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Met Barran
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21 septembre 2015

Le peintre MARIA LLUIS au palais des Congrès de Perpignan.

MARIA LLUIS. Trois syllabes et une signature. Celles d'un des peintres les plus discrets et pourtant les plus solides inscrits dans l'histoire de l'art des Pyrénées-Orientales depuis un demi-siècle. MARIA LLUIS, une icône de la peinture catalane aux belles couleurs de la Méditerranée. On va la retrouver sur les cimaises du palais des congrès Georges-Pompidou de Perpignan du 3 octobre au 10 novembre 2015. Titre de son exposition "un long chemin de silences", un titre qui lui sied si bien. Le chemin, elle y est depuis le début des années 1960 sans en avoir dévié: dévotion totale à l'expression picturale, côté nature et côté humain. La vie, quoi. Sous les angles tendresse et lumière. Formée et diplômée de l'école des beaux-arts de Perpignan, très tôt une des valeurs sûres des ateliers Sant Vicens, s'en émancipant pour développer une oeuvre plus personnelle en termes de recherches. Pas facile de s'imposer dans le paysage local qui, longtemps, sera arbitré par Martin Vivès, et dominé par Balbino Giner, sur une aile figurative et par Serge Bonacase, sur une aile informelle. Femme en peinture, c'est par sa professionnalisme et un exercice sans concession de son art qu'elle a gagné sa respectabilité. MARIA LLUIS. Appréciée par les sujets qu'elle traite du portrait (à la fois ample) à la nature morte (elle excelle dans la "capture" sensuelle des grenades). Le chemin créatif de MARIA LLUIS aura été marqué ces 50 dernières années par une quarantaine d'expositions. Un grand nombre sur ses terres et ses environs: de Narbonne à Toulouse. Mais elle a été également sollicitée, en Catalogne (Barcelone) mais aussi en Italie (L'Aquila des Abbruzes), en Belgique (Académie internationale des arts contemporains), en Allemagne (au fameux Kubus de Hanovre). Et Paris (ah! Paris, Paris!) ne l'a pas boudée. De l'Orangerie du Sénat au Carrousel du Louvre. Son art de conviction et de justesse, ses fines observations et ses discrètes fuites oniriques, sa virtuosité dans le dessin1, comme sa maîtrise des couleurs (principalement dans ses pièces à l'huile, ou à la gouache) sont les clefs de sa reconnaissance. MARIA LLUIS, la solaire, peint depuis ses débuts avec la même passion au bout des doigts pour ravir les yeux et le coeur de tout regardeur à la recherche d'instants apaisés. Mais il n'y a aucune béatitude du bonheur dans les objets plastiques de notre peintre qui sait dire, sur le mode de la cantate comme sur le mode de la symphonie, avec élégance telle amertume, telle déception, tel assombrissement. C'est à tout cela qu'elle doit -autant de choses dont elle ne parade pas- un prix de peinture de la Fondation Taylor à Paris, un grand prix en Belgique et... des palmes académiques. MARIA LLUIS une présence locale, régionale, nationale et internationale. Du château de Collioure au château d'Enhgien. Respect et admiration!

Vernissage de l'exposition le 3 octobre à 18 h 00.

L'exposition du palais des Congrès Goerges-Pompidou, 1 place Armand Lanoux est organisée par le Cercle Rigaud, le cercle des Amis du Musée d'art Hyacinthe Rigaud en partenariat avec le Musée Rigaud. Commissariat d’exposition : Jacqueline Fornes-Guenoun.

1.Beaux exemples de cette virtuosité les "3 suites de dessin", éditées par VOIX-Editions dans une extraordinaire collection d'ouvrages d'art. Chacune de ces suites porte un prénom féminin Véronique, Patricia, Stéphanie correspondant aux modèles avec lesquels le peintre  a travaillé ou continue de travailler et qui ont par ailleurs une oeuvre personnelle de chorégraphe, danseuse et chanteuse...

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