On nous dit que l'époque n'est plus à l'estaminet à la Zola, bon soit...mais du comptoir au trottoir et du trottoir au comptoir le parcours est demeuré le même.

La proximité de la tombe rapproche des premiers feux de la révolte.

Il est utile de préserver quelques petites envies.

Si tu rencontres Ortega y Gasset n'oublie pas de lui dire mon admiratif souvenir.

Souvent sérénité est fille de coup de massue.

Que faire de toi qui, sur le talus des jours, est incapable de distinguer l'orchidée de la fougère, que faire de toi, irréfléchie, qui préfères la boutique au plein air.

Le mauvais ne pouvant être amélioré passons vite à autre chose.

Il eût aimé que son esprit coulât non pas à flots (faut pas rêver!) mais tranquillement comme l'eau d'une honnête rivière de sa contrée, mais (de toute évidence!)  cela ne se produisît pas, son esprit se coagulant comme du mauvais sang au premier versement. 

Rien n'est plus désagrable que d'être pris pour ce que l'on n'est pas et de ne pouvoir faire entendre, non pas ce que l'on est puisqu'on ne l'est pas aux yeux des autres, mais ce l'on aimerait être pour soi et pour les autres (Tiré d'une basse-fosse philosophique récemment découverte).

Il suffit qu'un seul cheval de l'attelage refuse de s'abreuver pour que le carrosse tombe à la renverse.

Quatre syllabes et ce mot non eterno ma antico...DE-MO-CRA-TIE. Quatre syllabes comme quatre cavaliers d'une RE-PU-BLI-QUE qui s'approche.

A partir de combien de lecteurs, un auteur peut s'estimer écrivain? Les salons littéraires existent-ils pour mettre sur les plateaux de la même Roberval un Didier Decoin et un Roger Blandignères. 

Non lui n'est ni de l'ENA ni du Collège de France, mais lui à la différence de celles et ceux de l'ENA et celles et ceux du Collège de France sait qu'après la vendange on ne peut faire l'économie du pressage du raisin récolté. (Tiré de La vengeance d'un cul-terreux, poème symphonique)

Télescoper du réel et de l'imaginaire, ne croyez-vous pas que l'artifice est grossier et ne produit que des babioles qui ne méritent même pas d'être appelées produits culturels?

La solidarité est le plus beau des fruits du verger humain.

Pouvez-vous me citer un seul passionné que ne défende, bec et ongles, sa passion? Que ce soit sa passion des armes, de la corrida, de la photo, ou du foot! Et bien qui ça peut gêner? -Celui qui passe tout son temps à observer la pointe du bec et la longueur des ongles du passionné. Mais, reconnaissez qu'il existe des passions dangereuses, nuisible...Yes, sir! mais n'attendez pas de moi que je vous en fournisse une play-list?

Parler ou écrire pour ne rien dire est-ce une pathologie intellectuelle ou une stratégie d'auto-défense.

Je partirais bien avec le brouillard mais je sens qu'il me cache quelque chose.

Toujours le même désir (d'aucuns l'appellent rêve): se propulser dans les airs et y vagabonder jour et nuit jusqu'à plus soif d'absolu. Combien de génération y ont cru, combien de générations continueront à y croire, malgré des générations de briseurs de rêves et d'extincteurs de désirs. 

C'était fatal. Devenus une tribu, il leur fallait un sachem. Et alors tams-tams, coups de tonnerre et éclairs précipitèrent un orage destructeur.

L'obscurité, armoire à secrets, l'excitait bien plus que la clarté, miroir de la pâleur du monde. 

Où qu'ils se trouvent, patrons, employés ou auto-entrepreneurs, les fanatiques sont des pourvoyeurs de malheurs.

Avec lui, l'acord ne pouvait jamais se faire sur le contemporain, c'était un nourrisson du "classique".

Se savoir né l'année de la mort de James Joyce ne peut que tourmenter la fibre littéraire.

On dit que la chance tourne, je démens, car si c'était le cas, j'aurais bien fini par l'avoir de mon côté.

Le robot finira-t-il par nous faire la peau?

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