Sous le titre plutôt bien tourné de" "L"EXPO LIBRE COMME L'ART", LE SOLER vit annuellement à cette même époque un événement d'arts plastiques qui ne passe jamais inaperçu des vrais amateurs d'art et dont le succès répété confirmé la juste de son concept. Plusieurs artistes, deux grandes salles de l'Espace MARTIN VIVES, une durée de deux semaines environ. Et un lunch de vernissage à faire rougir de jalousie les babines de la concurrence -privée ou publique! LE SOLER est ville hospitalière, ouverte aux sciences et aux arts. Seul accroc à la tradition, l'entièreté de la grande salle du Ier étage dévolue à un seul artiste, un peu, de facto, dans le rôle du grand invité. Le nom de ce dernier: Michel FOURQUET virtuose de la brosse et de la couleur, comme d'autres le sont d'une raquette de et d'une balle de tennis. Énergie, dynamisme, un plaisir manifester à peindre, à jouer des bandes et des couleurs, à se distraire d'orthogonalités, de tombées et de flux, de potentialités d'entrelacs, et cette musique du clair et du sombre (qui n'est jamais nuit obscure), de la répétition du même et de l'autre (une partition classique, restituée avec cuivres et bois). Le travail de Michel FOURQUET, à la fois gestuel, physique et sensuel, capte le regard du visiteur, l'éblouit quelque peu et surtout l'embarque en des rêves et voyages marins apaisants. Il faut dire que l'impact des oeuvres du peintre est due à leur modalité d'accrochage, appliquées au mur, sans cadre, montées en diptyque ou polyptyque... Un accrochage soigné au service du bonheur visuel du public, si tant est qu'il veuille en prendre la part qui lui est offerte. Ne pas oublier de lire dans le fascicule catalogue les fortes lignes que Gérard Moschini dédie au peintre?

Dans l'également vaste salle du rez-de-chaussée cohabitent les artistes suivants:

-Alexis LASK- "De Fil de fer et pastel". Edith Liégey, sa présentatrice, reconnaît en lui un "amoureux de Pessoa". Pour nous, sa passion du fil de fer, le rapproche également d'un Alexandre Calder. Pour dire qu'il du côté des mondes oniriques et des îles magiques.

-Claudia COMELADE.- "Broderies contemporaines". A lire, le texte que lui consacre Joséphine Matamoros, "De la tradition à la modernité" qui  s'achève sur ce visa: "Artistes qui seveut modeste, elle émerge sur la scène de l'art contemporain avec intelligence, acuité, et avec une personnalité affirmée".

-ulie VILLALONGUE. "Sculpture et récup". Artiste défendue notamment par la galerie (devenue itinérante) Maria Dos, elle poursuit sous les voûtes numériques plus moins angoissantes du temps actuel, ses hymnes au bricolage, déformant des objets, leur donnant un statut ou une vie pour laquelle ils n'avaient pas été conçus. Je détourne, donc je suis, pourrait-elle revendiquer pour taquiner Descartes.

-Les Dentellières du Soler. Comme on ne pourrait-on l'imagnier, leur affaire, c'est la dentelle. Et elles célèbrent la dentelle aux fuseaux. Son âge d'or médiéval, soit dit en passant....

-Et complétant l'offre des choses à voir pour cette édition 2019 de L'EXPO LIBRE COMME L'ART, une exposition de photographies sur L'Ouest américain signées Yvon HAZE -des collections du Festival REGARDS (Villeneuve-de-la-Rivière).

-L'EXPO LIBRE COMME L'ART bénéficie du partenariat  du Collège Jules Verne, de l'idem (Institut de Développement et Enseignement Multimédia) et de l'association Regards.

 

A voir  Le Soler Espace Martin Vivés jusqu'au 16 juin Du lundi au vendredi de 15 h à 19 h. Samedi et dimanche de 10 h à 19 h.

 

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