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Met Barran
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21 septembre 2012

Hugo Olympio

J'ai ouvert d'un seul tour de clef ma porte et je suis entré avec une baguette de pain dans la main gauche et un quatrain, empressé, dans la tête.

 

Toutes les passions s'éloignent avec l'âge,

L'une emportant son masque et l'autre son couteau,

Comme un essaim chantant d'histrions en voyage

Dont le groupe décroît derrière le coteau. 

 

Que me voulait-il? J'ai posé le pain sur la table, et je me suis assis sur une chaise -qui ce matin, ne m'était pas disputée par mon chat. Il me semblait connaître le quatrain, mais j'ai tardé (la poulie de la mémoire étant sans doute un peu rouillée), le regard fixe en direction de la fenêtre mi-close, avant de l'identifier.

Mais...oui, bien sûr, bon sang de bonsoir, et comment l'avais-je oublié, ce n'était ni plus ni moins qu'un fragment d'un grand poème de Victor Hugo.

"Tristesse d'Olympio"

Avouez qu'il y a, parfois, des choses bizarres qui  viennent nous taquiner ou faire joujou avec nous. Bien sûr, j'étais content de l'intrusion de ce quatrain hugolien qui venge de bien des slogans publicitaires sur les seniors.

xxx

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