appelle [à une justice céleste ? et que oui !] pour frapper, abattre ou cramer quelqu’un d’immodérément entêté ou de sacrément coupable. Que « Llam(p) te fregui » devienne le nom d’un groupe musical, et pourquoi, non ?
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